Ecran Village

Cinéma associatif à Vernoux, Lamastre, St Jean Chambre et Chalencon (07)

 

Du 08 au 14 août (2 films) 14 août, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 9:28

L’AGE DE GLACE 4
LA DÉRIVE DES CONTINENTS

Du 08 au 14 août (2 films) dans Archives affiche-lage-de-glace-41
Film de Steve Martino & Mike Thurmeier (Animation – USA – 2012 – 1h34 – V.F.)
Avec les voix de Gérard Lanvin, Vincent Cassel, Elie Semoun, Christophe Dechavane…
Film tous publics à partir 6 ans

Alors que la saga l’Age de Glace nous fait mourir de rire depuis onze ans et qu’elle compte déjà une trilogie (2001-2005-2009), les réalisateurs ont remis le paquet avec ce quatrième volet. En effet, dès le début du film, on retrouve notre fidèle Scrat – toujours aussi obsédé par sa noisette – qui va provoquer la division de l’unique terre en plusieurs continents et ainsi séparer Manny et ses deux amis (Sid et Diego) du reste de leur famille. Durant cette folle introduction – plutôt anecdotique, on vous laisse le plaisir de la découvrir – on reste ébahit devant un graphisme époustouflant, fluide et rapide qui nous replonge vitesse grand V dans cette nouvelle épopée préhistorique, qui parvient à tirer le meilleur des ingrédients de la saga. Que serait l’univers de l’Age de Glace sans sa bande de personnages totalement loufoques, à l’humour décapant et à la personnalité attachante ? Pas grand chose, on vous l’accorde ! En plus de retrouver l’écureuil Scrat, ainsi que le trio formé par Manny, Sid et Diego, on découvre de nouveaux personnages tels que la jeune Pêche, la fille mammouth de Manny et Ellie, ou encore son fidèle ami – très choupinet – Louis, alias Moucheron. Mais l’arrivée que l’on préfère dans cet Age de Glace 4 est celle d’une paresseuse qui n’est autre que la grand-mère édentée et complètement frappadingue de Sid. Un personnages qui nous aura fait rire à chacune de ses apparitions ! Autres nouveaux dans cette épisode, les méchants pirates qui ne manqueront pas d’amuser les plus jeunes lorsqu’ils pousseront la chansonnette. A ce propos, on peut remarquer qu’avec une partie de son casting (original) composé de chanteurs – Jennifer Lopez, Queen Latifah, Nicki Minaj et Drake – l’Age de Glace 4 propose une bande originale de qualité (restez bien durant le générique de fin, il vaut vraiment le coup d’oeil). En revanche, si l’histoire est plaisante, on regretta parfois son rythme en dents de scie . On passe de séquences assez lentes – heureusement assez brèves – à des scènes très drôles – où les blagues s’enchaînent facilement – pour revenir à des moments plus monotones, notamment lorsqu’on quitte les quatre personnages principaux. Cependant, on trouvera comme excuse qu’il faut bien mettre en place l’intrigue et qu’on ne peut pas faire un film uniquement basé sur des bonnes vannes. En conclusion, on peut donc dire que cet épisode est bien plus réussi que le précédent et qu’en conséquence, les fans ne devraient donc pas être les seuls à apprécier le spectacle !

Lamastre (plein air – préau école publique) :
jeudi 09 août à 21h30
vendredi 10 août
à 21h30

Vernoux (salle du lac) :
samedi 11 août à 18h
lundi 13 août à 18h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 12 août à 17h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 14 août à 20h30

 

HOLY MOTORS

affiche-holy-motors dans Archives
Film de Léos Carax (Drame / Fantastique – France – 2012 – 1h55)
Avec Denis Lavant, Eva Mendes, Edith Scob, Kylie Minogue…

De l’aube à la nuit, quelques heures dans l’existence de Monsieur Oscar, un être qui voyage de vie en vie. M. Oscar semble jouer des rôles, plongeant en chacun tout entier. Il est seul, uniquement accompagné de Céline, longue dame blonde aux commandes de l’immense machine qui le transporte dans Paris et autour. Tel un tueur consciencieux allant de gage en gage. À la poursuite de la beauté du geste. Du moteur de l’action. Des femmes et des fantômes de sa vie. Mais où est sa maison, sa famille, son repos ? Holy Motors est à la fois un film fauché et une superproduction – une vue d’ensemble de l’histoire du cinéma (du chronographe de Marey aux capteurs numériques des tournages sans caméra) et le portrait intime d’un cinéaste qui n’a pas réalisé de long-métrage depuis 1999. Cette intimité est établie dès le prologue qui montre un homme endormi dans une pièce qui communique avec un théâtre. Tiré de son sommeil, l’homme chausse des lunettes noires et ouvre la porte qui mène au spectacle. Ce rêveur éveillé, c’est Leos Carax, en personne. Il se retrouve en pyjama dans une salle comble. Depuis l’échec de Pola X, le cinéaste n’a pu mener à bien les projets qui sont nés de son imagination. Il y parvient enfin et commence par se mettre en scène en somnambule, tiré de son hibernation par un moteur mystérieux, dont le carburant est probablement extrait du regard d’un public que la caméra filme de face. Pour naviguer entre l’épopée et les replis les plus secrets de l’âme d’un artiste, Leos Carax a choisi pour vaisseau une limousine étirée, toute blanche. Elle est conduite par une femme élégante, Céline (Edith Scob), qui est venue chercher un homme manifestement puissant dans sa belle villa, de l’autre côté du périphérique. Le prologue nous a appris à nous méfier des apparences et le M. Oscar (Denis Lavant) que Céline salue avec déférence ne s’assied à l’arrière de la grande voiture que pour mieux travailler. Dans cette loge, Oscar se travestit et devient tour à tour une vieille femme, un clochard monstrueux, un père de famille, un assassin asiatique, un vieillard agonisant. A chaque métamorphose correspond une situation, « un rendez-vous », dit Céline dont on s’aperçoit bientôt qu’elle n’a pas grand-chose d’une domestique et tout d’un manager. Ce forçat de la transformation s’use sous nos yeux. Ce qu’accomplit Denis Lavant dans Holy Motors tient du prodige : il passe d’un personnage à l’autre en s’abandonnant sans retenue à chacun des rôles. Quand il devient M. Merde, une créature répugnante déjà vue dans le sketch du film collectif Tokyo, l’acteur disparaît sous les postiches, exsudant une énergie de centrale atomique parfaitement incompatible avec la lassitude du père de famille qu’il incarne quelques séquences plus loin. Ces contradictions, ces oppositions radicales n’empêcheront pas qu’à la fin du film, on sera devenu un intime de M. Oscar, l’homme qui est payé pour se transformer et vivre d’autres vies. Pourquoi ce travail de titan ? M. Oscar vit et travaille dans un monde où le spectacle s’est atomisé pour infiltrer les vies, sans que l’on ne sache plus qui parle à qui, qui regarde, qui joue. Leos Carax invente une manière délibérément velléitaire de faire du cinéma : chaque désir est mis en scène, entre innovation formelle et amour un rien fétichiste de l’histoire du cinéma. Conquérant souverain, faussement mélancolique, incroyablement ludique, sidérant d’originalité et d’invention : Carax nous livre un film génial. Un beau et étrange requiem pour le cinéma.

Ce film est précédé du court métrage:
FARD

Film de David Alapont & Luis Briceno
(Animation – France – 2009 – 12’55 »)

Dans un futur proche, le monde semble fonctionner de façon efficace et contrôlée… Fard dépeint une société aseptisée et froide dans laquelle évoluent des clones au teint blafard. Les auteurs ne s’encombrent pas d’une intrigue compliquée et préfèrent privilégier les symboliques véhiculées par le genre : la représentation despotique du pouvoir ou l’humanité fragilisée par la figure envahissante de l’humanoïde. 

Lamastre (plein air – préau école publique) :
mardi 14 août à 21h30

Vernoux (salle du lac) :
samedi 11 août à 21h
dimanche 12 août à 17h
lundi 13 août à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 12 août à 20h30

 

 

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