Ecran Village

Cinéma associatif à Vernoux, Lamastre, St Jean Chambre et Chalencon (07)

 

Du 16 au 22 mai 22 mai, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 23:17

BARBARA

Du 16 au 22 mai dans Archives AFFICHE-BARBARA
Film de Christian petzold (Drame – Allemagne – 2012 – 1h45 – V.O.S.T.)
Avec Nina Hoss, Ronald Zehrfeld, Rainer Bock…

L’action du film se déroule en 1980 en Allemagne de l’Est. Barbara est pédiatre. Originaire de Berlin-Est, elle est soupçonnée de vouloir passer à l’Ouest : les autorités viennent de la muter dans une clinique de province proche de la mer. Ses premiers contacts avec ses collègues sont très distants, sur le mode uniquement professionnel. Car Barbara a un amant de l’Ouest (qui a la possibilité de passer la frontière sans problème), avec lequel elle est en train d’organiser son propre passage vers la “liberté”. Mais très vite le médecin-chef de l’hôpital, André, d’abord admiratif devant ses qualités de médecin, va manifester des signes d’intérêt, d’affection à l’égard de la belle mais sombre Barbara. Peut-elle lui faire confiance ? A qui peut-on faire confiance, dans ce pays ? Ou même ailleurs ? Ou même dans l’amour ? La qualité du film de Petzold repose sur l’équilibre créé entre les deux forces qui le traversent, l’amour et le politique (la vie dans une dictature), dont la commune problématique repose donc sur la confiance. Sans vanter le moins du monde les mérites du passé communiste (le climat de méfiance généralisé du film ne cherche à tromper personne), la mise en scène s’arroge le droit d’en montrer aussi les aspects positifs, avec ses propres armes – d’abord par l’image, aux couleurs vives qui mettent en valeur les paysages, les visages des personnages. Le film de Petzold montre avec une réelle subtilité d’analyse, en évitant soigneusement de ne jamais tomber dans la métaphore, que la défiance entre les citoyens d’une même dictature s’accompagne d’une vertu insoupçonnée : l’attention aux autres.  Certes, tout un chacun peut être un agent de la Stasi mais cette autosurveillance généralisée engendre aussi parfois une solidarité inattendue entre victimes d’un même régime. Barbara va bientôt se retrouver face à un dilemme : réaliser son rêve de s’évader de son pays ou assumer la responsabilité de rester dans le sien pour tenter, à son niveau, d’améliorer la société comme elle ne va pas. Or ces deux décisions contradictoires coïncident justement avec les hésitations, les va-et-vient de ses sentiments. Qui aime-t-elle réellement ? Son amant passionné de l’Ouest plein aux as ou le Dr André, en qui la confiance s’installe au gré de leurs réussites médicales, mais aussi de leurs discussions ? La réponse que ce beau personnage de femme donnera aux mille questions qui l’écartèlent sera magnifique, courageuse, ouverte, poignante. Et surtout habilement amenée par une succession de scènes à l’agencement réglé comme du papier à musique, au premier abord mystérieuses et qui pourtant rendent peu à peu compréhensibles les hésitations de Barbara, sa compréhension d’un monde toujours plus compliqué. Barbara incarne à elle seule les errements, les haines et les douleurs passées, profondes, souvent tues, de tout un peuple. Un cinéma passionnant, haletant, attaché à l’écriture cinématographique comme celui d’Hitchcock, et posant sur la société de l’Allemagne de la postréunification un regard critique, voire ironique. En remettant à Barbara l’Ours d’argent de la mise en scène, le jury de la dernière Berlinale, présidé par Mike Leigh, a eu le nez fin.

Ce film est précédé du court métrage:
LA FEMME-SQUELETTE
un film de Sara Van Den Boom
(Animation – France – 2009 – 09’07 »)

Réduite à ses fonctions de ménagère, une jeune mère sombre dans la torpeur et noie sa tristesse dans le souvenir d’un homme qu’elle a aimé. Elle puisera dans ces tendres réminiscences la force nécessaire pour mener la barque familiale. Librement inspirée d’un conte inuit, La Femme-squelette est une fable contemporaine abordant, par le symbolique, la difficulté pour certaines jeunes femmes qui, devenues épouses et mères, s’épuisent et s’oublient dans un quotidien parfois ingrat. 

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 17 mai à 21h

vendredi 18 mai
à 21h

Vernoux (salle du lac) :
lundi 21 mai à 18h & 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 20 mai à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 22 mai à 20h30

 

 

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