Ecran Village

Cinéma associatif à Vernoux, Lamastre, St Jean Chambre et Chalencon (07)

 

Du 18 au 24 avril (4 films) 24 avril, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 11:20

38 TÉMOINS

Du 18 au 24 avril (4 films) dans Archives affiche-38-t%C3%A9moins
Film de Lucas Belvaux (Drame – France – 2012 – 01h44)
Avec Yvan Attal, Sophie Quinton, Nicole Garcia, Natacha Régnier …

Une jeune femme est assassinée en pleine rue, au milieu de la nuit. Tous le habitants de ce quartier tranquille jurent d’une seule voix n’avoir rien vu ni entendu. Seul l’un d’entre eux semble cacher quelque chose. Un secret qui le mine et va progressivement contaminer le couple qu’il forme avec sa fiancée, absente lors du crime. La première excellente idée de Lucas Belvaux est de débuter cette parabole sur notre propension à la lâcheté collective sous l’angle, apparemment secondaire, d’une histoire d’amour. Car, en regardant la manière dont ce fait divers et la loi du silence qui l’accompagne ont des répercutions sur la sphère intime et amoureuse, et comment ils sèment doutes délétères et questionnements irréversibles, il évite d’emblée le piège du récit théorique ou du jugement. Puis, en élargissant peu à peu le cadre et en multipliant les points de vue grâce à de nouveaux personnages, Belvaux distille une ambiance sublimement anxiogène et met en lumière, par de brillantes idées de scénario et de mise en scène, l’ambiguïté du témoignage et le double langage de l’image. Détournant habilement la piste du thriller, simple prétexte ici, pour dresser le portrait tranchant et préoccupé des dérives de l’individualisme moderne. Lucas Belvaux (Rapt) signe un film noir, intense, et très humain sur la lâcheté, la peur, le mensonge et la culpabilité dont on ne sort pas indemne.

Ce film est précédé du court métrage:

7h57 am-pm
Film de Simon Lelouch (Fiction – France – 2009 – 11′)

Renaud Capuçon a tenu à participer à ce film en interprétant sur la ligne 6 du métro parisien ‘La mélodie’ de Gluck sur un Guarmerius de 1737 surnommé ‘le vicomte de Panette’. Deux jours plus tard, sa prestation au théâtre des Champs Elysées affichait complet. Le dispositif du film est simple : faire jouer un violoniste de renom dans le métro et le filmer au beau milieu de la foule passante. Entre fiction et documentaire, le film tient plus du happening et de la captation du réel, cinématographiquement modifié. La leçon est que l’artiste et son instrument ‘ tous deux symboles d’un prestige musical certain ‘ sont relégués à l’anonymat le plus complet et le plus cinglant, jetés en pâture à l’indifférence de l’homo urbanicus pressé

Lamastre (centre culturel)
jeudi 19 avril à 21h
vendredi 20 avril à 21h
samedi 21 avril à 21h

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
dimanche 22 avril à 17h
lundi 23 avril à 18h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 22 avril à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont)
mardi 24 avril à 20h30

 

MES CHERS AMIS

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Film de Mario Monicelli (Comédie – Italie – 1976 – 01h54 – V.O.S.T.)
Avec Philippe Noiret, Ugo Tognazzi, Gastone Moschin, Olga Karlatos …
Film programmé dans le cadre de notre cycle « mémoire du cinéma » en partenariat avec les Écrans, et à l’occasion de la semaine Italienne « Vernoux – Baschi »

Mes chers amis est un film typique de la comédie à l’italienne, entre rire gras et critique sociale, sans crainte jamais de déroger, de mettre les pieds dans le plat ou de se faire mal voir.  Mes chers amis, ce sont quatre quadragénaires ratés, petits ou moyens bourgeois, qui se retrouvent pour faire n’importe quoi, spécialement des canulars, des farces de potaches inénarrables et souvent régressives. Vulgaires, obsédés, misogynes, mauvais parents et maris, ils ne sont guère sympathiques, et c’est ce qui fait la force de ce film qui ne cherche pas à plaire à tout prix. Des gamins désespérés qui rient en attendant la mort. L’idée géniale de Monicelli, c’est de tourner cette histoire de farceurs impossibles dans le brouillard de la Florence hivernale, si triste et froide. Les acteurs en font des tonnes, mais on rit. Jusqu’à la chute finale, totalement inattendue et bouleversante, où la mauvaise farce et la macabre vérité ne peuvent plus être distinguées. C’est la comédie italienne comme on l’aime : d’apparence modeste, un peu didactico-lourdingue parfois, mais d’une méchanceté et d’une acuité redoutables. Truculent, féroce, émouvant : un hit inusable de la comédie italienne seventies.

Lamastre (centre culturel)
mardi 24 avril à 21h (séance accompagnée d’une dégustation « pâtes et vin à l’Italienne »)

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
lundi 23 avril à 21h (séance en partenariat avec le comité de jumelage Vernoux – Baschi)

 

ROUGE COMME LE CIEL

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Film de Cristiano Bortone (Drame – Italie – 2010 – 1h36 – V.O.S.T)
Avec Luca Capriotti, Francesco Campobasso, Marco Cocci…

Mirco est un petit garçon heureux qui adore aller au cinéma avec son père lorsque, pendant les grandes vacances de 1970, survient le drame. Mirco se blesse avec le fusil de chasse de son son père, et perd la vue. La loi italienne ne laisse aucun espoir à ses parents qui, en dépit de leurs supplications, sont contraints d’envoyer Mirco à Gênes, dans une école religieuse spécialisée pour les non voyants, loin de sa Toscane natale. L’enfant a du mal à s’adapter à cet internat religieux, à ses règlements rigides, d’autant plus qu’il n’accepte pas son handicap et refuse d’apprendre le braille. Il affronte d’emblée un garçon de sa classe qui joue les caïds. Mais il noue une complicité avec la fille de la concierge. Si le directeur, lui-même aveugle, se montre sévère et borné, Mirco a pour maître un jeune prêtre beaucoup plus ouvert, qui apprend aux élèves privés de vue à cultiver leurs autres sens. Sans basculer dans le racolage sentimental et le pathos, ce mélodrame se situe à hauteur de ce petit garçon, de sa souffrance, de sa révolte. Il interpelle autant l’État et la population enseignante que la communauté des non voyants, ici représentée par deux types de comportements (discipline stricte et répression de toute velléité d’émancipation pour le directeur de l’institut, entraide et encouragement aux prises de liberté pour un aveugle rencontré dans la rue, lors d’une manifestation). Mirco a un tempérament de bricoleur et a entretenu avec son père une véritable passion du cinéma. Au contact de cette nouvelle amie avec laquelle il s’offre des escapades au dehors de l’école, puis de son professeur épris de pédagogie moderne, Mirco trouve le moyen de combattre désespoir et résignation en se muant en créateur. Il enregistre sons et bruitages sur un magnétophone, coupe les bandes, les colle, et invente ainsi des histoires sonores. Ce récit est inspiré de l’enfance de Mirco Mencacci, auquel il arriva le même malheur, et qui développa une sensibilité au son. Il est, depuis, devenu musicien, puis l’un des plus célèbres ingénieurs du son du cinéma italien. Un joli film d’enfance au parfum d’aventure, tendre et intrépide, qui change le malheur en victoire.

Lamastre (centre culturel) :
samedi 21 avril à 17h
lundi 23 avril à 14h50
(séance scolaire ouverte au public)

 

LE RÊVE DE GALILÉO

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Film de Fabienne Collet, Gil Alkabetz & Ghislain Avrillon (animation – France / Espagne / Allemagne – 2011 – 0h40 – V.F.)
Tout public à partir de 3 ans

Le Rêve de Galileo est un programme de cinq courts métrages d’animation sur le thème du ciel et des étoiles qui s’adresse aux tout petits. Le Soleil est-il la « star » de l’univers ? Que deviennent les étoiles lorsqu’elles meurent ? Où se trouve la plus belle étoile ? La curiosité des enfants pour les mystères de l’univers trouvera des réponses oniriques et poétiques dans ces comptines enchanteresses. Le premier film, A Sunny Day, imagine la journée du Soleil ; Galileo raconte l’histoire d’un petit garçon qui veut voler toujours plus haut ; dans La P’tite ourse, une fillette abandonnée est recueillie par un ours qu’elle questionnera sur la vie et la mort des étoiles ; dans Un Tricot pour la lune, une mamie tricote un vêtement pour la Lune ; enfin, dans Margarita, une petite fille part à la recherche de la plus belle étoile. Les enfants devraient être enchantés par la poésie de Galileo, de La P’tite ourse et de Margarita, qui traitent des rêves que partagent tous les (grands) enfants : voler et atteindre les étoiles. Et, ils ne pourront que rire face à la créativité et la drôlerie de A Sunny Day et d’Un Tricot pour la lune. Si ces dessins animés ne disent pas tout à fait la vérité aux enfants sur les énigmes du ciel, c’est pour leur raconter les plus beaux mensonges.  »Le Rêve de Galileo » : une pédagogie poétique.

Lamastre (centre culturel)
jeudi 19 avril à 15h

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
mercredi 18 avril à 15h
dimanche 22 avril à 15h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 22 avril à 17h30

 

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