Ecran Village

Cinéma associatif à Vernoux, Lamastre, St Jean Chambre et Chalencon (07)

 
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Du 19 au 25 septembre (2 films) 25 septembre, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 12:15

A CŒUR OUVERT

Du 19 au 25 septembre (2 films) dans Archives affiche-%C3%A0-coeur-ouvert
Film de Marion Laine (Drame – France – 2012 – 1h27)
Avec Juliette Binoche, Edgar Ramirez, Hippolyte Girardot, Amandine Dewasmes…

Inspiré du roman Remonter l’Orénoque de Mathias Enard, ce deuxième long-métrage de la réalisatrice Marion Laine (Un cœur simple) tâche de peindre minutieusement les tourments d’un amour fragilisé de deux chirurgiens du cœur, Mila et Javier. Bien que les époux multiplient les signes extérieurs de passion, câlins sous la couette, jeux de gamins et escapades interdites, le ver dans le fruit se fait vite percevoir. Ils officient tous deux dans le même hôpital, mais cela ne les rapproche pas, bien au contraire : quand les problèmes d’alcool de Javier se font trop voir, le voilà interdit de bistouri tandis que sa femme continue, le malentendu est inévitable. Alors ils restent ensemble coûte que coûte, mais ils n’ont guère en commun que le refuge dans le déni. Javier refuse sa mise à l’écart, crie au complot et soupçonne sa femme d’en être. Mila ne veut pas voir qu’ils vont droit dans le mur, finit par mentir à tout le monde à commencer par elle-même, quitte à se contredire. Entre eux, chaque étreinte, chaque jeu ne semble là que pour soulager un malaise qu’ils n’osent formuler. Et la grossesse nouvelle de Mila ne fera qu’ajouter au drame des illusions contrariées… De quoi est fait l’amour de Mila et Javier ? Ou l’amour, tout simplement ? Qu’est-ce qui réunit, au fond, un homme et une femme ? Trop rares sont les cinéastes qui osent considérer ces questions sous leur caractère inconfortable, tant est forte la tentation des certitudes faciles et vagues. C’est le principal mérite de Marion Laine : tâcher d’articuler à longueur de film, sans compromis ni déchets, au moins dans son scénario, cette part d’illusion funeste qui fait tenir le couple. Le jeu habité des acteurs Binoche et Ramírez y est aussi pour beaucoup, leur pantomime des amoureux se trouvant mise en perspective sous l’angle d’une comédie désespérée pour la survie.

Ce film est précédé du court métrage:
SKHIZEIN

Film de Jérémy Clapin (Animation – France – 2008 – 13’30 »)

Frappé par une météorite de 150 tonnes, Henri vit désormais à 91 cm précisément de lui-même…

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 20 septembre à 21h
vendredi 21 septembre
à 21h

Vernoux (salle du lac) :
samedi 22 septembre à 21h
dimanche 23 septembre à 17h
lundi 24 septembre à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 23 septembre à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 25 septembre à 20h30

 

REBELLE

affiche-Rebelle dans Archives
Film de Mark Andrews & Brenda Chapman (Animation / Aventure – USA – 2012 – 1h35 – V.F.)
Avec les voix de Bérénice Bejo, Jacques Frantz, Michel Hazanavicius…
Film tout public, à partir de 6 ans

Depuis la nuit des temps, au cœur des terres sauvages et mystérieuses des Highlands d’Ecosse, récits de batailles épiques et légendes mythiques se transmettent de génération en génération. Merida, l’impétueuse fille du roi Fergus et de la reine Elinor, a un problème… Elle est la seule fille au monde à ne pas vouloir devenir princesse ! Maniant l’arc comme personne, Merida refuse de se plier aux règles de la cour et défie une tradition millénaire sacrée aux yeux de tous et particulièrement de sa mère. Dans sa quête de liberté, Merida va involontairement voir se réaliser un vœu bien malheureux et précipiter le royaume dans le chaos. Sa détermination va lui être cruciale pour déjouer cette terrible malédiction. C’est grâce à ses scénarios que Pixar a toujours su faire la différence par rapport à la concurrence. En s’inspirant des légendes gaéliques pour son dernier film d’animation, la compagnie a fait bonne pioche. Rebelle est une merveille de construction rythmique et de caractérisation de personnages. C’est simple : on ne s’ennuie jamais et tous les protagonistes sans exception bénéficient d’un soin d’écriture exceptionnel. Si l’héroïne Merida apparaît plus comme un archétype féministe, entre Mulan et Antigone, elle reste un modèle de bravoure très attachant. Elle est surtout accompagnée de personnalités secondaires hilarantes : une sorcière excentrique, trois frères chenapans et un père bon vivant. Avec au centre une relation mère/fille, reine/princesse touchante, vous avez un aperçu du talent déployé pour faire rire et émouvoir. Et comme souvent chez Pixar, la justesse du trait s’accompagne d’une remarquable direction graphique. Les studios semblent repousser toujours plus les limites du photo réalisme. D’une beauté picturale à couper le souffle, Rebelle est un nouveau joyau technologique. Magnifiquement restitués, les décors envoûtants et les personnages de l’Ecosse médiévale offrent un écrin parfait pour ce récit initiatique, teinté d’un zest de féminisme et de beaucoup d’humour. Esthétiquement impeccable, le film joue sur les stéréotypes du folklore écossais, et offre aussi quelques frayeurs.

Lamastre (centre culturel) :
mercredi 19 septembre à 17h
vendredi 21 septembre à 18h

Vernoux (salle du lac) :
mercredi 19 septembre à 13h30
samedi 22 septembre à 16h & 18h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 23 septembre à 17h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 25 septembre à 18h

 

 
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Du 12 au 18 septembre 18 septembre, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 8:54

JOURNAL DE FRANCE

Du 12 au 18 septembre dans Archives affiche-journal-de-France1
Film de Claudine Nougaret & Raymond Depardon (Documentaire – France – 2012 – 1h40)
Avec Raymond Depardon, Claudine Nougaret …

Journal de France est un documentaire à deux voix : celle de Raymond Depardon d’un côté, celle de sa compagne Claudine Nougaret de l’autre. L’un parcourt la campagne française dans son camping-car pour prendre des photos avec sa chambre noire au gré de son inspiration ; l’autre, restée à Paris, classe et commente leurs archives cinématographiques respectives, professionnelles ou privées, et y retrouve des trésors, dont certains nous sont connus (comme les images de la campagne présidentielle de Valéry Giscard d’Estaing en 1974) et d’autres inédits. Au final, de ce dialogue intime à distance sur des modes différents (Nougaret reste invisible dans sa partie, Depardon omniprésent à l’image dans la sienne), de cette rencontre de tennis entre deux partenaires qui seraient séparés par un mur invisible au lieu d’un filet, il faut bien dire qu’il ressort surtout un portrait à la gloire de Raymond Depardon par une femme qui l’aime et l’admire. Or il advient que rien n’est insupportable dans cette (auto)célébration. Pourquoi ? D’abord Journal de France n’a rien à vendre, et il ne prétend pas diriger le monde. Les déambulations automobiles de Depardon, les images des conflits qu’il a couverts par le passé ne tendent qu’à saisir et montrer le monde tel qu’il est. Il n’y a pas d’intention préliminaire dans le travail de Depardon. Le photographe-cinéaste reste un artisan, un observateur. Un artisan expérimenté qui sait qu’il ne vaut mieux pas prendre une photo au coucher du soleil car elle risquerait d’être trop belle. Et puis, éminemment sympathique, l’idée que la plupart du temps il ne sait pas où il se trouve quand ses proches l’appellent sur son téléphone portable. Sauf quand il retrouve, assis au même endroit, quatre amis qu’il avait déjà photographiés il y a vingt ans et qu’il les fige une nouvelle fois pour l’éternité… On roule et on voudrait que jamais ne s’arrête ce road-movie qui donne envie de prendre la route et de monter le son de l’autoradio en rêvant de la prochaine rencontre, à l’auberge du souvenir. 

Ce film est précédé du court métrage:
MADAGASCAR, CARNET DE VOYAGE
un film de Bastien Dubois (Animation – France – 2009 – 12′)

La Famadihana, coutume malgache qui signifie retournement des morts, donne lieu à d’importantes festivités, à des danses et des sacrifices de zébus, mais démontre surtout l’importance du culte des anciens dans la société malgache. L’histoire est racontée en carnet de voyage, retraçant le parcours d’un voyageur occidental confronté à ces différentes coutumes. Les pages du carnet se tournent, puis les dessins s’animent, nous parcourons les paysages luxuriants de Madagascar avant d’être initié à la culture malgache.

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 13 septembre à 21h

vendredi 14 septembre
à 21h

Vernoux (salle du lac) :
lundi 17 septembre à 18h & 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 16 septembre à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 18 septembre à 20h30

 

 

 
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Du 05 au 11 septembre 11 septembre, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 15:30

TO ROME WITH LOVE

Du 05 au 11 septembre dans Archives affiche-to-rome-with-love
Film de Woody Allen (Comédie – USA – 2012 – 1h54 – V.O.S.T.)
Avec Woody Allen, Roberto Benigni, Penélope Cruz, Alec Baldwin, Judy Davis …

To Rome with Love nous fait partir à la découverte de la ville éternelle à travers différentes histoires de personnages, de simples résidents ou de visiteurs pour l’été, mêlant romances, aventures et quiproquos. Ça frétille toujours autant du côté du Woody tour operator. À 76 ans, le réalisateur poursuit son voyage en Europe, et s’arrête cette année à Rome, où les amoureux, les amants, les allumeuses, et même les « monsieur tout le monde » se croisent entre les ruelles et les chefs d’œuvres antiques. La préoccupation de chacun ? Le bonheur ou l’illusion du bonheur. Les fils se croisent, à chacun son histoire, qu’elle soit vaudeville, conte de fée, ou autobiographie sous forme de flash-back inavoué. Ne comptez pas trop sur les happy end : Woody Allen veut bien vous faire croire que vous embarquez pour une lune de miel, il s’agit surtout d’une escale en forme de point d’interrogation. Jouant de son personnage d’hypocondriaque auto centré incarné par lui-même, l’histoire d’amour en ligne de mire, l’absurde et le merveilleux rattrapant toujours l’action en sourdine, oui, notre cher réalisateur nous emmène en terrain balisé. Quoi de neuf sous la fontaine de Trévise ? Un homme normal (plus normal que le Président, précisons) devient du jour au lendemain et sans raison apparente une vedette, coqueluche des médias. Un couple de jeunes mariés timides et surexcités à l’idée d’un futur plein de richesses dans la capitale, se laisse séduire chacun par une rencontre surprenante qui les rend plein d’audace. Un retraité frustré du monde de l’opéra croit découvrir une pépite dans un chanteur de salle de bain au point de faire monter sur scène sous une douche mobile. Dans ce théâtre de l’absurde, le moteur des histoires les plus folles, c’est l’homme, sa soif de succès, de grandeur, quelle qu’elle soit et par tous les moyens. Un peu comme un « Burn After Reading » des frères Coen, souvent mésestimé, ce To Rome With Love plein de charmes légers bouillonne du génie Allen.

Ce film est précédé du court métrage:
MÊME EN RÊVE
un film de Alice Taylor (Animation – France – 2006 – 07′)

Juliette se réveille un matin dans son lit, se croyant auprès de son amant. Elle le presse de partir, de peur que Simon, son mari, ne les surprenne. Mais Juliette a commis une erreur tragique : c’est Simon qui émerge de la couette.

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 06 septembre à 21h

vendredi 07 septembre
à 21h

Vernoux (salle du lac) :
dimanche 09 septembre à 17h
lundi 10 septembre à 18h & 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 09 septembre à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 11 septembre à 20h30

 

 

 
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Du 29 août au 04 septembre 4 septembre, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 15:13

THE DARK KNIGHT RISES

Du 29 août au 04 septembre dans Archives AFFICHE-THE-DARK-KNIGHT-RISE
Film de Christopher Nolan (Action / Thriller – USA / UK – 2012 – 2h44 – V.F.)
Avec Christian Bale, Gary Oldman, Tom Hardy, Marion Cotillard, Morgan Freeman …

Cela fait 8 ans que Batman a été accusé à tort des crimes commis par l’ex-procureur Harvey Dent et exilé de Gotham City. Mais aujourd’hui, la ville est mise à feu et à sang par un criminel de guerre sociopathe : l’impitoyable Bane. Bruce Wayne se résoudra-t-il à renfiler le costume de l’homme-chauve-souris pour sauver ceux qui l’ont abandonné ? Et d’ailleurs, en qui peut-il faire confiance, entre ses vieux amis et les nouvelles femmes mystérieuses qui l’entourent ? Le film est impressionnant et d’une densité folle : touffu, feuilletonesque, proliférant, tressant les trajets de près d’une dizaine de personnages, crapahutant entre la ville et le désert, le passé et le présent, comme si le réalisateur voulait contracter la puissance narrative d’une série dans le format d’un long métrage. Terrassant! L’ouverture du film marque l’entrée en scène de Bane, nouveau superméchant issu des mutations des comics Batman dans les années 1990, mastodonte à la bouche greffée d’une sorte d’usine à gaz métallique d’où s’échappe une voix de lord anglais. Bane n’est pas le Joker. Il n’est pas là pour rire. Il est une sorte de boucher post-11-Septembre. Un type à la force colossale et nihiliste. Une puissance de destruction à l’état pur, qui entraîne le film vers un horizon apocalyptique. Une suite de scènes spectaculaires qui trouve sa plus grande réussite dans l’implosion de Gotham City, aspirée par son propre sous-sol, s’imposant comme une des images les plus frappantes que le cinéma ait produites ces dernières années. Gotam City est une ville du XXIe siècle, prospère, brillant des feux du capitalisme triomphant. En mettant en scène son effondrement, le cinéaste offre une représentation monstrueuse mais saisissante de l’époque actuelle, dans laquelle la crise endémique du système capitaliste et la terreur qu’inspirent les cataclysmes, qu’ils soient naturels ou chimiques, apparaissent comme les deux versants d’une même réalité. The Dark Kight Rises ne se limite pas à ces prouesses de mise en scène. Fortement inspiré, comme le film précédent, de la bande dessinée The Dark Kinight Returns, de Frank Miller, le film récupère son personnage alors qu’il a dépassé l’âge de la retraite des superhéros. Bruce Wayne a les traits tirés, il marche avec une canne. Depuis que Batman a tué Double-Face, huit ans plus tôt, nettoyant la ville du crime qui la gangrenait, son double super-héroïque n’a plus repris du service, et la mort de Rachel, sa bien-aimée, lui a ôté sa dernière raison de vivre. L’enjeu de sa remise en selle, et du combat épique qui va l’opposer à Bane, peut ainsi se résumer à celui d’un retour d’une libido que de trop longues années de sécurité et de prospérité avaient anéantie. Gagnant en puissance, perdant en étrangeté, ce troisième volet consolidera sans doute le magistère de Nolan à Hollywood. Rare metteur en scène ayant réussi à conjuguer les exigences du blockbuster à des ambitions artistiques et intellectuelles, Nolan achève de façon magistrale la trilogie entamée par « Batman Begins ».

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 30 août à 18h

vendredi 31 août
à 21h

Vernoux (salle du lac) :
samedi 01 septembre à 17h & 21h
lundi 03 septembre à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 02 septembre à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 04 septembre à 20h30

 

 

 
 

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