Ecran Village

Cinéma associatif à Vernoux, Lamastre, St Jean Chambre et Chalencon (07)

 

Du 15 au 21 août 21 août, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 12:20

MOONRISE KINGDOM

Du 15 au 21 août dans Archives affiche-moonrise-kingdom
Film de Wes Anderson (Dramédie – USA – 2012 – 1h34 – V.O.S.T.)
Avec Bruce Willis, Edward Norton, Bill Murray, Tilda Swinton …

Les îles au large de la Nouvelle-Angleterre sont des pages blanches pour les ciné­astes, mondes clos où faire régner leur seul imaginaire. Récemment, Roman Polanski y a projeté sa parano diffuse (The Ghost Writer) et Martin Scorsese, sa parano massive (Shutter Island). Avec Wes Anderson, changement complet de fantasmagorie. Sur une de ces îles, au cœur de l’été 1965, Suzy et Sam, douze ans, tombent amoureux, concluent un pacte secret et s’enfuient ensemble. Alors que chacun se mobilise pour les retrouver, une violente tempête s’approche des côtes et va bouleverser davantage encore la vie de la communauté. On est trop sérieux quand on a 12 ans, trop lunaire aussi. Sous l’œil grand angle du jeune quadra Wes Anderson, c’est l’âge de tous les ravissements, toutes les sidérations, toutes les bascules, où surgit l’ivresse tétanique du premier amour. Un âge d’échappées et de pactes terribles, dont Moonrise Kingdom fait sa trame élégiaque, s’accrochant à la fuite en socquettes des deux gosses enamourés à travers mers, bois et falaises, avec une troupe scoute, les services sociaux et toutes les névroses du monde adulte à leurs trousses. Suzy est une belle enfant au visage grave soupçonnée par ses parents d’être dépressive, Sam un orphelin ombrageux en uniforme et toque Crockett, promis aux électrochocs et, pire encore, à la garde de Tilda Swinton. Leur évasion leur fait traverser utopies enfantines avec Françoise Hardy pour marraine, premiers baisers, premières morsures. Ce septième film d’Anderson, qui lui a valu sa première invitation à prendre part au cirque cannois, est une somme de son art dont la maîtrise affole plus encore qu’elle n’impressionne. Le cinéaste semble ici plus affairé que jamais à plier le monde et son casting all-star (Bruce Willis, Edward Norton, Bill Murray…) aux puissances de ses visions géométriques, d’en faire une glaise malléable à l’extrême liberté d’écriture qu’il s’offre. C’est un cinéma ouvragé au couteau suisse, cet ustensile qui lui va si bien, et que l’on retrouve en presque chacun de ses films. La couverture du magazine scout Indian Corn, des boîtes de pâtée pour chat, les tempes grises de Tilda Swinton sous son brushing roux, plus que jamais chaque détail, chaque geste, chaque motif s’accorde avec une frénésie de cartoon à l’infinie sophistication de son fétichisme envoûté. Le film ne prolonge pas moins le ressac douloureux qui balaie son cinéma depuis que celui-ci entreprend d’opérer sa révolution adulte. Ici, une noirceur terrible tapisse la cale du film et s’incarne dans ses portraits du désenchantement adulte – rien d’heureux ne se vit en dehors d’un paradis chimérique déjà perdu. Cette ombre vient recouvrir l’intrigue enfantine de son écho cinglant, alors que dans son dernier volet le récit est livré aux splendeurs tonitruantes d’une nuit bleu argent d’ouragan. Mais la foudre peut bien s’abattre sur un enfant, rien n’entravera ici la destinée romantique des amants en culotte scoute. Pour eux, souffle la chanson, c’est encore «le temps des copains, le temps de l’amour, et de l’aventure. Quand le temps va et vient, on ne pense à rien, malgré ses blessures…»

Ce film est précédé du court métrage:
CARLITOPOLIS
un film de Luis Nieto
(Fiction – France – 2006 – 03’10 »)

Un étudiant présente son projet de fin d’études devant un jury. Cet acte banal se transforme peu à peu en une performance absurde et trompeuse au cours de laquelle une petite souris de laboratoire appelée Carlito subit toutes sortes d’expériences. Un mélange de prises de vue réelles et d’images de synthèse nous fait douter de la véracité des images, mais aussi des mots. Qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est faux ?

Lamastre (plein air – préau école publique) :
jeudi 16 août à 21h30

vendredi 17 août
à 21h30

Vernoux (salle du lac) :
samedi 18 août à 18h & 21h
lundi 20 août à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 19 août à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 21 août à 20h30

 

 

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