Ecran Village

Cinéma associatif à Vernoux, Lamastre, St Jean Chambre et Chalencon (07)

 
  • Accueil
  • > Archives pour octobre 2011

Du 09 au 15 novembre (2 films) 5 octobre, 2011

Classé dans : Archives — Moïse @ 15:56

 

L’EXERCICE DE L’ÉTAT

affichelexercicedeltat.jpg
Film de Pierre Schoeller (drame / politique – France – 2011 – 1h52)
Avec Olivier Gourmet, Michel Blanc, Zabou Breitman…

Le ministre des Transports Bertrand Saint-Jean est réveillé en pleine nuit par son directeur de cabinet. Un car a basculé dans un ravin. Il y va, il n’a pas le choix. Ainsi commence l’odyssée d’un homme d’État dans un monde toujours plus complexe et hostile. Vitesse, lutte de pouvoirs, chaos, crise économique… Tout s’enchaîne et se percute. Une urgence chasse l’autre. A quels sacrifices les hommes sont-ils prêts ? Jusqu’où tiendront-ils, dans un État qui dévore ceux qui le servent ? Voici L’Exercice de l’État et, sous ce titre d’une austère dignité, le talentueux et entêté Pierre Schoeller s’attaque à une réalité chaotique, fiévreuse, brouillonne. La politique. Sous les ors des ministères et des palais de la République, on court après le pouvoir et on change de pouvoir après lequel courir. Là où l’on devrait gouverner, on cherche le gouvernail. Regardez Bertrand Saint-Jean (Olivier Gourmet), le ministre des Transports. Il se bat pour un gros dossier, s’engage et se voit désavoué par son confrère du Budget. Saint-Jean se démenait pour des idées, il va falloir qu’il se débrouille pour sauver sa peau, en trouvant, par exemple, une ville à conquérir pour son parachutage aux municipales. Ravalant sa puissance comme son impuissance, le ministre endosse, sur tous les fronts, tous les rôles : impressionnant général en chef, bon petit soldat, sale tireur embusqué, sympathique héros sacrifié au combat, déserteur pitoyable… Est-ce ainsi que les hommes politiques vivent ? Jamais, en tout cas, on n’a trouvé cela si convaincant au cinéma. L’Exercice de l’État entre de plein fouet dans une matière bien plus intéressante qu’une reconstitution du décorum politique : la politique au quotidien, là où elle se fait, en marge des guerres de partis. Le carburant du film, c’est le travail, les relations de ce ministre des Transports avec ses collaborateurs. Un directeur de cabinet (Michel Blanc), une chargée de communication (Za­bou Breitman), des conseillers, et aussi un chauffeur, chômeur de longue durée, recruté dans le cadre d’un contrat initiative emploi. L’Exercice de l’État est un film en tension constante, et c’est sa grande réussite. Musique tonitruante sur image de ministère feutré, sms s’affichant sur l’écran, visions de rêve ou de cauchemar hantant Saint-Jean, parole politique dans tous ses états: toutes sortes de matériaux sonores et visuels se télescopent pour créer une matière cinématographique dense, originale. Avec un regard inquiet, Pierre Schoeller nous montre la politique sous un jour parfois presque désespérant, mais toujours passionnant. Ce film-là manquait. Il nous comble.

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 10 novembre à 21h
vendredi 11 novembre à 21h

Vernoux (salle du lac) :
dimanche 13 novembre à 17h
lundi 14 novembre à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 13 novembre à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 15 novembre à 20h30

 

LES AVENTURES DE TINTIN:

LE SECRET DE LA LICORNE

affichelesaventuresdetintin.jpg
Film de Steven Spielberg (animation / aventure – USA – 2011 – 1h47 – V.F.)
Avec Jamie Bell, Andy Serkis, Daniel Craig, Gad Elmaleh…

Film tout public à partir de 6 ans

Parce qu’il achète la maquette d’un bateau appelé la Licorne, Tintin, le jeune reporter, se retrouve entraîné dans une fantastique aventure à la recherche d’un fabuleux secret. En enquêtant sur une énigme vieille de plusieurs siècles, il contrarie les plans d’Ivan Ivanovitch Sakharine, un homme diabolique convaincu que Tintin a volé un trésor en rapport avec un pirate nommé Rackham le Rouge. Avec l’aide de Milou, son fidèle petit chien blanc, du capitaine Haddock, un vieux loup de mer au mauvais caractère, et de deux policiers maladroits, Dupond et Dupont, Tintin va parcourir la moitié de la planète, et essayer de se montrer plus malin et plus rapide que ses ennemis, tous lancés dans cette course au trésor à la recherche d’une épave engloutie qui semble receler la clé d’une immense fortune… et une redoutable malédiction. De la haute mer aux sables des déserts d’Afrique, Tintin et ses amis vont affronter mille obstacles, risquer leur vie, et prouver que quand on est prêt à prendre tous les risques, rien ne peut vous arrêter… Il y a des associations qui sonnent comme une évidence, des réunions d’artistes hors normes continuant à concrétiser leurs rêves d’enfant. Hergé, Steven Spielberg, Peter Jackson. Deux des cinéastes les plus influents de l’histoire du cinéma rendant hommage à l’auteur de bande dessinée par excellence. Le public ne pouvait rêver mieux pour ces aventures de Tintin. Le pouvoir de l’imaginaire a été l’une des clés de la réussite de Steven Spielberg, auteur majeur et référence du cinéma d’aventures depuis de nombreuses années. On parle souvent de ses héritiers mais il reste le maître absolu de l’enchantement. Si l’aspect graphique des personnages restera dépendant du goût de chacun, tout le monde s’accordera sur un point. Le cinéaste pousse l’art du plan dans ses retranchements. Ce film est un terrain de jeux foisonnant où l’infiniment petit communique avec l’infiniment grandiose. Le film est d’une richesse incroyable dans son utilisation du champ d’action et Steven Spielberg orchestre un dialogue perpétuel entre premier et arrière-plan. Le dialogue est constant entre les différentes strates. Les fans reconnaîtront surtout la marque de fabrique du réalisateur à chaque scène. Au risque de se répéter, Steven Spielberg se livre à un jeu habile d’auto-référencement et cite Les Dents de la mer ou Indiana Jones et la dernière croisade, quelquefois à la limite du plagiat. Lorsque l’on a du génie comme ces deux hommes, il n’est pas interdit de puiser dans son propre travail. Si le cinéaste offre une vision très personnelle et laisse son empreinte d’auteur sur tout le long-métrage, le respect au travail d’Hergé est quasi-total. Les personnages créés il y a quatre vingt ans sont identiques à leurs versions grand écran : Tintin est un jeune reporter affûté et intuitif, Milou est un chien malicieux et le Capitaine Haddock, un ivrogne au grand coeur adepte des injures colorées. Manque uniquement le Professeur Tournesol…. En adaptant trois bandes dessinées d’Hergé (Le Secret de la Licorne, Le Trésor de Rackham le rouge et Le Crabe aux pinces d’or), Spielberg parvient à imprimer une construction rythmique virevoltante en vénérant à leur tour les grandes séquences inventées par Hergé. Du générique de début en mode Arrête-moi si tu peux aux scènes d’action, Les Aventures de Tintin: Le secret de la Licorne reste un divertissement haut de gamme où le talent naturel des artistes en place suffit à convaincre.


Lamastre
(centre culturel) :
vendredi 11 novembre à 17h30
samedi 12 novembre à 20h30
mardi 15 novembre à 14h (
séance scolaire ouverte à tous)

Vernoux (salle du lac) :
mercredi 09 novembre à 14h (séance ouverte à tous, en partenariat avec le centre de loisir « les copains d’abord »)
lundi 14 novembre à 17h30

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 13 novembre à 17h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
samedi 12 novembre à 17h30

 

 
  • Accueil
  • > Archives pour octobre 2011

Du 02 au 08 novembre (2 films) 4 octobre, 2011

Classé dans : Archives — Moïse @ 14:53

 

ET MAINTENANT ON VA OU?

19783842r760xfjpgqx20110722061210.jpg
Film de Nadine Labaki (comédie dramatique – France – 2011 – 1h50)
Avec Nadine Labaki, Claude Msawbaa, Leyla Fouad…

Des femmes vêtues de noir avancent vers un cimetière. En dansant… Au bord des tombes, le cortège se scinde : les unes se dirigent vers les croix, les autres vers les croissants. C’est l’ouverture, impressionnante, du deuxième film de la Libanaise Nadine Labaki, quatre ans après les séduisants portraits de femmes entre elles de Caramel. Les héroïnes de Et maintenant, on va où ? sont, elles aussi, des résistantes : toutes ont survécu aux deuils, à la violence, à la haine de la guerre civile, dans un village de montagnes entouré de mines où la paix reste précaire. Le pays n’est jamais identifié – même si l’on pense très fort au Liban -, pour donner une portée universelle à une fable futée et surprenante. Car les femmes, lassées de pleurer leurs morts, sont prêtes à tous les mensonges (on vous laisse le plaisir de découvrir lesquels) pour distraire leurs maris, fils et frères de leurs pulsions bellicistes. Le tout avec l’aide, inattendue et drôle, d’un imam et d’un curé, plus tolérants que leurs ouailles masculines. Burlesque pur qui bascule soudainement dans le tragique, scènes de café naturalistes qui se transforment en univers en-chanté à la Demy : le charme du film doit beaucoup aux ruptures de ton osées par Nadine Labaki et sa troupe – énergique – de comédiens. Ce mélange de fantaisie et de gravité est, parfois, un peu foutraque, mais terriblement attachant. Tourné à l’automne 2010, Et maintenant on va où ?, présenté au Festival de Cannes, dans la section Un certain regard, est apparu comme une hirondelle cinématographique annonçant le printemps arabe.

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 03 novembre à 21h
vendredi 04 novembre à 21h

Vernoux (salle du lac) :
samedi 05 novembre à 17h
lundi 07 novembre à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 06 novembre à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 08 novembre à 20h30

 

CABEZA DE VACA

affichecabezadevaca.jpg
Film de Nicolas Echevarria (historique / aventure – Mexique / Espagne – 1991 – 1h52 – V.0.S.T.)
Avec Juan Diego, Daniel Gimenez-Cacho, Roberto Sosa…

Nous sommes au milieu du XVIe siècle, à l’époque des conquistadors. Voulant gagner la Floride, une expédition espagnole se fait massacrer par les Indiens, 600 hommes y laissant leur vie, transpercés par les flèches. Une poignée de survivants échoue finalement en Louisiane, avec à leur tête Alvar Núñez, trésorier de l’expédition, dit “Cabeza de Vaca” (tête de vache). Depuis la Louisiane, ils vont errer vers l’ouest, de part et d’autre de ce qui sera la frontière américano-mexicaine, au gré de leurs rencontres avec les tribus indiennes. Plutôt que s’entêter dans la confrontation, Núñez va petit à petit apprendre la culture indigène, puis l’adopter, devenant guérisseur, et le seul conquistador de l’histoire passé côté indigène.Si les premières scènes du film laissent entrevoir un film d’aventures à grand spectacle, c’est une fausse piste. Cabeza de Vaca est dominé par des scènes intimistes avec peu de personnages, des décors naturels, un montage long, charriant une force d’incarnation et une vérité de nature quasi documentaire. On est plus proche de la vision d’un Werner Herzog ou du cinéma ethnographique que d’une fresque hollywoodienne. Les scènes de guérison et de chamanisme sont particulièrement saisissantes. Echevarría et son équipe ont trouvé le juste équilibre entre le spectacle et sa mise au service du sujet et des personnages. Dans la dernière partie, Núñez et ses compagnons sont retrouvés par une autre expédition espagnole. Le personnage s’est complètement attaché à sa nouvelle famille indienne tout en prenant pleinement conscience de la sauvagerie de son pays d’origine. Le vrai Núñez a fini par rentrer en Espagne, publiant ses rapports ethnographiques, puis s’éteignant à Séville en 1559. Ce film dont la première vertu est de nous enseigner un pan méconnu de l’histoire coloniale, et malgré ses 20 ans, sa beauté singulière et son propos sont sans âge… A découvrir sans hésitation!

Lamastre (centre culturel) :
mardi 08 novembre à 21h

Vernoux (salle du lac) :
samedi 05 novembre à 21h

 

 
 

loladu84mdr |
shaolin13 |
Silyvor Movie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PHILIPPE PINSON - ...
| Playboy Communiste
| STREAMINGRATOX