Ecran Village

Cinéma associatif à Vernoux, Lamastre, St Jean Chambre et Chalencon (07)

 
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Du 18 au 22 janvier 25 janvier, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 9:17

SHAME

Du 18 au 22 janvier dans Archives affiche-Shame
Film de Steve McQueen (drame – Angleterre – 2011 – 1h39 – V.O.S.T.)
Avec Michael Fassbender, Carey Mulligan, Nicole Beharie, James Badge Dale…
Film interdit aux moins de 12 ans

C’est un cinéma ample, lyrique, qui se déploie à partir d’un lit défait, d’une chambre à coucher, d’une salle de bains, puis d’une rame de métro, d’un bureau aux parois de verre. C’est un regard insistant, scrutateur (celui du réalisateur) sur un homme, dans ses moindres faits et gestes, a fortiori les plus intimes. Célibataire, trentenaire, bien fait, élégant et peu disert. Bel appartement impersonnel à Manhattan, bon job insupportable, du « consulting », ce genre-là. Steve McQueen, révélé avec Hunger en 2008, confirme qu’il est l’un des grands metteurs en scène d’aujourd’hui, capable de donner une résonance quasi métaphysique aux images d’un tel quotidien. Ce film est l’étude d’une addiction – la maladie du nouveau siècle paraît-il, qu’elle porte sur le jeu, le travail ou sur le chocolat. Brandon lui, ne pense qu’au sexe, se masturbe du matin au soir, y compris dans les toilettes du bureau. Utilise tous les moyens modernes à sa disposition, de la webcam à la prostitution en ligne. Ignore le sentiment amoureux, la stabilité affective. Reflète un monde où la pornographie disponible à l’infini sur Internet a formaté les fantasmes et transformé le rapport à autrui. Shame repose, comme Hunger, sur une série de morceaux de bravoure, des situations simples explorées de fond en comble, à force de durée et d’acuité. Malgré sa bonne volonté, Brandon ne connaît que le sexe pour le sexe, avec une pro ou une inconnue, ou plusieurs. Jusqu’à un certain point, le film manifeste une neutralité vis-à-vis de cette sexualité compulsive. Le sens du tragique de Steve McQueen et son évident dolorisme ne sonnent pas comme un diagnostic médical, ni comme une condamnation morale. Avec l’installation chez Brandon de sa petite soeur très paumée, vaguement chanteuse, les choses se gâtent un peu. Le puritanisme dévoilé du réalisateur est contredit par l’attention dévorante, amoureuse, qu’il porte à son acteur, Michael Fassbender. Dont il exalte à tout moment le magnétisme sexuel. C’est Steve McQueen qui avait révélé Fassbender dans le rôle physiquement extrême du gréviste de la faim irlandais Bobby Sands (Hunger). Lui et son comédien, qui se sont manifestement trouvés l’un l’autre, poursuivent leur travail d’exploration des pouvoirs et des impasses du corps. Steve McQueen est plasticien de formation. Au-delà de son scénario, Shame brille comme une sorte d’installation sur un thème ultra contemporain, et à laquelle Fass­bender se donne entièrement, altier et ravagé, impudique et ténébreux. En un mot, sensationnel.

Film précédé d’un court métrage:

LOVE YOU MORE

Film de Sam Taylor-Wood (comédie sentimentale  – Grande Bretagne – 2008 – 0h15)

Londres, été 1978. Giorgia est assise en cours de géographie et couvre son cahier de graffitis. Assis non loin d’elle, Pierre lui lance des regards que Giorgia feint d’ignorer. L’été 78 c’est aussi celui de la sortie du single ‘Love You More’ des Buzzcocks… En ces temps de revival rock, Love You More touche une corde sensible, nostalgique. Le morceau Love You More est au cœur de ce film, par le truchement du 45 tours rythmant les ébats de deux ados anglais dont le cœur de petits punks bat fort sous leurs uniformes scolaires. Réjouissant, tonique, Love You More rappelle aussi à quel point les morceaux de musique pop tracent les cartographies de bien des itinéraires sentimentaux, compagnons de route menant, souvent, de l’adolescence à l’âge adulte.

 

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 19 janvier à 21h

vendredi 20 janvier
21h

Vernoux (salle du lac) :
lundi 23 janvier à 18h & 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 22 janvier à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 24 janvier à 20h30

 

 

 
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Du 11 au 17 janvier 18 janvier, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 17:15

LE HAVRE

Du 11 au 17 janvier dans Archives affiche-le-havre
Film de Aki Kaurismäki (comédie dramatique – France / Finlande – 2011 – 1h33)
Avec Jean-Pierre Darroussin, André Wilms, Kati Outinen, Blondin Miguel, Evelyne Didi…

Au Havre, Marcel Marx est cireur de chaussures. Il parle comme Louis Jouvet. Il travaille à la sortie de la gare SNCF et a pour copain Chang, un sans-papiers chinois qui ne l’est pas, puisqu’il est Vietnamien??? Marcel vit avec Arletty. Le soir, après sa journée, il boit l’apéro sur le zinc du Moderne chez madame Claire. Jamais plus de deux verres, sauf quand Claire paye sa tournée alors Marcel dit que c’est pas de refus. Chez Claire il y a un flipper mécanique et des lamaneurs en casquette de cap-horniers qui passent la journée sur des banquettes en moleskine. Marcel a une chienne prophétique qui prédit l’avenir en remuant les oreilles ou la queue et qui tient un rôle essentiel. La vie de Marcel va prendre un tour biblique. Il rencontre le jeune Idrissa échappé d’un conteneur au moment où la police l’ouvre avec un pied-de-biche. Le commissaire Monet, qui a dû marcher un temps au Cinzano et à la Suze-cassis, doulos vissé sur le crâne, dit : «Ne tirez pas, c’est un gosse». Marcel, lui, va s’employer à cacher Idrissa et à retrouver sa parentèle à Calais en montant dans un vieux Saviem. Il doit rassembler une forte somme pour assurer le passage d’Idrissa de l’autre côte de la Manche. Mais où trouver la thune ? C’est là qu’intervient le rock’n’roll et c’est ici que Kaurismäki se transforme en conteur hindou. Il sort Little Bob, l’Elvis Presley du Havre, de sa semi-retraite pour un concert afin de payer le passeur. Le bien et le mal se battent comme dans un western. Les apôtres de la fraternité habitent entre le quai des brumes et un quartier à poésie fanée. Serviteur de l’administration française, le commissaire Darroussin s’oppose au délateur FN, Jean-Pierre Léaud. La présence de Pierre Etaix souligne que le cinéaste finlandais dénonce la barbarie des temps modernes sur un ton proche de Chaplin, Tati et Prévert. Cinéaste humaniste traquant la moindre lumière des faubourgs, Kaurismäki traite le problème des demandeurs d’asile sur un ton burlesque et nostalgique. Le réalisateur est le champion des choses incroyables qui nous dit que nous sommes faits pour l’impossible : aimer et combattre. On voit des choses qui dépassent l’homme : des bagnoles des années 50-60, des guéridons, des transistors, des boîtes à couture, une guérison miraculeuse et un chien qui parle mais qu’on n’entend pas. On monte dans une sorte de pays inconnu en troisième classe et on finit dans un wagon de première. Ode à la liberté et à la solidarité aussi tendre que drôle, aux images et à l’interprétation aussi maîtrisées que superbes, à la nostalgie et à l’optimisme revendiqués… Cette nouvelle déclaration d’amour au cinéma et à l’espérance d’Aki Kaurismäki est peut-être sa plus belle. Le Havre est un film qui redonne du courage, un conte parfait, que l’on recommande vivement aux grands comme aux petits spectateurs.

Film précédé d’un court métrage:

KWIZ

Film de Renaud Callebaut (comédie  – Belgique – 2006 – 0h05)

Armées de téléphones portables, deux femmes d’âge respectable se livrent à un test de connaissance impitoyable dans la salle d’attente d’une clinique. Pour ne pas perdre la face, jusqu’où iront-elles ?


Lamastre
(centre culturel) :

jeudi 12 janvier à 21h

vendredi 13 janvier
21h

Vernoux (salle du lac) :
samedi 14 janvier à 17h & 21h
lundi 16 janvier à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 15 janvier à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 17 janvier à 20h30

 

 

 
 

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