Ecran Village

Cinéma associatif à Vernoux, Lamastre, St Jean Chambre et Chalencon (07)

 

Du 01 au 07 Février (2 films) 8 février, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 9:05

TOUS AU LARZAC

Du 01 au 07 Février (2 films) dans Archives affiche-tous-au-larzac
Film de Christian Rouaud (documentaire – France – 2011 – 1h58)
Avec Léon Maille, Pierre et Christianne Burguière, José Bové, Marizette Tarlier…

Marizette, Christiane, Pierre, Léon, José… sont quelques uns des acteurs, drôles et émouvants, d’une incroyable lutte, celle des paysans du Larzac contre l’État, affrontement du faible contre le fort, qui les a unis dans un combat sans merci pour sauver leurs terres. Un combat déterminé et joyeux, mais parfois aussi éprouvant et périlleux. Tout commence en 1971, lorsque le gouvernement, par la voix de son ministre de la Défense Michel Debré, déclare que le camp militaire du Larzac doit s’étendre. Radicale, la colère se répand comme une trainée de poudre, les paysans se mobilisent et signent un serment : jamais ils ne céderont leurs terres. Dans le face à face quotidien avec l’armée et les forces de l’ordre, ils déploieront des trésors d’imagination pour faire entendre leur voix. Bientôt des centaines de comités Larzac naîtront dans toute la France… Dix ans de résistance, d’intelligence collective et de solidarité, qui les porteront vers la victoire. Sur un canevas thématique et temporel proche de son précédent film (Les Lip – l’imagination au pouvoir, sur la révolte des ouvriers de la société LIP), Christian Rouaud poursuit son travail d’exhumation des méthodes de résistance du peuple et trace une nouvelle radiographie de la « lutte joyeuse », qui rappelle que l’esprit d’insoumission reste la meilleure prérogative pour faire valoir ses droits. Il n’est ici nullement question de donner la parole à la défense (en l’occurrence, le gouvernement de l’époque), ou de dresser un portrait à charge de l’appareil étatique, mais bien de décrire les rouages d’une prise de conscience et les moyens particuliers mis en œuvre pour offrir une opposition appropriée. Rouaud a le grand mérite de ne jamais se poser en donneur de leçons, car il sait aussi bien que ses protagonistes qu’il n’existe pas de modèle type de la lutte, et son intérêt se focalise sur la façon dont il faut constamment réinventer ses propres moyens de résistance. La richesse du récit tient en particulier à la verve avec laquelle sont rapportés les témoignages, souvent drôles, d’une lutte guidée par un esprit d’improvisation et d’insouciance. C’est aussi l’histoire d’une transformation, celle de paysans timorés éparpillés sur la surface du plateau du Larzac, à qui le mouvement contestataire entrevu à la télévision de mai 1968 avait pu faire peur, et qui décident de s’engager dans la voie de l’activisme. Rouaud choisit d’en montrer le caractère fastidieux, notamment dans la cohabitation avec d’autres mouvements (marxistes, non-violents…) et à travers les débats sur les moyens d’actions que chacun propose : jeûne, manifestations, occupation du terrain. Avec, en filigrane, quelques questions brûlantes sur le militantisme : comment organiser une résistance singulière pour éviter de voir le mouvement récupéré par les différentes mouvances gauchistes au nom de leurs propres idées ? Comment se fondre dans un collectif épars tout en conservant sa propre unité ? L’ensemble de ces problématiques pose une réflexion passionnante sur les questions de légitimité et de légalité. Comment justifier, pour soi-même et pour les autres, d’entreprendre une action qui à la fois semble juste et impose de faire offense à la loi ? Plutôt que de proposer un manuel scolaire de l’insoumission, les témoignages dessinent peu à peu la création d’un affrontement plus symbolique, d’un duel stratégique et géographique, préfigurant les luttes d’aujourd’hui où il s’agit plus d’envoyer un signal médiatique fort que d’entreprendre une réelle action. Avec Tous au Larzac, Christian Rouaud prouve que la lutte reste, même à notre époque où tout se dématérialise à vitesse grand V, une véritable guerre d’occupation. Et entame, au passage, un dialogue tout en résonance avec les mouvements protestataires d’aujourd’hui comme, par exemple, les Indignés.

 

Film précédé d’un court métrage:

LES BARBARES

un film de Jean-Gabriel Périot (Documentaire alter mondialiste arty – France – 2010 – 0h05)

Usant d’un savoir faire en termes de montage et de choix musicaux, le réalisateur parvient à traduire, sans commentaires ni dialogues, les rapports de force qui régissent la société politico-économique actuelle.

 

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 02 février à 21h

vendredi 03 février
21h
mardi 07 février à 14h
(séance scolaire ouverte à tous)

Vernoux (salle du lac) :
dimanche 05 février à 17h
lundi 06 février à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 05 février à 20h3

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 07 février à 20h30

 

LE NOM DES GENS

affiche-le-non-des-gens dans Archives
Film Michel Leclerc (comédie / France /  2010 / 1h44)
Avec Jacques Gamblin, Sara Forestier, Zinédine Soualem, Lionel Jospin …
Film lauréat du palmarès 2011 des spectateurs

Lui, c’est Arthur Martin (Jacques Gamblin), escorté de toutes les blagues attendues à en avoir ras-l’évier. Augure des temps modernes, il traque la grippe aviaire dans les entrailles des oiseaux. Elle, c’est Bahia Benmahmoud (Sara Forestier) que tout le monde croit, à tort, brésilienne. Ils vont se rencontrer sur un coup de colère. Et plus si affinités. Ces dernières ne sont rien moins qu’évidentes : il est jospinien. Elle se situe plutôt dans une extrême gauche qui voit l’extrême droite partout. Au point de se livrer à une croisade de conversion sexuelle, pour ramener les brebis égarées à l’UMP dans les bergeries du Larzac. De là, une comédie politique aux ressorts tendus avec humour, au rythme des lapsus et des malentendus. D’autant que les clans familiaux respectifs de ce duo amoureux ne manquent pas de sel. C’est au cours de l’une de leurs réunions que Lionel Jospin joue son propre rôle dans une séquence plutôt hilarante. En filigrane, se dessinent des interrogations sur ce que signifie être de gauche aujourd’hui. La vision caricaturale et archétypale révèle tout de même quelques traits justes. D’autres interrogations apparaissent autour de l’identité nationale mais empruntent des voies fort différentes de celles d’Éric Besson ou Brice Hortefeux. Les deux principaux personnages sont campés avec talent. Sara Forestier convainc vraiment par le mélange de candeur et de volontarisme avec lequel elle tient à faire le bonheur des autres sans forcément leur demander leur avis. Une comédie politique alerte sur l’art 
du trompe-l’œil.


Lamastre (centre culturel) :
dimanche 05 février 16h30

Vernoux (salle du lac) :
vendredi 03 février 21h00

 

 

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