Ecran Village

Cinéma associatif à Vernoux, Lamastre, St Jean Chambre et Chalencon (07)

 

Du 07 au 13 mars (3 films) 14 mars, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 12:51

SUR LA PLANCHE

Du 07 au 13 mars (3 films) dans Archives affiche-sur-la-planche
Film de Leïla Kilani (drame – France / Maroc – 2012 – 1h46 – V.O.S.T.)
Avec Soufia Issami, Mouna Bahmad, Nouzha Akel, Sara Betioui …

Sur la planche nous embarque direct et sans préliminaires dans le quotidien de jeunes filles en situation de survie à Tanger. Badia et ses copines, la vingtaine, travaillent plus pour gagner moins dans les usines de fringues et de produits marins d’une zone portuaire en pleine expansion. Les fruits de la croissance n’étant pas redistribués à ces ouvrières, elles pratiquent la débrouille pour mettre du beurre dans leur maigre semoule : prostitution, arnaques, petits larcins… On ne trouvera pas le moindre gramme de misérabilisme dans l’attitude de ces “bad girls”, ni dans le regard que porte sur elles Leïla Kilani. Comme dit Badia : “Je ne vole pas, je me rembourse”. Souvent portée à l’épaule, la caméra de Kilani colle aux basques de ces petites bombes d’énergie. Un des point fort du film est ce qu’il saisit : des jeunes femmes qui pulvérisent toutes les idées reçues sur la “femme arabe”, un peu putes mais totalement insoumises, animées d’une libido dévastatrice, propulsées par une vigueur folle et une conscience aiguë de leur condition. Elles tracent leur route en toute autonomie dans la jungle de l’économie libérale et de l’injustice sociale, hurlant un gros “fuck” aux convenances de leur société ultra patriarcale. Un de leurs trésors est la parole : un flow d’enfer, entre poésie, rap, slam, scat, qui répand son kérosène dans tout le film et électrise le spectateur. Ce film est aussi un formidable document sur le Maroc contemporain et ses mutations, tourné en immersion avec des comédiennes amateurs. On y apprend les codes de la rue tangéroise, la lutte des classes et des sous-classes, la frontière entre les ouvrières “textile” et les ouvrières “crevettes”, ces dernières étant considérées comme la lie du bas de l’échelle sociale… Ce film très urbain et nocturne, constamment strié de tension, n’est pas sans évoquer Cassavetes ou les premiers Scorsese. On fantasme beaucoup sur Tanger, et sans effacer une dimension fantasmatique séduisante mais un peu poussiéreuse, Leïla Kilani nous montre une autre facette de la ville, beaucoup plus réelle et contemporaine, dans un film à la fois galvanisant et tragique.

Film précédé d’un cours métrage:

THÉ NOIR

Film de Serge Elissalde (Animation – France – 2008 – 5′)

Thé noir ou comment une simple tasse de thé peut devenir une terrible source d’angoisse. Où l’on découvre avec délices l’inépuisable potentiel comique de la paranoïa d’un consommateur de thé confronté à l’obligation de faire un choix. Un humour manifestement noir qui trouve dans le trait et le geste du réalisateur une expression appropriée et exacerbée.

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 08 mars à 21h

vendredi 09 mars
21h

Vernoux (salle du lac) :
samedi 10 mars à 17h
lundi 12 mars à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 11 mars à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 13 mars à 20h30

ZARAFA

affiche-Zarafa dans Archives
Film de Rémy Bezançon & Jean-Christophe Lie (animation – France – 2012 – 1h18)
Film tout public à partir de 6 ans

Sous un baobab, un vieil homme raconte aux enfants qui l’entourent, une histoire : celle de l’amitié indéfectible entre Maki, un enfant de 10 ans, et Zarafa, une girafe orpheline, cadeau du Pacha d’Égypte au Roi de France Charles X. Hassan, prince du désert, est chargé par le Pacha de conduire Zarafa jusqu’en France mais Maki, bien décidé à tout faire pour contrarier cette mission et ramener la girafe sur sa terre natale, va les suivre au péril de sa vie. Au cours de ce long périple qui les mènera du Soudan à Paris, en passant par Alexandrie, Marseille et les Alpes enneigées, ils vont vivre mille péripéties … C’est un voyage passionnant que nous proposent les deux réalisateurs. Un conte drôle et grave, épique et intimiste, qui prend possession de l’Histoire pour imaginer une aventure colorée et spirituelle entre l’Afrique et la France. Sous couvert d’une épopée fantastique mêlant un petit esclave, une girafe, un bédouin, un aéronaute et des flibustiers, les deux auteurs jouent sans mièvrerie entre réalité et imaginaire. Visuellement, c’est du bonheur de retrouver une 2D traditionnelle. A chaque nouvelle étape, Zarafa impose de nouveaux codes formels et sublime du même coup les émotions. Le film aborde des thèmes difficiles, tel que l’esclavage, le racisme, le colonialisme, tout en étant subtil dans la narration. Grâce à son humanité, ses désirs de cinéma et sa poésie, le film fait partie des meilleures réussites du genre. Un concentré du meilleur de l’animation actuelle pour un scénario totalement original, rythmé, qui saura plaire autant aux enfants qu’aux adultes.

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 08 mars à 15h
(séance en partenariat avec l’UTL)
dimanche 11 mars à
16h30
lundi 12 mars à 10h45 (
séance scolaire)
mardi 13 mars à 18h

Vernoux (salle du lac) :
mercredi 07 mars à 15h
samedi 10 mars à 15h

Chalencon (salle polyvalente) :
samedi 10 mars à 20h30 (
séance en partenariat avec K’on voit Exceptionnel dans le cadre de la nuit de la BD)

PORTRAIT D’UNE ENFANT DÉCHUE

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Film de Jerry Schatzberg (Drame – USA – 1972 – 1h44 – V.O.S.T.)
Avec Faye Dunaway, Barry Primus, John Heffernan, Viveca Lindfors …
Ciné mémoire

Ancienne célébrité de mannequinat, Lou Andreas Sand s’est isolée dans une maison au bord de l’océan où elle tente de vivre autrement, en se consacrant à la poésie et à la sculpture. Abîmée par la dépression et les excès, elle reçoit la visite de son ami photographe Aaron Reinhardt.  Il tente avec elle de faire le point sur sa vie. Faye Dunaway, qui était déjà une icône, trouve ici l’un de ses rôles les plus marquants: en incarnant une cover-girl déchue à deux âges de son existence, elle mêle à la sophistication une fragilité bouleversante. Resté invisible depuis longtemps, Portrait d’une enfant déchue est, au-delà de son audace artistique, une sublime tragédie de la perdition.

Lamastre (centre culturel) :
mardi 13 mars à 21h

Vernoux (salle du lac)
samedi 10 mars à 21h

 

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