Ecran Village

Cinéma associatif à Vernoux, Lamastre, St Jean Chambre et Chalencon (07)

 

Du 02 au 08 novembre (2 films) 4 octobre, 2011

Classé dans : Archives — Moïse @ 14:53

 

ET MAINTENANT ON VA OU?

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Film de Nadine Labaki (comédie dramatique – France – 2011 – 1h50)
Avec Nadine Labaki, Claude Msawbaa, Leyla Fouad…

Des femmes vêtues de noir avancent vers un cimetière. En dansant… Au bord des tombes, le cortège se scinde : les unes se dirigent vers les croix, les autres vers les croissants. C’est l’ouverture, impressionnante, du deuxième film de la Libanaise Nadine Labaki, quatre ans après les séduisants portraits de femmes entre elles de Caramel. Les héroïnes de Et maintenant, on va où ? sont, elles aussi, des résistantes : toutes ont survécu aux deuils, à la violence, à la haine de la guerre civile, dans un village de montagnes entouré de mines où la paix reste précaire. Le pays n’est jamais identifié – même si l’on pense très fort au Liban -, pour donner une portée universelle à une fable futée et surprenante. Car les femmes, lassées de pleurer leurs morts, sont prêtes à tous les mensonges (on vous laisse le plaisir de découvrir lesquels) pour distraire leurs maris, fils et frères de leurs pulsions bellicistes. Le tout avec l’aide, inattendue et drôle, d’un imam et d’un curé, plus tolérants que leurs ouailles masculines. Burlesque pur qui bascule soudainement dans le tragique, scènes de café naturalistes qui se transforment en univers en-chanté à la Demy : le charme du film doit beaucoup aux ruptures de ton osées par Nadine Labaki et sa troupe – énergique – de comédiens. Ce mélange de fantaisie et de gravité est, parfois, un peu foutraque, mais terriblement attachant. Tourné à l’automne 2010, Et maintenant on va où ?, présenté au Festival de Cannes, dans la section Un certain regard, est apparu comme une hirondelle cinématographique annonçant le printemps arabe.

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 03 novembre à 21h
vendredi 04 novembre à 21h

Vernoux (salle du lac) :
samedi 05 novembre à 17h
lundi 07 novembre à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 06 novembre à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 08 novembre à 20h30

 

CABEZA DE VACA

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Film de Nicolas Echevarria (historique / aventure – Mexique / Espagne – 1991 – 1h52 – V.0.S.T.)
Avec Juan Diego, Daniel Gimenez-Cacho, Roberto Sosa…

Nous sommes au milieu du XVIe siècle, à l’époque des conquistadors. Voulant gagner la Floride, une expédition espagnole se fait massacrer par les Indiens, 600 hommes y laissant leur vie, transpercés par les flèches. Une poignée de survivants échoue finalement en Louisiane, avec à leur tête Alvar Núñez, trésorier de l’expédition, dit “Cabeza de Vaca” (tête de vache). Depuis la Louisiane, ils vont errer vers l’ouest, de part et d’autre de ce qui sera la frontière américano-mexicaine, au gré de leurs rencontres avec les tribus indiennes. Plutôt que s’entêter dans la confrontation, Núñez va petit à petit apprendre la culture indigène, puis l’adopter, devenant guérisseur, et le seul conquistador de l’histoire passé côté indigène.Si les premières scènes du film laissent entrevoir un film d’aventures à grand spectacle, c’est une fausse piste. Cabeza de Vaca est dominé par des scènes intimistes avec peu de personnages, des décors naturels, un montage long, charriant une force d’incarnation et une vérité de nature quasi documentaire. On est plus proche de la vision d’un Werner Herzog ou du cinéma ethnographique que d’une fresque hollywoodienne. Les scènes de guérison et de chamanisme sont particulièrement saisissantes. Echevarría et son équipe ont trouvé le juste équilibre entre le spectacle et sa mise au service du sujet et des personnages. Dans la dernière partie, Núñez et ses compagnons sont retrouvés par une autre expédition espagnole. Le personnage s’est complètement attaché à sa nouvelle famille indienne tout en prenant pleinement conscience de la sauvagerie de son pays d’origine. Le vrai Núñez a fini par rentrer en Espagne, publiant ses rapports ethnographiques, puis s’éteignant à Séville en 1559. Ce film dont la première vertu est de nous enseigner un pan méconnu de l’histoire coloniale, et malgré ses 20 ans, sa beauté singulière et son propos sont sans âge… A découvrir sans hésitation!

Lamastre (centre culturel) :
mardi 08 novembre à 21h

Vernoux (salle du lac) :
samedi 05 novembre à 21h

 

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