Ecran Village

Cinéma associatif à Vernoux, Lamastre, St Jean Chambre et Chalencon (07)

 

Du 23 au 29 mai 28 mai, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 21:17

L’ENFANT D’EN HAUT

Du 23 au 29 mai dans Archives affiche-lenfant-den-haut
Film de Ursula Meier (Drame – France / Suisse – 2012 – 1h37)
Avec Léa Seydoux, Kacey Mottet Klein, Martin Compston, Jean-François Stévenin…

Simon a 12 ans et vit avec sa sœur, Louise, dans une vallée un peu désolée et industrielle, striée de routes et d’autoroutes, au pied des montagnes. Chaque jour, il s’échappe vers les sommets et dépouille les touristes, dans les vestiaires où ils se sont délestés de leurs effets, avant de se déguiser en cosmonautes de la poudreuse. Le petit voleur est un enfant sauvage. Sans parents, ni lien social visible (ni école, ni autorité, pas même celle de sa grande sœur). Ce furet au regard direct repart, les poches bourrées d’un butin qu’il revend en bas, à la sauvette et de nourriture pour le soir, enfournée dans son blouson d’hiver. Sa sœur est larguée, hors limites, chatte perdue entre les hommes de passage qui la battent, l’abandonnent, elle se traîne dans l’existence. Louise arbore des tenues sexy, provocantes, pour attirer les regards mais ne récolte que les ennuis. Deux êtres errants, sans port d’attache. Leurs relations imprécises, flottantes, sans réels contours identifiables, demeurent le fascinant mystère et la clé de ce film impressionnant et tranchant comme la glace. Jusqu’à la révélation brutale que précipite Simon par peur de l’abandon. Il décide soudain d’abattre, pour de bon, les cartes d’un jeu biaisé, quitte à ruiner le désir d’avenir de sa « sœur » sur le chemin d’un amour qui semblait être le bon. L’un et l’autre en manque d’affection ont du mal à se rejoindre et jouent des rôles différents : Simon agit tantôt comme un père, un fils, ou un amant ; Louise se comporte en vamp immature et dépendante. L’une des beautés de ce film âpre et magnifique tient à une série d’oppositions entre cette vallée ouvrière et les sommets lumineux où les skieurs s’adonnent à des loisirs insouciants, pendant que d’autres triment pour leur servir une apparence de confort ; entre ce duo étrange aux aspirations brouillonnes, enfermé dans la mouise, dans une dérive sans solution, sur un non-dit explosif et enfermé dans une tour sans horizon. Couple instable sur un rafiot en perdition, êtres en fuite sur une voie sans issue. Voleur et menteur, Simon mystifie ses proies, s’invente une vie rêvée. Il quête de l’affection, à sa manière, rebelle et touchante. De ce va-et-vient entre le bas et le haut naît une dynamique qui irrigue cette œuvre éloquente sur l’époque. Présenté au festival de Berlin, L’Enfant d’en haut  qui a reçu l’Ours d’argent (mention spéciale du jury) affirme un ton et un style qui rappellent le Doillon des débuts, l’univers des frères Dardenne, l’âpreté de Ken Loach et l’empathie de Mike Leigh dont Ursula Meier serait la continuatrice inspirée. 

Ce film est précédé du court métrage:
LA PAGELLA
un film de Alessandro Celli
(Fiction – Italie – 2009 – 11′ – V.O.S.T.)

Un enfant rend visite à son père pour lui montrer son carnet scolaire avant de partir en vacances. La procédure est toujours la même : l’atmosphère est tendue, les regards sont sombres et l’entrevue pleine d’émotion.  Dans un face à face tendu, père et fils se parlent et s’écoutent. Le cadre influence notre regard et la fin du film dévoile un aspect des choses que nous n’avions pas envisagé. On pourrait presque parler d’un film à chute s’il n’émanait pas quelque chose de fort de ce sujet, de cette rencontre.

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 24 mai à 21h

vendredi 25 mai
à 21h

Vernoux (salle du lac) :
lundi 28 mai à 18h & 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 27 mai à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 29 mai à 20h30

 

 

 

Du 16 au 22 mai 22 mai, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 23:17

BARBARA

Du 16 au 22 mai dans Archives AFFICHE-BARBARA
Film de Christian petzold (Drame – Allemagne – 2012 – 1h45 – V.O.S.T.)
Avec Nina Hoss, Ronald Zehrfeld, Rainer Bock…

L’action du film se déroule en 1980 en Allemagne de l’Est. Barbara est pédiatre. Originaire de Berlin-Est, elle est soupçonnée de vouloir passer à l’Ouest : les autorités viennent de la muter dans une clinique de province proche de la mer. Ses premiers contacts avec ses collègues sont très distants, sur le mode uniquement professionnel. Car Barbara a un amant de l’Ouest (qui a la possibilité de passer la frontière sans problème), avec lequel elle est en train d’organiser son propre passage vers la “liberté”. Mais très vite le médecin-chef de l’hôpital, André, d’abord admiratif devant ses qualités de médecin, va manifester des signes d’intérêt, d’affection à l’égard de la belle mais sombre Barbara. Peut-elle lui faire confiance ? A qui peut-on faire confiance, dans ce pays ? Ou même ailleurs ? Ou même dans l’amour ? La qualité du film de Petzold repose sur l’équilibre créé entre les deux forces qui le traversent, l’amour et le politique (la vie dans une dictature), dont la commune problématique repose donc sur la confiance. Sans vanter le moins du monde les mérites du passé communiste (le climat de méfiance généralisé du film ne cherche à tromper personne), la mise en scène s’arroge le droit d’en montrer aussi les aspects positifs, avec ses propres armes – d’abord par l’image, aux couleurs vives qui mettent en valeur les paysages, les visages des personnages. Le film de Petzold montre avec une réelle subtilité d’analyse, en évitant soigneusement de ne jamais tomber dans la métaphore, que la défiance entre les citoyens d’une même dictature s’accompagne d’une vertu insoupçonnée : l’attention aux autres.  Certes, tout un chacun peut être un agent de la Stasi mais cette autosurveillance généralisée engendre aussi parfois une solidarité inattendue entre victimes d’un même régime. Barbara va bientôt se retrouver face à un dilemme : réaliser son rêve de s’évader de son pays ou assumer la responsabilité de rester dans le sien pour tenter, à son niveau, d’améliorer la société comme elle ne va pas. Or ces deux décisions contradictoires coïncident justement avec les hésitations, les va-et-vient de ses sentiments. Qui aime-t-elle réellement ? Son amant passionné de l’Ouest plein aux as ou le Dr André, en qui la confiance s’installe au gré de leurs réussites médicales, mais aussi de leurs discussions ? La réponse que ce beau personnage de femme donnera aux mille questions qui l’écartèlent sera magnifique, courageuse, ouverte, poignante. Et surtout habilement amenée par une succession de scènes à l’agencement réglé comme du papier à musique, au premier abord mystérieuses et qui pourtant rendent peu à peu compréhensibles les hésitations de Barbara, sa compréhension d’un monde toujours plus compliqué. Barbara incarne à elle seule les errements, les haines et les douleurs passées, profondes, souvent tues, de tout un peuple. Un cinéma passionnant, haletant, attaché à l’écriture cinématographique comme celui d’Hitchcock, et posant sur la société de l’Allemagne de la postréunification un regard critique, voire ironique. En remettant à Barbara l’Ours d’argent de la mise en scène, le jury de la dernière Berlinale, présidé par Mike Leigh, a eu le nez fin.

Ce film est précédé du court métrage:
LA FEMME-SQUELETTE
un film de Sara Van Den Boom
(Animation – France – 2009 – 09’07 »)

Réduite à ses fonctions de ménagère, une jeune mère sombre dans la torpeur et noie sa tristesse dans le souvenir d’un homme qu’elle a aimé. Elle puisera dans ces tendres réminiscences la force nécessaire pour mener la barque familiale. Librement inspirée d’un conte inuit, La Femme-squelette est une fable contemporaine abordant, par le symbolique, la difficulté pour certaines jeunes femmes qui, devenues épouses et mères, s’épuisent et s’oublient dans un quotidien parfois ingrat. 

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 17 mai à 21h

vendredi 18 mai
à 21h

Vernoux (salle du lac) :
lundi 21 mai à 18h & 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 20 mai à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 22 mai à 20h30

 

 

 

Du 09 au 15 mai (2 films) 15 mai, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 23:24

SUR LA PISTE DU MARSUPILAMI

Du 09 au 15 mai (2 films) dans Archives affiche-sur-la-piste-du-marsupilami
Film de Alain Chabat (Comédie – France – 2012 – 01h45)
Avec Jamel Debbouze, Alain Chabat, Fred Testot, Géraldine Nakache, Lambert Wilson …
Film tout public, à partir de 6 ans

En Palombie, un petit escroc, Pablito, arnaque le touriste en sauvant des perroquets faussement mourants. À Paris, Dan Geraldo, reporter télé ringard, est menacé d’être viré s’il ne rapporte pas un scoop dans les dix jours. L’un va devenir le guide de l’autre, dans cette petite dictature sud-américaine dominée par un militaire (Lambert Wilson) porté sur la chansonnette et flanqué d’un botaniste traqueur d’orchidées. Plus précisément de cette orchidée très spéciale qui est la nourriture du Marsupilami. Car, quand Dan Geraldo arrive en Palombie, il ne se doute pas qu’il va faire la plus incroyable des découvertes: le Marsupilami, animal mythique et facétieux, existe vraiment !!! Houba houba, hop! Il mesure 80 cm, pèse 35 kg, dispose d’une queue de 8 m, vit en forêt tropicale et a fait, bien avant Gaston Lagaffe, le succès du dessinateur André Franquin. Alain Chabat aime la bande dessinée. Il l’a prouvé avec Astérix et Obélix : mission Cléopâtre. Et récidive aujourd’hui avec ce film d’aventures bâti autour du Marsupilami et conçu en hommage à Franquin. On retrouve le ton tendre et blagueur du dessinateur, son humour potache et sa délicieuse Palombie, concentré de clichés sur l’Amérique latine. Au centre de cet univers, Chabat crée deux personnages : Dan Geraldo, qu’il joue lui-même, un reporter imbécile mais gentil, et Paquito (Jamel Debbouze), un arnaqueur de première. Leurs aventures vont les mener sur la trace du fameux Marsupilami et surtout d’une amitié qui paraissait, au départ, fort mal engagée. Bref, il invente une comédie d’aventures exotique et bordélique, joyeux bric-à-brac bariolé, farfelu, bourré de trouvailles délirantes. Bien sûr, l’humour décalé des Nuls imprègne le film de bout en bout. Et le résultat est un spectacle familial jalonné de séquences mémorables. Au milieu se prélasse le miraculeux animal de Franquin, très à l’aise dans cette fatrasie qu’il enjolive de toutes les arabesques de sa queue interminable. On l’adopte!

Ce film est précédé du court métrage:
FOUTAISES
Film de Jean-Pierre Jeunet
(Fiction – France – 1989 – 7’18″)

Tout ce que j’aime. Tout ce que je n’aime pas. Jeunet, plus de dix ans après, réemploiera le gimmick consistant à caractériser ses personnages à travers ce qu’ils aiment et ce qu’ils n’aiment pas dans Le fabuleux destin d’Amélie Poulain

Lamastre (centre culturel)
vendredi 11 mai à 18h
samedi 12 mai à 21h

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
mercredi 09 mai à 17h
samedi 12 mai à 17h
lundi 14 mai à 18h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 13 mai à 17h30

St Jean Chambre (espace Balmont)
mardi 15 mai à 20h30


I WISH, NOS VŒUX SECRET

AFFICHE-I-WISH dans Archives

Film de Kore-Eda Hirokazu (Comédie dramatique – Japon – 2012 – 02h08 – V.O.S.T.)
Avec Koki Maeda, Ohshirô Maeda, Ryôga Hayashi…

Hirokazu Kore-eda est un subtil portraitiste de l’enfance. Il en connaît tous les secrets, tous les parfums, des plus légers aux plus graves, des plus doux aux plus joyeux. Le grand cinéaste japonais s’était déjà attardé dans cet univers avec Nobody Knows (2004) pour en tirer une tragédie poignante, celle de quatre gamins abandonnés par leur mère et livrés à eux-mêmes. I Wish est, à l’inverse, une chronique enfantine lumineuse et solaire. L’histoire de deux frères séparés par le divorce de leurs parents. L’aîné, Koichi, 12 ans, s’est installé dans le sud de l’île de Kyushu, avec sa mère et ses grands-parents. Ryunosuke, le cadet, vit au nord auprès de son père, guitariste rock. Les deux gamins restés complices se téléphonent tous les jours. Le sérieux et nostalgique Koichi rêve que leur famille soit de nouveau réunie. Quant à l’espiègle et rieur Ryunosuke, c’est un petit bonhomme débrouillard, qui cultive son potager et mène son père artiste à la baguette. Les deux frères se mettent à croire qu’un miracle pourrait se produire au point où se croiseront les TGV de la nouvelle ligne qui relie leurs deux régions. Leurs vœux les plus chers pourraient alors se réaliser. Ils décident de faire l’école buissonnière et entraînent leurs copains dans l’aventure. Sept gamins avec des vœux plein les poches: épouser la bibliothécaire, devenir joueur de base-ball professionnel ou le Motard Masqué, être actrice ou bien encore ressusciter le petit chien Marble que l’un d’entre eux transporte mort dans son sac à dos… Ce sera, à travers champs et voies ferrées, un voyage initiatique vers l’âge adulte. Kore-eda, sorte de Truffaut nippon, filme à hauteur d’enfant. Il capte avec sobriété et justesse leurs désirs, leurs maux et leurs mots tout comme leurs rapports avec les adultes. Il s’est entouré d’une bande de gamins formidables, à commencer par les deux petits acteurs Koki et Oshiro Maeda, également frères dans la vie. Gamin, Kore-eda avait appris à mettre de la distance, de la froideur dans ses relations avec ses parents pour ne pas être impliqué dans leurs perpétuelles disputes. Il rêvait d’être romancier. Mais c’est finalement le cinéma qui est entré par effraction dans son existence. En séchant ses cours de littérature, il s’aventure par hasard sur le chemin de la fac dans une salle d’art et d’essai. Et il y découvre sa vocation. Son œuvre, jusqu’à présent, ressemblait à un long questionnement sur la mort, le deuil, la mémoire et sur le temps qui passe. Avec ce huitième long-métrage, Kore-eda a accompli un petit miracle, plein de vie et de grâce.

Lamastre (centre culturel)
jeudi 10 mai à 21h
vendredi 11 mai à 21h

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
dimanche 13 mai à 17h
lundi 14 mai à 21h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 13 mai à 20h30

 

 

Du 02 au 08 mai (2 films) 8 mai, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 16:15

OSLO 31 AOÛT

Du 02 au 08 mai (2 films) dans Archives affiche-OSLO-31-AO%C3%9BT1
Film de Joachim Trier (Drame – Norvège – 2012 – 01h36 – V.O.S.T.)
Avec Anders Danielsen Lie, Hans Olav Brenner, Ingrid Olava …

C’est le dernier jour de l’été et Anders, en fin de cure de désintoxication, se rend en ville le temps d’une journée pour un entretien d’embauche. L’occasion d’un bilan sur les opportunités manquées, les rêves de jeunesse envolés, et, peut-être, l’espoir d’un nouveau départ… Voilà un film qui, au lieu de nous divertir aimablement comme tant d’autres, semble nous demander pourquoi on vit, nous rappeler pourquoi on meurt. D’une beauté foudroyante, d’une lucidité perçante, Oslo, 31 août est une perle rare. Son héros au bord du vide est du genre inoubliable. L’effet de sidération commence dès le prologue, série de vues de la capitale norvégienne, étrangement déserte, sur fond de voix intérieures et souvenirs de jeunesse. Oslo, 31 août est librement adapté du Feu follet de Pierre Drieu la Rochelle, devenu trente ans après sa parution (en 1931), le chef-d’œuvre de Louis Malle, et celui son acteur, Maurice Ronet. Le personnage de Drieu la Rochelle était un dandy défait, un jet-setteur en bout de course. Son héritier norvégien, prénommé Anders, est plus quotidien : un grand garçon en jean-baskets, au regard intense, au sourire charmant. Mais lui aussi termine une cure de désintoxication – drogue comme dans le roman, plus alcool comme dans le film de Malle. Le 31 août est sa journée de « permission ». De retour en ville, il revoit des proches, tente de retrouver une amoureuse perdue de vue, se glissera dans l’une de ces soirées qui étaient son milieu naturel, quelques années auparavant. La question du suicide hante le film, comme jadis le roman. Prince déchu, dégrisé, Anders, c’est désormais monsieur Tout-le-monde ou presque, à la recherche d’une raison de garder sa place parmi les vivants. La prime jeunesse est finie, les années sauvages sont derrière, il s’agit de faire l’adulte. Encore faut-il en avoir envie. C’est, donc, une journée probatoire : la vie doit faire ses preuves aux yeux du revenant. Un suspense poignant s’insinue dans cette douceur de fin d’été. Le film balance sans cesse entre la tentation sensuelle et une distance irrévocable aux choses et aux êtres. Beau film d’un réalisateur inspiré par Joy Division, entre espoir de renouer avec le monde et pulsions de mort.

Ce film est précédé du court métrage:
SOUS LA LAME DE L’ÉPÉE
Film de Hélier Cisterne
(Fiction – France – 2011 – 12’30″)

D’origine chinoise, Tom, seize ans, est élève au lycée. Effacé et secret, il a fait de son invisibilité un refuge, une ligne de fuite.

Lamastre (centre culturel)
jeudi 03 mai à 21h
vendredi 04 mai à 21h

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
samedi 05 mai à 17h & 21h
lundi 07 mai à 21h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 06 mai à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont)
mardi 08 mai à 20h30

 

JOUE-LA COMME BECKHAM

AFFICHE-JOUE-LA-COMME-BECKHAM dans Archives

Film de Gurinder Chadha (Comédie – Angleterre / USA – 2002 – 01h52)
Avec Parminder Nagra, Keira Knightley, Jonathan Rhys Meyers…
Film programmé dans le cadre de la semaine des sciences à Vernoux en Vivarais, sur le thème de « la physique fait du sport ».

Jesminder, appelez-la Jess, joue au foot comme personne. Au parc, dans son quartier londonien, cette jeune Anglo-Indienne pique le ballon à tous ses potes mâles. Bientôt repérée par Jules, autre mordue du ballon rond, elle devient membre de l’équipe féminine du coin. Entraînements, matchs, étincelles : à la maison, sa vocation déclenche une tempête sous le turban. On ne court pas en short dans un stade quand on approche de l’âge où il faut trouver un bon mari. Jess se désole. Elle était si douée, et son entraîneur, si joli garçon. Va-t-elle réussir à contourner la tradition et à vivre pleinement sa passion ? Cocktail sucré et coloré de thèmes populaires ­ le foot, la romance, les joies et peines de l’intégration ­ Joue-la comme Beckham (la superstar de Manchester United est l’idole des deux footballeuses) a été habilement dosé pour plaire à tous les publics. Un divertissement léger, mais agréable, qui, à l’instar de Jess (énergique Parminder Nagra) « la joue » droit au but.

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
vendredi 04 mai à 21h (séance gratuite)

 

 

Du 25 avril au 01 mai (3 films + 1 festival) 1 mai, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 17:42

CLOCLO

Du 25 avril au 01 mai (3 films + 1 festival) dans Archives AFFICHE-CLOCLO
Film de Florent-Emilio Siri (Biopic – France – 2012 – 02h28)
Avec Jérémie Rénier, Benoît Magimel, Monica Scattini, Sabrina Seyvecou …

Cloclo, c’est le destin tragique d’une icône de la chanson française décédée à l’âge de 39 ans, qui plus de 30 ans après sa disparition continue de fasciner. Star adulée et business man, bête de scène et pro du marketing avant l’heure, machine à tubes et patron de presse, mais aussi père de famille et homme à femmes… Cloclo ou le portrait d’un homme complexe, multiple ; toujours pressé, profondément moderne et prêt à tout pour se faire aimer. Il s’épilait les sourcils et se décolorait les cheveux, portait des pattes d’eph et des chaussures à talon vernies, entouré de jeunes femmes toutes en longueur et dévêtues qui se déhanchaient à son propre rythme. Florent-Emilio Siri, le réalisateur, y vise avant tout la clarté du récit. Résultat : un film cohérent et obstiné, qui ne dévie jamais de sa route. Claude François était un grand narcissique et un obsessionnel de première classe et qui en est mort, en voulant revisser une applique électrique alors qu’il prenait une douche dans sa baignoire. Toute sa vie peut être mesurée à cette aune, et c’est ce que fait le scénario – tout son entourage était soumis à la pression de sa réussite personnelle. Le film le répète de bout en bout – bien qu’il ait été coproduit par ses deux fils. Jérémie Renier y est génial : non seulement il ressemble physiquement à Claude François mais il parvient à l’incarner sans chercher à l’imiter bêtement, tout en se gardant bien de la moindre distance avec son personnage. Beau film.

Ce film est précédé du court métrage:

OPEN THE DOOR PLEASE
Film de Joana Hadjithomas & Khalil Joreige
(Fiction – France – 2006 – 12′)

A 12 ans Jacques mesure plus d’1m 80 alors que ses camarades mesure 30 à 40 cm de moins. Ce matin, c’est le jour de la photo de classe. Le photographe tente de composer en vain selon les règles de l’art, recherchant une belle symétrie. Mais comment mettre Jacques dans le même cadre que les autres ?

Lamastre (centre culturel)
jeudi 26 avril à 15h & 21h
samedi 28 avril à 21h

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
dimanche 29 avril à 17h
lundi 30 avril à 21h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 29 avril à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont)
mardi 01 mai à 20h30

 

PINA

AFFICHE-PINA dans Archives

Film de Wim Wenders (Documentaire – Allemagne – 2011 – 01h43 – V.O.S.T.)
Avec Pina Bausch, Regina Advento, Malou Airoudo, Ruth Amarante …
Film programmé dans le cadre du festival « Danse au fil d’avril » avec deux représentations de danse, une à Lamastre avec la Cie Des pas possibles, et une autre à Vernoux avec une chorégraphie des élèves adultes et un solo de Lisa Gimenez par l’école départementale musique et danse.

Pina est un film pour Pina Bausch de Wim Wenders. C’est un film dansé, porté par l’Ensemble du Tanztheater Wuppertal et l’art singulier de sa chorégraphe disparue à l’été 2009. Ses images nous convient à un voyage au cœur d’une nouvelle dimension, d’abord sur la scène de ce légendaire Ensemble, puis hors du théâtre, avec les danseurs, dans la ville de Wuppertal et ses environs – cet endroit dont Pina Bausch a fait son port d’attache durant 35 ans et où elle a puisé sa force créatrice. Rencontre entre deux monstres sacrés de la culture allemande. Pina Bausch, était l’une des plus grandes chorégraphes du monde. Wim Wenders, lui, porta dans les années 70 les plus grands espoirs d’un cinéma moderne européen sous influence américaine. Pina est essentiellement constitué de larges extraits de spectacles de la chorégraphe (Le Sacre du printemps, Café Müller, Kontakthof, Vollmond…), envolées de corps, de gestes, de mouvements collectifs, de musiques et de rythmes absolument saisissantes, y compris pour un spectateur peu familier des spectacles de danse. Difficile de résister à cette expression totale des corps et des visages, à cet art qui tient aussi de la sculpture, du théâtre, de l’opéra, du sport. Les différents numéros sont entrelardés d’interviews des danseurs dont les propos, tour à tour instructifs et émouvants, complètent le portrait de l’artiste. Pina rend justice au travail d’une artiste majeure et à une discipline magnifique que l’on croit à tort réservée aux spécialistes.

Lamastre (centre culturel)
vendredi 27 avril à 21h (séance précédée d’une représentation de danse avec la compagnie Des Pas Possibles et d’un moment convivial avec les danseurs. A partir de 19h)

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
samedi 28 avril à 21h (séance précédée d’une représentation de danse avec les élèves de l’école départementale de danse, et d’un solo de Lisa Gimenez, ainsi qu’un moment conviviale avec les danseurs. A partir de 19h)

 

CHEVAL DE GUERRE

affiche-cheval-de-guerre

Film de Steven Spielberg (Drame historique – USA – 2012 – 02h27 – V.F.)
Avec Jérémy Irvine, Emily Watson, Peter Mullan, Niels Arestrup…
Tout public à partir de 10 ans

De la magnifique campagne anglaise aux contrées d’une Europe plongée en pleine Première Guerre Mondiale, Cheval de guerre raconte l’amitié exceptionnelle qui unit un jeune homme, Albert, et le cheval qu’il a dressé, Joey. Séparés aux premières heures du conflit, l’histoire suit l’extraordinaire périple du cheval alors que de son côté Albert va tout faire pour le retrouver. Joey, animal hors du commun, va changer la vie de tous ceux dont il croisera la route : soldats de la cavalerie britannique, combattants allemands, et même un fermier français et sa petite-fille… Qui mieux que Spielberg pouvait s’attaquer à ce projet, simple dans son sujet mais compliqué à harmoniser ? Il y retrouve un thème qui lui est cher depuis longtemps : la guerre. Et à travers elle, une interrogation : comment con­ti­nuer de croire, malgré l’horreur, voire la barbarie, à l’humanité ? Cheval de guerre est un film à grand spectacle, où se mêlent loyauté, espoir et ténacité, adapté du roman jeunesse du Britannique Michael Morpurgo. Improbable film, où une histoire intime puis une épopée lyrique autour d’un cheval se terminent comme un western de John Ford. Steven Spielberg estime assez son public enfantin pour ne pas lui cacher ce que le monde a de terrible. Pour cette raison, on peut voir Cheval de guerre, longtemps après avoir passé ses 10 ans.

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
mercredi 25 avril à 15h

 

 
 

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