Ecran Village

Cinéma associatif à Vernoux, Lamastre, St Jean Chambre et Chalencon (07)

 

Du 07 au 13 novembre (4 films) 13 novembre, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 22:51

KILLER JOE

Du 07 au 13 novembre (4 films) dans Archives affiche-killer-joe
Film de William Friedkin (Thriller / Policier – USA – 2012 – 1h42 -V.O.S.T.)
Avec Matthew McConaughey, Emile Hirsch, Juno Temple, Thomas Haden Church …
Attention: film interdit aux moins de 12 ans

Chris, 22 ans, minable dealer de son état, doit trouver 6 000 dollars ou on ne donnera pas cher de sa peau. Une lueur d’espoir germe dans son esprit lorsque se présente à lui une arnaque à l’assurance vie. Celle que sa crapule de mère a contractée pour 50 000 dollars. Mais qui va se charger du sale boulot ? Killer Joe est appelé à la rescousse. Flic le jour, tueur à gages la nuit, il pourrait être la solution au problème. Seul hic : il se fait payer d’avance, ce qui n’est clairement pas une option pour Chris qui n’a pas un sou en poche. Chris tente de négocier mais Killer Joe refuse d’aller plus loin. Il a des principes…jusqu’à ce qu’il rencontre Dottie, la charmante sœur de Chris. Alors Killer Joe veut bien qu’on le paye sur le fric de l’assurance si on le laisse jouer avec Dottie. Après le monumental Bug qui propageait la paranoïa comme un virus, le réalisateur William Friedkin et le scénariste Tracy Letts ne pouvaient pas en rester là. Killer Joe scelle leur seconde collaboration et évidemment il promet de marquer le spectateur au fer rouge. Tel quel, il s’agit d’une descente aux enfers convulsive, un opéra white trash allant très loin dans l’outrance, une bonne blague provocatrice et dérangeante. Cette description abrasive de l’Amérique péquenaude peut donner l’impression d’avoir été mille fois vue, notamment chez Tennessee Williams, mais Friedkin réussit à renouveler le thème de l’ambiguïté morale – son sujet de prédilection – en lui donnant une complexité inédite. Et il n’y va pas de main morte. Rien à faire du bon goût, de la sensibilité et autres sornettes. La violence, il en a filmé les effets séduisants et détestables tout au long de films à succès légèrement démodés (The French Connection), et parfois bien meilleurs que leur réputation (Le Convoi de la peur, remake du célèbre Salaire de la peur, d’Henri-Georges Clouzot). En bon moraliste — tous les Américains le sont peu ou prou —, les progrès du Mal en l’homme l’ont toujours fasciné, parce que, dit-il, « c’est une lutte constante pour nos anges de gagner la bataille ». Chez lui, ils la perdent souvent… De la pièce de Tracy Letts, il tire une farce. Une charge. Sur une famille qui, par monstruosité autant que par bêtise, plonge dans un piège qui va la détruire. Sur un monde sans repères, aussi, que domine ce flic sans loi, soudain amoureux. Célèbre pour exacerber les scènes d’hystérie, le cinéaste, curieusement, a toujours, revendiqué un goût pour l’épure : « Une pièce, deux acteurs : le strict minimum me plaît. » Comme, ici, le clic-clac du briquet du shérif assassin… Chez Friedkin, un simple petit bruit, répété à satiété, fait naître la tension. Ce curieux suspense tragi-comique. Et puis, brutalement, il lâche les chiens. La conjuration des imbéciles s’effondre. Tout explose. La folie douce devient furieuse. Et soudain, c’est l’enfer… Killer Joe appartient à ces films sans happy-end que l’on regarde suspendu dans le vide, les yeux en spirale, entre rire et effroi.

Ce film est précédé du court métrage:
LA GRAN CARRERA (LA GRANDE COURSE)

Film de Kote Camacho (Fiction – Espagne – 2010 – noir et blanc – 07′ – V.O.S.T.)

1914. L’hippodrome de Lasarte présente une course avec un prix jamais vu pour le cheval gagnant. Les huit meilleurs chevaux du monde sont inscrits. Des amateurs et d’importants parieurs du monde entier se réuniront pour participer à ce grand événement : le Grand Prix du Demi Million.

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 08 novembre à 21h
vendredi 09 novembre
à 21h

Vernoux (salle Louis Nodon) :
samedi 10 novembre à 18h
dimanche 11 novembre à 17h
lundi 12 novembre à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 11 novembre à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 13 novembre à 20h30

 

LA NUIT DES FORAINS

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Film de Ingmar Bergman (Drame – Suède -  1953 -1h33 – V.O.S.T.)
Avec Gunnar Björnstrand, Ake Gronberg, Harriet Anderson …
Cycle mémoire du cinéma en partenariat avec Les Ecrans

1900 en Suède. Un cirque minable fait halte dans une petite ville de province où Alberti, le directeur de la troupe, a abandonné sa femme et ses enfants, trois ans auparavant. En proie à de grosses difficultés financières, Alberti et Anne, sa nouvelle compagne, vont quémander des costumes au directeur du théâtre local. Le spectacle a finalement lieu mais s’achève lamentablement avec l’arrivée cocasse de la police. Bravant la jalousie d’Anne, Alberti va rendre visite à son ancienne épouse. Leurs retrouvailles tournent au fiasco. Pour se venger, Anne se donne à Franz, un acteur cynique, en échange d’un bijou sans valeur. Découvrant l’infidélité d’Anne, Alberti provoque Franz qui le roue de coups pendant le numéro d’écuyère d’Anne. Humilié, Alberti s’isole dans sa roulotte et rate son suicide.  Au petit matin, la caravane reprend la route. Frost, le clown, raconte un rêve étrange où il rapetisse dans le ventre de sa mère. Anne, revenue auprès d’Alberti, lui adresse un triste sourire. Pessimiste sans être désespéré, visuellement éblouissante, La Nuit des Forains est l’une des œuvres les plus marquante de Bergman. Ce film fût tourné à l’époque où il se voyait plutôt comme un homme de théâtre et considérait le cinéma comme une distraction. Si bien que le monde du spectacle devient, une fois encore, le thème essentiel de ce film. Ingmar Bergman y oppose la vie misérable d’un cirque ambulant à la réussite sociale d’un théâtre de province. Il contient en résumé toute la philosophie des premiers films du maître, soit : cesser d’aimer, c’est mourir. Très mal accueilli à sa sortie en Suède, La Nuit des Forains est pourtant certainement l’un de ses films les plus personnels. A la question : « Quelle place faites-vous à LA NUIT DES FORAINS au sein de votre œuvre ? », l’auteur répondit : « Ce film fut pour moi une libération. »

Vernoux (salle Louis Nodon) :
samedi 10 novembre à 21h
lundi 12 novembre à 18h

 

KIRIKOU ET LES HOMMES ET LES FEMMES

affiche-kirikou
Film de Michel Ocelot (Animation – France – 2012 – 1h28 – en 3D à Vernoux)
Film tout public à partir de 3 ans

Retrouver le Vieux Grincheux perdu, aider la Femme Forte à reconstruire le toit de sa case détruit par Karaba la sorcière, calmer les pleurs des bébés en jouant de la flûte, apprivoiser le Monstre Bleu… Dans cette deuxième série de contes dérivés de Kirikou et la Sorcière, le plus petit des héros de dessins animés ne chôme pas, l’imagination de Michel Ocelot reste intarissable, et le résultat est à nouveau un ravissement. De la fable musicale au conte moral, chaque histoire se construit en quelques idées simples, qui prennent corps en lignes expressives et couleurs vibrantes avec un relief unique. Michel Ocelot fait en effet un usage singulier de la 3D, déjà expérimenté dans les Contes de la Nuit : il s’agit de superposer plusieurs couches planes pour donner un sentiment de profondeur plutôt que de volume. L’effet obtenu, semblable à celui des anciens théâtres d’ombres qui ont inspiré les Contes de la Nuit, permet de donner l’impression que le personnage se détache d’un fond parfois abstrait, comme ce bleu changeant et mobile derrière le grand-père de Kirikou qui fait de la caverne où le vieil homme raconte les histoires un espace sans fond, ouvert au monde infini des contes. A l’inverse, le monde de Kirikou est fait d’espaces clos : le village tout rond, et au loin la case magique de Karaba la sorcière. Entre les deux, une sorte de zone de non-droit que seuls les fétiches franchissent pour accomplir les missions que leur donne leur maîtresse. Lorsque les villageois s’y aventurent, c’est que l’heure est bien grave, et qu’il faut tout risquer pour une conciliation avec l’ennemie de toujours. Seul Kirikou le parcourt sans crainte dans un sens et dans l’autre, sa silhouette minuscule passant d’un buisson à l’autre comme un souffle. Au fond, chacun des défis qu’il s’impose revient à tenter de rendre les espaces clos perméables les uns aux autres : guérir les peurs héritées, cultiver la curiosité de l’autre. Le touareg, la vieille femme inconnue. La sorcière. Le dernier conte propose à ce défi sans cesse renouvelé une solution charmante. Pour calmer les bébés qui pleurent, Kirikou apprend à jouer de la flûte. Sa mélodie fédère les rythmes des instruments de percussion des villageois, et les petits se calment. Mais l’harmonie naissant à un effet corollaire inattendu : là-bas, très loin et soudain très près, la sorcière sort de sa case, et demande à ce que l’on joue plus fort. Et sa voix, l’instrument que la nature et non la magie lui donne, vient se joindre presque malgré elle à la musique de Kirikou. Bien jolie façon de redire ces grandes leçons que les précédentes aventures du héros minuscule disaient déjà si simplement. Mais on ne se lasse pas de l’entendre une fois encore, portée par un nouvel air.

Lamastre (centre culturel) :
vendredi 09 novembre
à 15h

Vernoux (salle Louis Nodon) :
mercredi 07 novembre à 17h (3D)
samedi 10 novembre à 14h
(3D)

 

LES PIRATES! BONS À RIEN, MAUVAIS EN TOUT

affiche-les-pirates
Film de Peter Lord (Animation – Angleterre -  2012 -1h12 – V.F.)
Film tout public à partir de 6 ans

Malgré son enthousiasme, le Capitaine Pirate a beaucoup de mal à se faire passer pour une terreur des mers. Secondé par un équipage aussi peu doué que lui, le Capitaine rêve pourtant de battre ses rivaux, Black Bellamy et Liz Lafaucheuse, en remportant le prestigieux Prix du Pirate de l’Année. Pour le Capitaine et son drôle d’équipage, c’est le début d’une incroyable odyssée qui, des rivages de Blood Island jusqu’aux rues embrumées de Londres, va les conduire d’épreuves en rencontres. S’ils vont faire équipe avec un jeune scientifique du nom de Charles Darwin, ils vont aussi devoir affronter mille dangers et tenter de survivre à la reine Victoria, qui voue une haine absolue aux pirates… En avant pour l’aventure ! Peter Lord se lance à l’abordage des romans de Gideon Defoe, phénomène littéraire outre-Manche, rencontre explosive entre Robert Stevenson et les Monty Python. Tout est dans le titre. Le capitaine Pirate, son Dodo apprivoisé et son équipage de gentils branquignols, ne sont la terreur d’aucun océan. C’est tout juste s’ils arrivent à attaquer des bateaux pleins de nudistes, de fantômes ou d’écoliers en balade : n’importe quoi sauf du vrai gibier de pirates. Ces abordages à répétition portent bien la marque des studios d’animation Aardman : couleurs pimpantes et enfantines, textures veloutées et humour fou-fou. Les créateurs de Wallace et Gromit ou de Chicken Run nous offrent une nouvelle séance d’euphorie, peuplée de losers rondouillards, où les monstres marins des cartes de navigation s’animent, où le roi des flibustiers ressemble à Elvis… Mélange de pâte à modeler traditionnelle et d’animation numérique, le film bondit des mers chaudes aux brumes de Londres, où guette l’ennemie numéro un des héros, la grande « méchante » du film : la reine Victoria herself ! Une bonbonne pomponnée et perverse, que les créateurs s’ingénient à malmener et à ridiculiser avec bonheur. La virtuosité de l’animation, le second degré des dialogues, la loufoquerie débridée du scénario ainsi qu’un goût immodéré de l’absurde burlesque assurent la réussite de cette hilarante parodie.

Vernoux (salle Louis Nodon) :
mercredi 07 novembre à 14h
samedi 10 novembre à 16h

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 08 novembre
à 15h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 11 novembre à 17h30

 

 

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