Ecran Village

Cinéma associatif à Vernoux, Lamastre, St Jean Chambre et Chalencon (07)

 
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Du 04 au 10 janvier 2012 28 décembre, 2011

Classé dans : Archives — Moïse @ 17:16

LES NEIGES DU KILIMANDJARO

Du 04 au 10 janvier 2012 dans Archives les-neiges-du-kilimandjaro
Film de Robert Guédiguian (Drame / romance – France – 2011 – 1h47)
Avec Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin, Anaïs Demoustier, Gérard Meylan…

La classe ouvrière est mal barrée et les neiges éternelles du Kilimandjaro ont presque entièrement fondu. On a beau savoir ça par cœur, le nouveau film de Robert Guédiguian met un sacré coup au moral et à l’estomac. De retour dans son fief marseillais quatorze ans après Marius et Jeannette, le cinéaste livre un portrait profondément mélancolique d’un monde ouvrier pour lequel la nostalgie et les regrets d’un combat perdu semblent l’avoir définitivement emporté sur l’espoir de lendemains qui chantent. Les docks de Marseille d’où son héros vient de se faire virer sont à l’abandon, le local syndical sonne creux et les jeunes du film préfèrent se caler au frais dans le petit jardin de leur lotissement plutôt que de jeter un œil sur le monde qui part en quenouille. Évidemment, il y a toujours les grillades sur la terrasse, la baignade dans la Méditerranée pour les enfants en sortant de l’école ou encore les copains avec lesquels on ne se lasse pas de convoquer un passé plus engageant que le présent. Parce qu’on peut le constater tous les jours, tout est foutu. Tout, sauf l’amour d’une vie que rien n’a pu éroder. Oui, mais comment dire cela sans avoir l’air d’un vieux con, surtout quand on n’en est pas un ? De la manière la plus simple et la plus modeste qui soit, en racontant cette histoire contemporaine d’un couple au bord de la retraite, ex-prolos un peu à l’aise, à qui la vie réserve le pire des coups bas. Alors qu’ils viennent de se voir offrir le voyage de leur vie pour leurs trente ans de mariage, ils se font braquer dans leur jolie maisonnette du quartier de l’Estaque. C’est dur, violent, traumatisant mais ce n’est pas grand-chose par rapport à ce qui les attend. Car celui qui les a molestés est un des leurs. Un ouvrier comme eux, jeune, déterminé et tellement convaincu que rien ne pourra le sauver de la misère qu’il en vient à détrousser ceux qui sont un peu moins pauvres que lui. Le plus désespérant, c’est la question qui vient après la colère : et si, au fond, c’était lui, le voyou écorché vif, le salaud qui tabasse ses semblables, qui était le dernier révolté ? Le constat d’échec, s’il est lucide et amer, n’est pas l’unique objet du film. Guédiguian retrouve la veine de la comédie teintée de mélo social qui est un fragment de sa signature, comme pour cette partie de cartes qui met un drôle d’uppercut dans les gencives de Pagnol. En même temps, il n’oublie jamais l’essentiel, par petites touches qui, parfois, relèvent du subliminal. En arrière-plan de presque toutes les séquences, la mer est là dans le lointain, magnifique mais toujours barrée de la silhouette squelettique d’une grue du port. Comme pour démontrer, et sans jamais le dire, que ce petit monde au parfum d’utopie désuète n’est certainement pas à l’abri de la cruelle réalité. Bien au contraire.

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 05 janvier à 21h
vendredi 06 janvier à
21h

Vernoux (salle du lac) :
samedi 07 janvier à 21h
dimanche 08 janvier à 17h
lundi 09 janvier à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 08 janvier à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 10 janvier à 20h30

 

 
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Du 28 décembre au 03 janvier 2012 20 décembre, 2011

Classé dans : Archives — Moïse @ 12:06

HUGO CABRET

Du 28 décembre au 03 janvier 2012 dans Archives affiche-hugo-cabret1
Film de Martin Scorses (aventure – USA – 2011 – 2h08 – V.F.)
Avec Ben Kingsley, Sacha Baron Cohen, Asa Butterfield, Chloé Moretz, Helen McCrory…
Film tout public à partir de 6 ans

Voilà un film qu’on reçoit comme un cadeau, une malle aux trésors. On y découvre pêle-mêle une aventure pleine de mystères dans un Paris à l’ancienne, la reconstitution d’un fameux accident qui eut lieu à la gare Montparnasse, au temps où elle s’appelait gare de l’Ouest, et celle de la non moins fameuse projection, en 1896, d’un des premiers films de l’histoire du cinématographe, L’Arrivée d’un train en gare de La Cio­tat des frères Lumière. Mais si Hugo Cabret nous ramène au temps du cinéma muet, c’est à travers un grand spectacle sous la direction de Martin Scorsese. Il y a là de quoi enchan­ter les enfants comme les cinéphiles, et même les enfants cinéphiles, ceux du film montrant l’exemple d’une formation précoce et très heureuse à l’amour du septième art. Pour réunir tout cela, il a d’abord fallu un livre fort et original, L’Invention de Hugo Cabret, de Brian Selznick. Son héros est un gamin orphelin qui, dans le Paris de 1931, vit seul sous les toits d’une grande gare dont il remonte les horloges. Une au­tre mécanique l’occupe : la mise en route d’un étrange automate laissé par son père. Pour l’animer, une clé en forme de coeur est nécessaire. Hugo va la trouver grâce à Isabelle, orpheline elle aussi, qui vit chez le vieux marchand de jouets de la gare. Cet homme austère a un fabuleux ­secret : il a été un inventeur, un créateur d’images pleines d’imagination. Il s’appelle Georges Méliès… Mais le génial auteur du Voyage dans la Lune (1902) a fini ruiné, oublié dans cette gare où il a dû se faire marchand de jouets. Avant d’être redécouvert et fêté à Paris… Comme un jeu de pistes à la fois sophistiqué et enfantin, l’intrigue d’Hugo Cabret mêle fantaisie et réalité historique pour nous conduire vers la belle aventure des débuts du cinéma, à travers Méliès. Retourner à l’enfance de l’art, c’est aussi, pour les orphelins Hugo et Isabelle, renouer les fils de leur propre histoire. Le film, comme le livre auquel il est fidèle, reste un conte. Il nous dit que le cinéma illumine notre vie et nous guide de la solitude à la lumière. Et Scorsese se fait avec joie le porte-voix de ce message, lui qui a dédié depuis longtemps une grande partie de son travail à la mémoire du cinéma et à sa transmission à travers des documentaires et une fondation, World Cinema Foundation. Loin de tout ce que le réalisateur des Affranchis et de Casino a fait jusqu’ici, Hugo Cabret n’en est donc pas moins une oeuvre personnelle. Mais Scorsese se place surtout ici en admirateur. Humble et passionné. Face au légendaire Méliès, il se montre, dans une scène, simple photographe venu immortaliser le maître. Au service de sa gloire, en quelque sorte. Donc au service du spectacle, car l’histoire du cinéma inventé par le magicien Méliès, c’est celle de la naissance des trucs et des trucages, des tours de magie et des effets spéciaux. Scorsese a d’autant plus d’admiration pour ces manipulations de l’image qu’il se situe davantage du côté des frères Lumière, proche du documentaire. Méliès, quant à lui, voit dans le cinéma les pouvoirs d’un immense tableau animé ; il est du côté de la peinture, du dessin. Mais nul devoir de choisir entre ces différentes visions, Hugo Cabret les célèbre toutes. Hugo Cabret fait le lien entre cinéma d’hier et d’aujourd’hui. Scorsese nous parle de l’émerveillement inventé et réinventé par le cinéma.  Son film est le plus beau conte de Noël qui ait été donné à voir depuis longtemps.

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 29 décembre à 21h
vendredi 30 décembre à 16h
& 21h

Vernoux (salle du lac) :
mercredi 28 décembre à 17h
samedi 31 décembre à 17h
dimanche 01 janvier à 17h
lundi 02 janvier à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 01 janvier à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 03 janvier à 20h30

 

 
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Du 14 au 20 décembre 15 décembre, 2011

Classé dans : Archives — Moïse @ 12:08

 

TOUTES NOS ENVIES

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Film de Philippe Lioret (drame – France – 2011 – 2h)
Avec Marie Gillain, Vincent Lindon, Pascale Arbillot, Amandine Dewasmes…

Claire, jeune juge au tribunal de Lyon, rencontre Stéphane, juge chevronné et désenchanté, qu’elle entraîne dans son combat contre le surendettement. Quelque chose naît entre eux, où se mêlent la révolte et les sentiments, et surtout l’urgence de les vivre. Toutes nos envies est un film sous pressions (sociale, économique, professionnelle, judiciaire, vitale…) qui emprisonne ses personnages dans un enfer carcéral d’où il semble difficile, voire impossible, de s’échapper.Philippe Lioret aime les rencontres « magiques » : celles qui font que chacun se dépasse et s’en trouve changé, à jamais. Après Welcome, il tisse à nouveau un drame où s’entremêlent l’intime et le social, très librement adapté du roman d’Emmanuel Carrère D’autres vies que la mienne. Le cinéaste s’attache à dénoncer l’influence des dérives du système capitaliste sur la vie des gens au quotidien, jusqu’à les broyer. Là encore, si Lioret croit en la vertu salvatrice d’une réaction collective, il n’oublie pas pour autant que celle-ci doit s’inscrire dans une démarche qui part de chaque individu, empêtré dans des petites lâchetés quotidiennes qui contaminent son existence. Cet engagement est sublimé par l’investissement total de Marie Gillain et de ses partenaires, humains dans toute leur fragilité.Lutter contre, c’est aussi lutter tout contre : entre Stéphane et Claire va naître un sentiment in extremis, peut-être plus fort que de l’amour : une tendresse infinie. C’est par sa volonté de mettre en lumière des combattants du quotidien que le film touche. Deux petits juges, deux David, qui, à force d’entêtement, réussissent à ébranler Goliath. Claire, surtout : elle qui a déjà perdu contre la maladie veut absolument partir sur une victoire. Profondément ancré dans une réalité sociale éprouvante, violente et cruelle, Toutes nos envies est avant tout la belle histoire d’une rencontre entre deux êtres.

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 15 décembre à 21h
vendredi 16 décembre à
21h
samedi 17 décembre à 21h

Vernoux (salle du lac) :
dimanche 18 décembre à 17h
lundi 19 décembre à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 18 décembre à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 20 décembre à 20h30

 

 
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Du 07 au 20 décembre (3 films) 14 décembre, 2011

Classé dans : Archives — Moïse @ 14:02

LE GRUFFALO

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Film de Jakob Schuh & Max Lang (animation – Allemagne / Angleterre – 2011 – 0h45 – V.F.)
Avec les voix de Zabou Breitman, Pierre Lognay, Jean-Daniel Nicodème, Bernard Faure …

Tous public, à partir de 3 ans

Un programme monstre ! Un dragon, un monstre ou un loup, vous connaissez, mais un Gruffalo ? Il a des oreilles toutes crochues, une affreuse verrue sur le bout du nez, des griffes acérées, des épines roses sur le dos, une paire de cornes et des dents aiguisées dans une mâchoire d’acier ! Effrayant, non ? Entre l’ours et le sanglier, cet animal est le fruit de l’imagination d’une espiègle souris, inventé pour faire fuir les prédateurs qui en veulent à ses grandes oreilles… L’histoire est racontée par une maman écureuil à ces petits. Trente minu­tes d’un joli conte, signé Jakob Schuh et Max Lang, pour prôner la supériorité du verbe sur la force physique. Véritable phénomène outre-Manche, cette adaptation du livre de Julia Donaldson et Axel Scheffler, un immense succès de librairie, a été nommée aux Oscars 2011 et primée au festival d’Annecy 2010. Présenté avec les courts métrages « Pierre et le dragon épinard », « Loup y es-tu ? » et « Mon monstre et moi ». Trois courts tout aussi plaisants, simples, drôles et bien rythmés.

Lamastre (centre culturel) :
vendredi 09 décembre à 10h (séance scolaire ouverte à tous)
samedi 10 décembre à 16h
samedi 17 décembre à 16h

Vernoux (salle du lac aux ramiers) :
mercredi 07 décembre à 16h
lundi 12 décembre à 9h30 (séance scolaire ouverte à tous)
mercredi 14 décembre à 16h
lundi 19 décembre à 17h

St Jean Chambre (espace Balmont) :
jeudi 08 décembre à 10h (séance scolaire ouverte à tous) 

 

LE TABLEAU

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Films de Jean-François Laguionie (animation – France -  2011 – 1h16)
Avec les voix de Jessica Monceau, Adrien Larmande, Thierry Jahn, Julien Bouanich …
Tous public, à partir de 6 ans

Le peintre est un dieu cruel. Il n’a pas achevé son tableau. Il a abandonné les créatures qui y résident à leur société hiérarchisée. Éclatants de couleurs, arrogants et rondouillards, les personnages finis, les Toupins, y forment la caste dirigeante. Dans l’ombre, exploités, maltraités, il y a les mal peints, les inachevés, les Pafinis. Et, tout en bas de l’échelle… picturale, se terrent de pauvres esquisses, les Reufs dont les lignes noires rappellent Giacometti. Pour rétablir l’égalité, une petite délégation, toutes classes confondues, décide de quitter le tableau pour retrouver le peintre. L’idée est lumineuse. Elle est le malin prétexte à une rêverie sur l’art. Chaque étape de l’aventure, d’une toile à l’autre, dans un atelier abandonné, correspond à un hommage. L’odyssée mène de Modigliani et Cézanne à Picasso et sa période bleue, en passant par une géante alanguie, que l’on croirait dessinée par Matisse. Jean-François Laguionie est un cinéaste rare. Son précédent long métrage animé date de 2004. Dans L’Île de Black Mór, conte maritime, le jeune héros était déjà un laissé-pour-compte, un orphelin en quête d’identité. Le cinéaste reprend et amplifie ici la dénonciation du racisme, des inégalités sociales. Quant à l’enquête sur le mystérieux peintre qui ne cesse de se dérober, elle captive, vertigineuse mise en abîme de la création, où chaque oeuvre ouvre sur une autre, et où l’artiste lui-même n’est, peut-être, que le rêve de quelqu’un d’autre… J-F. Laguionie nous offre ici une palpitante aventure, doublée d’une fable humaniste. Le raffinement du graphisme et la pertinence de l’écriture font de ce film une magnifique réussite.

Lamastre (centre culturel) :
samedi 10 décembre à 17h

lundi 12 décembre à 14h
(séance scolaire ouverte à tous)
mardi 13 décembre à 18h

Vernoux (salle du lac aux Ramiers) :
mercredi 07 décembre à 17h
dimanche 11 décembre à 15h

St Jean Chambre (espace Balmont) :
jeudi 08 décembre à 14h (séance scolaire ouverte à tous)

 

UN MONSTRE À PARIS

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Films de Éric Bergeron (animation – France -  2011 – 1h22)
Avec les voix de Vanessa Paradis, Mathieu Chédid, Gad Elmaleh, François Cluzet …
Tous public, à partir de 6 ans

2011 sera décidément l’année de Paris au cinéma : Woody Allen ressuscite avec Minuit à Paris une ville Lumière de fantasme aux tons doux et nostalgiques, et Martin Scorsese, avec son Hugo Cabret, va faire revivre le Paris de George Méliès. Alors, Woody Allen, Martin Scorsese, Bibo Bergeron, même combat ? Pourquoi pas ? Après huit années passées chez DreamWorks à réaliser, entre autres, Gang de ­requins, le frenchie Bibo Bergeron aurait pu revenir « américanisé ». Ce n’est pas le cas, bien au contraire. Dans Un monstre à Paris, il nous plonge dans le Paris de 1910 inondé par la crue de la Seine . Et de la Seine à la scène du cabaret de ­Montmatre, il n’y a que quelques brasses. Lucille chante à L’Oiseau rare et enchante son public. Mais l’atmosphère est à la terreur. Un monstre sème la panique dans la capitale. En mettant le nez dans les expériences d’un savant Cosinus, deux jeunes gens libèrent une créature de cauchemar dans les rues de Paris. De cauchemar ? Pas tout à fait. Car le monstre a été exposé à un produit qui lui donne un talent musical et choral hors du commun. Ce monstre-là, Lucille va en percer le mystère, et le prénommer Francœur, à cause de son cœur pur, de sa voix cristalline. Les personnages croqués à la ­Franquin sont largement inspirés par les voix qui les interprètent. Le charme de ce film d’animation tient au délicieux duo formé par Vanessa Paradis et Matthieu Chedid, dans la peau de cette puce géante au talent monstre et qui ne ferait pas de mal à une mouche. Les chansons et la musique composées par -M- sont un pur moment de poésie. Ciselées sur un mode intemporel, elles apportent un supplément d’âme et de magie. Un monstre à ­Paris aurait fait une formidable comédie musicale animée. Les notes d’humour, la fraîcheur des images, le duo envoûtant que forment M et Vanessa Paradis, la poésie qui nimbe le tout font de ce film un joli rendez-vous pour les grands et les petits.

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 15 décembre à 14h15
(séance scolaire ouverte à tous)

samedi 17 décembre à 17h
mardi 20 décembre à 15h
(séance en partenariat avec le centre de loisir La Ribambelle, ouverte à tous)

Vernoux (salle du lac aux Ramiers) :
mercredi 14 décembre à 17h
dimanche 18 décembre à 15h
lundi 19 décembre à 18h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 18 décembre à 17h30

 

 
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Du 07 au 13 décembre (2 films)

Classé dans : Archives — Moïse @ 7:21

INTOUCHABLES

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Film de Éric Toledano & Olivier Nakache (comédie – France – 2011 – 1h52)
Avec François Cluzet, Omar Sy, Anne Le Ny, Audrey Fleurot …

A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison… Bref, la personne la moins adaptée pour le job. Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement… Deux univers vont se téléscoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra… Intouchables.2 L’un est blanc, l’autre noir. L’un plein aux as et l’autre dans la dèche. L’un habite un hôtel particulier à Paris, l’autre n’a plus droit de cité dans son HLM de banlieue. Ils se rencontrent et deviennent de formidables copains. Racontée un peu vite, cette histoire de contraires qui s’unissent ferait craindre le pire. Mais, en fait, c’est une histoire de semblables qui commence. Et Intouchables la raconte drôlement bien. Tout est affaire de handicap. Celui de Philippe est très lourd, celui de Driss est costaud aussi (un zéro de la société). Sur le premier, on a collé l’étiquette « désespoir » et, sur le second, l’étiquette « sans espoir ». Mais, du haut de son fauteuil roulant, Philippe rejette les mines de commisération contrite, et les mines de condamnation affligée glissent sur Driss. Ces deux-là vont se rejoindre au-delà des jugements, au-dessus du lot commun, dans tout ce qui les rend imperméables au simplisme ambiant. Intouchables est l’histoire d’une attitude face à la vie. Une manière d’être dans la légèreté, l’élégance et le rire au lieu de sombrer dans l’ordinaire. Une histoire vraie, qui a inspiré Eric Toledano et Olivier Nakache. Tout en construisant des scènes efficaces, les réalisateurs sont restés en symbiose avec leurs personnages. Dès l’ouverture du film, Driss et Philippe en font trop : le premier conduit dans Paris comme un braqueur de banque et, quand la police s’en mêle, le second simule une crise d’épilepsie. On peut savourer le punch comique, mais ce que l’humour a de vital compte tout autant : le rire est, ici, salvateur, jusque dans la clownerie. Si l’on croit à la dimension humaine de cette comédie, c’est aussi parce que la belle rencontre que raconte le film est celle de deux comédiens tranquillement exceptionnels, François Cluzet et Omar Sy. Grâce à eux, il passe à la fois dans Intouchables un plaisir fort, jamais forcé, et une sensibilité juste, pudique au fond. Joli coup double.

Lamastre (centre culturel) :
vendredi 09 décembre à 18h & 21h
samedi 10 décembre à 21h
mardi 13 décembre à 14h30 (
séance scolaire et en partenariat avec l’UTL, ouverte à tous)

Vernoux (salle du lac) :
dimanche 11 décembre à 17h
lundi 12 décembre à 18h & 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 11 décembre à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 13 décembre à 20h30

 

LES SENTIERS DE LA GLOIRE

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Film de Stanley Kubrick (drame / guerre – USA – 1957 – 1h28 – V.O.S.T.)
Avec Kirk Douglas, Ralph Meeker, Adolphe Menjou …

Film programmé dans le cadre du cycle « mémoire du cinéma » en partenariat avec Les Écrans

En 1916, durant la première Guerre mondiale, le général français Broulard ordonne au général Mireau de lancer une offensive suicidaire contre une position allemande imprenable, surnommée « la fourmilière ». Au moment de l’attaque, les soldats tombent par dizaines et leurs compagnons, épuisés, refusent d’avancer… Premier chef d’oeuvre de la carrière de Kubrick, Les Sentiers de la gloire se définit comme un anti-film héroïque, diatribe désespérée et virulente contre le système de guerre. En racontant l’histoire de soldats condamnés à mort pour avoir refusé de mourir au front, Kubrick fustige l’armée et décrit les rouages absurdes mais inéluctables de la hiérarchie martiale. Tourné en Allemagne, le film impressionne par sa reconstitution des tranchées et la performance magistrale livrée par Kirk Douglas en colonel révolté contre le cynisme et la manipulation des masses. A l’époque, on reprocha à la charge politique son pessimisme et son antipatriotisme. Jugé trop critique envers l’armée, le film ne fut même pas montré en France avant 1975. Aujourd’hui, Les Sentiers de la Gloire est devenu un modèle cinématographique incontestable, qui a su dépeindre l’un des plus grands drames de la condition humaine.

Lamastre (centre culturel) :
lundi 12 décembre à 9h30 (séance scolaire ouverte à tous)
mardi 13 décembre à 21h

Vernoux (salle du lac) :
mercredi 07 décembre à 21h

 

 
 

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