Ecran Village

Cinéma associatif à Vernoux, Lamastre, St Jean Chambre et Chalencon (07)

 

Du 19 au 25 septembre (2 films) 25 septembre, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 12:15

A CŒUR OUVERT

Du 19 au 25 septembre (2 films) dans Archives affiche-%C3%A0-coeur-ouvert
Film de Marion Laine (Drame – France – 2012 – 1h27)
Avec Juliette Binoche, Edgar Ramirez, Hippolyte Girardot, Amandine Dewasmes…

Inspiré du roman Remonter l’Orénoque de Mathias Enard, ce deuxième long-métrage de la réalisatrice Marion Laine (Un cœur simple) tâche de peindre minutieusement les tourments d’un amour fragilisé de deux chirurgiens du cœur, Mila et Javier. Bien que les époux multiplient les signes extérieurs de passion, câlins sous la couette, jeux de gamins et escapades interdites, le ver dans le fruit se fait vite percevoir. Ils officient tous deux dans le même hôpital, mais cela ne les rapproche pas, bien au contraire : quand les problèmes d’alcool de Javier se font trop voir, le voilà interdit de bistouri tandis que sa femme continue, le malentendu est inévitable. Alors ils restent ensemble coûte que coûte, mais ils n’ont guère en commun que le refuge dans le déni. Javier refuse sa mise à l’écart, crie au complot et soupçonne sa femme d’en être. Mila ne veut pas voir qu’ils vont droit dans le mur, finit par mentir à tout le monde à commencer par elle-même, quitte à se contredire. Entre eux, chaque étreinte, chaque jeu ne semble là que pour soulager un malaise qu’ils n’osent formuler. Et la grossesse nouvelle de Mila ne fera qu’ajouter au drame des illusions contrariées… De quoi est fait l’amour de Mila et Javier ? Ou l’amour, tout simplement ? Qu’est-ce qui réunit, au fond, un homme et une femme ? Trop rares sont les cinéastes qui osent considérer ces questions sous leur caractère inconfortable, tant est forte la tentation des certitudes faciles et vagues. C’est le principal mérite de Marion Laine : tâcher d’articuler à longueur de film, sans compromis ni déchets, au moins dans son scénario, cette part d’illusion funeste qui fait tenir le couple. Le jeu habité des acteurs Binoche et Ramírez y est aussi pour beaucoup, leur pantomime des amoureux se trouvant mise en perspective sous l’angle d’une comédie désespérée pour la survie.

Ce film est précédé du court métrage:
SKHIZEIN

Film de Jérémy Clapin (Animation – France – 2008 – 13’30 »)

Frappé par une météorite de 150 tonnes, Henri vit désormais à 91 cm précisément de lui-même…

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 20 septembre à 21h
vendredi 21 septembre
à 21h

Vernoux (salle du lac) :
samedi 22 septembre à 21h
dimanche 23 septembre à 17h
lundi 24 septembre à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 23 septembre à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 25 septembre à 20h30

 

REBELLE

affiche-Rebelle dans Archives
Film de Mark Andrews & Brenda Chapman (Animation / Aventure – USA – 2012 – 1h35 – V.F.)
Avec les voix de Bérénice Bejo, Jacques Frantz, Michel Hazanavicius…
Film tout public, à partir de 6 ans

Depuis la nuit des temps, au cœur des terres sauvages et mystérieuses des Highlands d’Ecosse, récits de batailles épiques et légendes mythiques se transmettent de génération en génération. Merida, l’impétueuse fille du roi Fergus et de la reine Elinor, a un problème… Elle est la seule fille au monde à ne pas vouloir devenir princesse ! Maniant l’arc comme personne, Merida refuse de se plier aux règles de la cour et défie une tradition millénaire sacrée aux yeux de tous et particulièrement de sa mère. Dans sa quête de liberté, Merida va involontairement voir se réaliser un vœu bien malheureux et précipiter le royaume dans le chaos. Sa détermination va lui être cruciale pour déjouer cette terrible malédiction. C’est grâce à ses scénarios que Pixar a toujours su faire la différence par rapport à la concurrence. En s’inspirant des légendes gaéliques pour son dernier film d’animation, la compagnie a fait bonne pioche. Rebelle est une merveille de construction rythmique et de caractérisation de personnages. C’est simple : on ne s’ennuie jamais et tous les protagonistes sans exception bénéficient d’un soin d’écriture exceptionnel. Si l’héroïne Merida apparaît plus comme un archétype féministe, entre Mulan et Antigone, elle reste un modèle de bravoure très attachant. Elle est surtout accompagnée de personnalités secondaires hilarantes : une sorcière excentrique, trois frères chenapans et un père bon vivant. Avec au centre une relation mère/fille, reine/princesse touchante, vous avez un aperçu du talent déployé pour faire rire et émouvoir. Et comme souvent chez Pixar, la justesse du trait s’accompagne d’une remarquable direction graphique. Les studios semblent repousser toujours plus les limites du photo réalisme. D’une beauté picturale à couper le souffle, Rebelle est un nouveau joyau technologique. Magnifiquement restitués, les décors envoûtants et les personnages de l’Ecosse médiévale offrent un écrin parfait pour ce récit initiatique, teinté d’un zest de féminisme et de beaucoup d’humour. Esthétiquement impeccable, le film joue sur les stéréotypes du folklore écossais, et offre aussi quelques frayeurs.

Lamastre (centre culturel) :
mercredi 19 septembre à 17h
vendredi 21 septembre à 18h

Vernoux (salle du lac) :
mercredi 19 septembre à 13h30
samedi 22 septembre à 16h & 18h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 23 septembre à 17h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 25 septembre à 18h

 

 

Du 12 au 18 septembre 18 septembre, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 8:54

JOURNAL DE FRANCE

Du 12 au 18 septembre dans Archives affiche-journal-de-France1
Film de Claudine Nougaret & Raymond Depardon (Documentaire – France – 2012 – 1h40)
Avec Raymond Depardon, Claudine Nougaret …

Journal de France est un documentaire à deux voix : celle de Raymond Depardon d’un côté, celle de sa compagne Claudine Nougaret de l’autre. L’un parcourt la campagne française dans son camping-car pour prendre des photos avec sa chambre noire au gré de son inspiration ; l’autre, restée à Paris, classe et commente leurs archives cinématographiques respectives, professionnelles ou privées, et y retrouve des trésors, dont certains nous sont connus (comme les images de la campagne présidentielle de Valéry Giscard d’Estaing en 1974) et d’autres inédits. Au final, de ce dialogue intime à distance sur des modes différents (Nougaret reste invisible dans sa partie, Depardon omniprésent à l’image dans la sienne), de cette rencontre de tennis entre deux partenaires qui seraient séparés par un mur invisible au lieu d’un filet, il faut bien dire qu’il ressort surtout un portrait à la gloire de Raymond Depardon par une femme qui l’aime et l’admire. Or il advient que rien n’est insupportable dans cette (auto)célébration. Pourquoi ? D’abord Journal de France n’a rien à vendre, et il ne prétend pas diriger le monde. Les déambulations automobiles de Depardon, les images des conflits qu’il a couverts par le passé ne tendent qu’à saisir et montrer le monde tel qu’il est. Il n’y a pas d’intention préliminaire dans le travail de Depardon. Le photographe-cinéaste reste un artisan, un observateur. Un artisan expérimenté qui sait qu’il ne vaut mieux pas prendre une photo au coucher du soleil car elle risquerait d’être trop belle. Et puis, éminemment sympathique, l’idée que la plupart du temps il ne sait pas où il se trouve quand ses proches l’appellent sur son téléphone portable. Sauf quand il retrouve, assis au même endroit, quatre amis qu’il avait déjà photographiés il y a vingt ans et qu’il les fige une nouvelle fois pour l’éternité… On roule et on voudrait que jamais ne s’arrête ce road-movie qui donne envie de prendre la route et de monter le son de l’autoradio en rêvant de la prochaine rencontre, à l’auberge du souvenir. 

Ce film est précédé du court métrage:
MADAGASCAR, CARNET DE VOYAGE
un film de Bastien Dubois (Animation – France – 2009 – 12′)

La Famadihana, coutume malgache qui signifie retournement des morts, donne lieu à d’importantes festivités, à des danses et des sacrifices de zébus, mais démontre surtout l’importance du culte des anciens dans la société malgache. L’histoire est racontée en carnet de voyage, retraçant le parcours d’un voyageur occidental confronté à ces différentes coutumes. Les pages du carnet se tournent, puis les dessins s’animent, nous parcourons les paysages luxuriants de Madagascar avant d’être initié à la culture malgache.

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 13 septembre à 21h

vendredi 14 septembre
à 21h

Vernoux (salle du lac) :
lundi 17 septembre à 18h & 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 16 septembre à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 18 septembre à 20h30

 

 

 

Du 05 au 11 septembre 11 septembre, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 15:30

TO ROME WITH LOVE

Du 05 au 11 septembre dans Archives affiche-to-rome-with-love
Film de Woody Allen (Comédie – USA – 2012 – 1h54 – V.O.S.T.)
Avec Woody Allen, Roberto Benigni, Penélope Cruz, Alec Baldwin, Judy Davis …

To Rome with Love nous fait partir à la découverte de la ville éternelle à travers différentes histoires de personnages, de simples résidents ou de visiteurs pour l’été, mêlant romances, aventures et quiproquos. Ça frétille toujours autant du côté du Woody tour operator. À 76 ans, le réalisateur poursuit son voyage en Europe, et s’arrête cette année à Rome, où les amoureux, les amants, les allumeuses, et même les « monsieur tout le monde » se croisent entre les ruelles et les chefs d’œuvres antiques. La préoccupation de chacun ? Le bonheur ou l’illusion du bonheur. Les fils se croisent, à chacun son histoire, qu’elle soit vaudeville, conte de fée, ou autobiographie sous forme de flash-back inavoué. Ne comptez pas trop sur les happy end : Woody Allen veut bien vous faire croire que vous embarquez pour une lune de miel, il s’agit surtout d’une escale en forme de point d’interrogation. Jouant de son personnage d’hypocondriaque auto centré incarné par lui-même, l’histoire d’amour en ligne de mire, l’absurde et le merveilleux rattrapant toujours l’action en sourdine, oui, notre cher réalisateur nous emmène en terrain balisé. Quoi de neuf sous la fontaine de Trévise ? Un homme normal (plus normal que le Président, précisons) devient du jour au lendemain et sans raison apparente une vedette, coqueluche des médias. Un couple de jeunes mariés timides et surexcités à l’idée d’un futur plein de richesses dans la capitale, se laisse séduire chacun par une rencontre surprenante qui les rend plein d’audace. Un retraité frustré du monde de l’opéra croit découvrir une pépite dans un chanteur de salle de bain au point de faire monter sur scène sous une douche mobile. Dans ce théâtre de l’absurde, le moteur des histoires les plus folles, c’est l’homme, sa soif de succès, de grandeur, quelle qu’elle soit et par tous les moyens. Un peu comme un « Burn After Reading » des frères Coen, souvent mésestimé, ce To Rome With Love plein de charmes légers bouillonne du génie Allen.

Ce film est précédé du court métrage:
MÊME EN RÊVE
un film de Alice Taylor (Animation – France – 2006 – 07′)

Juliette se réveille un matin dans son lit, se croyant auprès de son amant. Elle le presse de partir, de peur que Simon, son mari, ne les surprenne. Mais Juliette a commis une erreur tragique : c’est Simon qui émerge de la couette.

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 06 septembre à 21h

vendredi 07 septembre
à 21h

Vernoux (salle du lac) :
dimanche 09 septembre à 17h
lundi 10 septembre à 18h & 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 09 septembre à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 11 septembre à 20h30

 

 

 

Du 29 août au 04 septembre 4 septembre, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 15:13

THE DARK KNIGHT RISES

Du 29 août au 04 septembre dans Archives AFFICHE-THE-DARK-KNIGHT-RISE
Film de Christopher Nolan (Action / Thriller – USA / UK – 2012 – 2h44 – V.F.)
Avec Christian Bale, Gary Oldman, Tom Hardy, Marion Cotillard, Morgan Freeman …

Cela fait 8 ans que Batman a été accusé à tort des crimes commis par l’ex-procureur Harvey Dent et exilé de Gotham City. Mais aujourd’hui, la ville est mise à feu et à sang par un criminel de guerre sociopathe : l’impitoyable Bane. Bruce Wayne se résoudra-t-il à renfiler le costume de l’homme-chauve-souris pour sauver ceux qui l’ont abandonné ? Et d’ailleurs, en qui peut-il faire confiance, entre ses vieux amis et les nouvelles femmes mystérieuses qui l’entourent ? Le film est impressionnant et d’une densité folle : touffu, feuilletonesque, proliférant, tressant les trajets de près d’une dizaine de personnages, crapahutant entre la ville et le désert, le passé et le présent, comme si le réalisateur voulait contracter la puissance narrative d’une série dans le format d’un long métrage. Terrassant! L’ouverture du film marque l’entrée en scène de Bane, nouveau superméchant issu des mutations des comics Batman dans les années 1990, mastodonte à la bouche greffée d’une sorte d’usine à gaz métallique d’où s’échappe une voix de lord anglais. Bane n’est pas le Joker. Il n’est pas là pour rire. Il est une sorte de boucher post-11-Septembre. Un type à la force colossale et nihiliste. Une puissance de destruction à l’état pur, qui entraîne le film vers un horizon apocalyptique. Une suite de scènes spectaculaires qui trouve sa plus grande réussite dans l’implosion de Gotham City, aspirée par son propre sous-sol, s’imposant comme une des images les plus frappantes que le cinéma ait produites ces dernières années. Gotam City est une ville du XXIe siècle, prospère, brillant des feux du capitalisme triomphant. En mettant en scène son effondrement, le cinéaste offre une représentation monstrueuse mais saisissante de l’époque actuelle, dans laquelle la crise endémique du système capitaliste et la terreur qu’inspirent les cataclysmes, qu’ils soient naturels ou chimiques, apparaissent comme les deux versants d’une même réalité. The Dark Kight Rises ne se limite pas à ces prouesses de mise en scène. Fortement inspiré, comme le film précédent, de la bande dessinée The Dark Kinight Returns, de Frank Miller, le film récupère son personnage alors qu’il a dépassé l’âge de la retraite des superhéros. Bruce Wayne a les traits tirés, il marche avec une canne. Depuis que Batman a tué Double-Face, huit ans plus tôt, nettoyant la ville du crime qui la gangrenait, son double super-héroïque n’a plus repris du service, et la mort de Rachel, sa bien-aimée, lui a ôté sa dernière raison de vivre. L’enjeu de sa remise en selle, et du combat épique qui va l’opposer à Bane, peut ainsi se résumer à celui d’un retour d’une libido que de trop longues années de sécurité et de prospérité avaient anéantie. Gagnant en puissance, perdant en étrangeté, ce troisième volet consolidera sans doute le magistère de Nolan à Hollywood. Rare metteur en scène ayant réussi à conjuguer les exigences du blockbuster à des ambitions artistiques et intellectuelles, Nolan achève de façon magistrale la trilogie entamée par « Batman Begins ».

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 30 août à 18h

vendredi 31 août
à 21h

Vernoux (salle du lac) :
samedi 01 septembre à 17h & 21h
lundi 03 septembre à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 02 septembre à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 04 septembre à 20h30

 

 

 

Du 22 au 28 Août 28 août, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 8:35

BLANCHE NEIGE ET LE CHASSEUR

Du 22 au 28 Août dans Archives affiche-blanche-neige-et-le-chasseur
Film de Rupert Sanders (Aventure / Fantastique – USA – 2012 – 2h06 – V.F.)
Avec Kristen Stewart, Chris Hemsworth, Charlize Theron …
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Dans des temps immémoriaux où la magie, les fées et les nains étaient monnaie courante, naquit un jour l’unique enfant d’un bon roi et de son épouse chérie : une fille aux lèvres rouge sang, à la chevelure noire comme l’ébène et à la peau blanche comme neige. Et voilà précisément où l’histoire que vous croyiez connaître prend fin et où la nouvelle adaptation épique et envoutante de ce célèbre conte des frères Grimm débute. Notre héroïne, dont la beauté vient entacher la suprématie de l’orgueilleuse Reine Ravenna et déclencher son courroux, n’a plus rien d’une damoiselle en détresse, et la cruelle marâtre en quête de jeunesse éternelle ignore que sa seule et unique rivale a été formée à l’art de la guerre par le chasseur qu’elle avait elle-même envoyé pour la capturer. Alliant leurs forces, Blanche-Neige et le chasseur vont fomenter une rébellion et lever une armée pour reconquérir le royaume de Tabor et libérer son peuple du joug de l’impitoyable Ravenna. Cette nouvelle adaptation du conte de fées des frères Grimm est loin, très loin, du célèbre dessin animé des studios Disney, réalisé en 1937. Un film à grand spectacle, qui fait penser par moments au « Seigneur des anneaux », proche de l’univers de l’héroïc-fantasy, sombre et trash à souhait. Ce « Blanche-Neige » version noire bénéficie de deux stars en grande forme: Charlize Theron dans un de ces rôles de méchante qu’elle affectionne tout particulièrement, la reine Ravenna, et Kristen Stewart, la jeune héroïne de « Twilight » en Blanche-Neige amoureuse et futée qui convainc le chasseur (Chris Hemsworth) envoyé pour la tuer de devenir son protecteur et son mentor. Quant aux sept nains, ils sont ici inquiétants, lubriques et voleurs. Ce premier film  de Rupert Sanders se présente comme une réalisation efficace dans son récit, créative dans ses moyens et suffisamment intelligente dans son travail sur la matière première. Porté par un imaginaire très proche des graves exubérances de Terry Gilliam dans Les Frères Grimm (2005), le film s’apprécie surtout comme un parcours visuel où fourmillent petites et grandes trouvailles d’animateurs. De la silhouette majestueuse du miroir à forme humaine jusqu’au vieillissement accéléré de la reine, le parti pris est clair et bien défendu : dire un conte, c’est avant tout planter un décor. Que cet enchantement premier fonctionne, et le reste suivra sans trop de mal. Mais, par-delà les codes anciens du conte et – moins anciens – du cinéma qui aime à les redire, se construit au fil du récit un modèle résolument contemporain : une féminité à la Jeanne d’Arc, vierge et guerrière, immensément fragile et plus puissante encore de ses faiblesses. C’était l’une des ambitions manquées de l’Alice de Burton. C’est la grande force de cette Blanche-Neige en armure, hurlant de sa toute petite voix pour rassembler sous sa bannière les hommes immenses. Un modèle entre histoire et conte, qui n’est pas le pire que l’on puisse désirer à 15 ans, ou plus tôt, ou bien plus tard.

Ce film est précédé du court métrage:
LE BÛCHERON DES MOTS
un film de Izu Troin
(Animation – France – 2009 – 11’10)

Dans un pays où les habitants se nourrissent, au sens propre, de lettres et de mots cueillis dans les arbres, la lecture est vitale s’ils ne veulent pas mourir… d’ennui. Mais certains livres sont interdits à cause de leur contenu émotionnel et des transformations physiques qu’ils provoquent. Nadal, un bûcheron des mots, fait une rencontre qui change définitivement sa vie…

Lamastre :
jeudi 23 août à 21h30
(plein air – préau école publique)

vendredi 24 août
à 21h (centre culturel)
samedi 25 août à 18h
(centre culturel)

Vernoux (salle du lac) :
lundi 27 août à 18h & 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 26 août à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 28 août à 20h30

 

 

 

Du 15 au 21 août 21 août, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 12:20

MOONRISE KINGDOM

Du 15 au 21 août dans Archives affiche-moonrise-kingdom
Film de Wes Anderson (Dramédie – USA – 2012 – 1h34 – V.O.S.T.)
Avec Bruce Willis, Edward Norton, Bill Murray, Tilda Swinton …

Les îles au large de la Nouvelle-Angleterre sont des pages blanches pour les ciné­astes, mondes clos où faire régner leur seul imaginaire. Récemment, Roman Polanski y a projeté sa parano diffuse (The Ghost Writer) et Martin Scorsese, sa parano massive (Shutter Island). Avec Wes Anderson, changement complet de fantasmagorie. Sur une de ces îles, au cœur de l’été 1965, Suzy et Sam, douze ans, tombent amoureux, concluent un pacte secret et s’enfuient ensemble. Alors que chacun se mobilise pour les retrouver, une violente tempête s’approche des côtes et va bouleverser davantage encore la vie de la communauté. On est trop sérieux quand on a 12 ans, trop lunaire aussi. Sous l’œil grand angle du jeune quadra Wes Anderson, c’est l’âge de tous les ravissements, toutes les sidérations, toutes les bascules, où surgit l’ivresse tétanique du premier amour. Un âge d’échappées et de pactes terribles, dont Moonrise Kingdom fait sa trame élégiaque, s’accrochant à la fuite en socquettes des deux gosses enamourés à travers mers, bois et falaises, avec une troupe scoute, les services sociaux et toutes les névroses du monde adulte à leurs trousses. Suzy est une belle enfant au visage grave soupçonnée par ses parents d’être dépressive, Sam un orphelin ombrageux en uniforme et toque Crockett, promis aux électrochocs et, pire encore, à la garde de Tilda Swinton. Leur évasion leur fait traverser utopies enfantines avec Françoise Hardy pour marraine, premiers baisers, premières morsures. Ce septième film d’Anderson, qui lui a valu sa première invitation à prendre part au cirque cannois, est une somme de son art dont la maîtrise affole plus encore qu’elle n’impressionne. Le cinéaste semble ici plus affairé que jamais à plier le monde et son casting all-star (Bruce Willis, Edward Norton, Bill Murray…) aux puissances de ses visions géométriques, d’en faire une glaise malléable à l’extrême liberté d’écriture qu’il s’offre. C’est un cinéma ouvragé au couteau suisse, cet ustensile qui lui va si bien, et que l’on retrouve en presque chacun de ses films. La couverture du magazine scout Indian Corn, des boîtes de pâtée pour chat, les tempes grises de Tilda Swinton sous son brushing roux, plus que jamais chaque détail, chaque geste, chaque motif s’accorde avec une frénésie de cartoon à l’infinie sophistication de son fétichisme envoûté. Le film ne prolonge pas moins le ressac douloureux qui balaie son cinéma depuis que celui-ci entreprend d’opérer sa révolution adulte. Ici, une noirceur terrible tapisse la cale du film et s’incarne dans ses portraits du désenchantement adulte – rien d’heureux ne se vit en dehors d’un paradis chimérique déjà perdu. Cette ombre vient recouvrir l’intrigue enfantine de son écho cinglant, alors que dans son dernier volet le récit est livré aux splendeurs tonitruantes d’une nuit bleu argent d’ouragan. Mais la foudre peut bien s’abattre sur un enfant, rien n’entravera ici la destinée romantique des amants en culotte scoute. Pour eux, souffle la chanson, c’est encore «le temps des copains, le temps de l’amour, et de l’aventure. Quand le temps va et vient, on ne pense à rien, malgré ses blessures…»

Ce film est précédé du court métrage:
CARLITOPOLIS
un film de Luis Nieto
(Fiction – France – 2006 – 03’10 »)

Un étudiant présente son projet de fin d’études devant un jury. Cet acte banal se transforme peu à peu en une performance absurde et trompeuse au cours de laquelle une petite souris de laboratoire appelée Carlito subit toutes sortes d’expériences. Un mélange de prises de vue réelles et d’images de synthèse nous fait douter de la véracité des images, mais aussi des mots. Qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est faux ?

Lamastre (plein air – préau école publique) :
jeudi 16 août à 21h30

vendredi 17 août
à 21h30

Vernoux (salle du lac) :
samedi 18 août à 18h & 21h
lundi 20 août à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 19 août à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 21 août à 20h30

 

 

 

Du 08 au 14 août (2 films) 14 août, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 9:28

L’AGE DE GLACE 4
LA DÉRIVE DES CONTINENTS

Du 08 au 14 août (2 films) dans Archives affiche-lage-de-glace-41
Film de Steve Martino & Mike Thurmeier (Animation – USA – 2012 – 1h34 – V.F.)
Avec les voix de Gérard Lanvin, Vincent Cassel, Elie Semoun, Christophe Dechavane…
Film tous publics à partir 6 ans

Alors que la saga l’Age de Glace nous fait mourir de rire depuis onze ans et qu’elle compte déjà une trilogie (2001-2005-2009), les réalisateurs ont remis le paquet avec ce quatrième volet. En effet, dès le début du film, on retrouve notre fidèle Scrat – toujours aussi obsédé par sa noisette – qui va provoquer la division de l’unique terre en plusieurs continents et ainsi séparer Manny et ses deux amis (Sid et Diego) du reste de leur famille. Durant cette folle introduction – plutôt anecdotique, on vous laisse le plaisir de la découvrir – on reste ébahit devant un graphisme époustouflant, fluide et rapide qui nous replonge vitesse grand V dans cette nouvelle épopée préhistorique, qui parvient à tirer le meilleur des ingrédients de la saga. Que serait l’univers de l’Age de Glace sans sa bande de personnages totalement loufoques, à l’humour décapant et à la personnalité attachante ? Pas grand chose, on vous l’accorde ! En plus de retrouver l’écureuil Scrat, ainsi que le trio formé par Manny, Sid et Diego, on découvre de nouveaux personnages tels que la jeune Pêche, la fille mammouth de Manny et Ellie, ou encore son fidèle ami – très choupinet – Louis, alias Moucheron. Mais l’arrivée que l’on préfère dans cet Age de Glace 4 est celle d’une paresseuse qui n’est autre que la grand-mère édentée et complètement frappadingue de Sid. Un personnages qui nous aura fait rire à chacune de ses apparitions ! Autres nouveaux dans cette épisode, les méchants pirates qui ne manqueront pas d’amuser les plus jeunes lorsqu’ils pousseront la chansonnette. A ce propos, on peut remarquer qu’avec une partie de son casting (original) composé de chanteurs – Jennifer Lopez, Queen Latifah, Nicki Minaj et Drake – l’Age de Glace 4 propose une bande originale de qualité (restez bien durant le générique de fin, il vaut vraiment le coup d’oeil). En revanche, si l’histoire est plaisante, on regretta parfois son rythme en dents de scie . On passe de séquences assez lentes – heureusement assez brèves – à des scènes très drôles – où les blagues s’enchaînent facilement – pour revenir à des moments plus monotones, notamment lorsqu’on quitte les quatre personnages principaux. Cependant, on trouvera comme excuse qu’il faut bien mettre en place l’intrigue et qu’on ne peut pas faire un film uniquement basé sur des bonnes vannes. En conclusion, on peut donc dire que cet épisode est bien plus réussi que le précédent et qu’en conséquence, les fans ne devraient donc pas être les seuls à apprécier le spectacle !

Lamastre (plein air – préau école publique) :
jeudi 09 août à 21h30
vendredi 10 août
à 21h30

Vernoux (salle du lac) :
samedi 11 août à 18h
lundi 13 août à 18h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 12 août à 17h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 14 août à 20h30

 

HOLY MOTORS

affiche-holy-motors dans Archives
Film de Léos Carax (Drame / Fantastique – France – 2012 – 1h55)
Avec Denis Lavant, Eva Mendes, Edith Scob, Kylie Minogue…

De l’aube à la nuit, quelques heures dans l’existence de Monsieur Oscar, un être qui voyage de vie en vie. M. Oscar semble jouer des rôles, plongeant en chacun tout entier. Il est seul, uniquement accompagné de Céline, longue dame blonde aux commandes de l’immense machine qui le transporte dans Paris et autour. Tel un tueur consciencieux allant de gage en gage. À la poursuite de la beauté du geste. Du moteur de l’action. Des femmes et des fantômes de sa vie. Mais où est sa maison, sa famille, son repos ? Holy Motors est à la fois un film fauché et une superproduction – une vue d’ensemble de l’histoire du cinéma (du chronographe de Marey aux capteurs numériques des tournages sans caméra) et le portrait intime d’un cinéaste qui n’a pas réalisé de long-métrage depuis 1999. Cette intimité est établie dès le prologue qui montre un homme endormi dans une pièce qui communique avec un théâtre. Tiré de son sommeil, l’homme chausse des lunettes noires et ouvre la porte qui mène au spectacle. Ce rêveur éveillé, c’est Leos Carax, en personne. Il se retrouve en pyjama dans une salle comble. Depuis l’échec de Pola X, le cinéaste n’a pu mener à bien les projets qui sont nés de son imagination. Il y parvient enfin et commence par se mettre en scène en somnambule, tiré de son hibernation par un moteur mystérieux, dont le carburant est probablement extrait du regard d’un public que la caméra filme de face. Pour naviguer entre l’épopée et les replis les plus secrets de l’âme d’un artiste, Leos Carax a choisi pour vaisseau une limousine étirée, toute blanche. Elle est conduite par une femme élégante, Céline (Edith Scob), qui est venue chercher un homme manifestement puissant dans sa belle villa, de l’autre côté du périphérique. Le prologue nous a appris à nous méfier des apparences et le M. Oscar (Denis Lavant) que Céline salue avec déférence ne s’assied à l’arrière de la grande voiture que pour mieux travailler. Dans cette loge, Oscar se travestit et devient tour à tour une vieille femme, un clochard monstrueux, un père de famille, un assassin asiatique, un vieillard agonisant. A chaque métamorphose correspond une situation, « un rendez-vous », dit Céline dont on s’aperçoit bientôt qu’elle n’a pas grand-chose d’une domestique et tout d’un manager. Ce forçat de la transformation s’use sous nos yeux. Ce qu’accomplit Denis Lavant dans Holy Motors tient du prodige : il passe d’un personnage à l’autre en s’abandonnant sans retenue à chacun des rôles. Quand il devient M. Merde, une créature répugnante déjà vue dans le sketch du film collectif Tokyo, l’acteur disparaît sous les postiches, exsudant une énergie de centrale atomique parfaitement incompatible avec la lassitude du père de famille qu’il incarne quelques séquences plus loin. Ces contradictions, ces oppositions radicales n’empêcheront pas qu’à la fin du film, on sera devenu un intime de M. Oscar, l’homme qui est payé pour se transformer et vivre d’autres vies. Pourquoi ce travail de titan ? M. Oscar vit et travaille dans un monde où le spectacle s’est atomisé pour infiltrer les vies, sans que l’on ne sache plus qui parle à qui, qui regarde, qui joue. Leos Carax invente une manière délibérément velléitaire de faire du cinéma : chaque désir est mis en scène, entre innovation formelle et amour un rien fétichiste de l’histoire du cinéma. Conquérant souverain, faussement mélancolique, incroyablement ludique, sidérant d’originalité et d’invention : Carax nous livre un film génial. Un beau et étrange requiem pour le cinéma.

Ce film est précédé du court métrage:
FARD

Film de David Alapont & Luis Briceno
(Animation – France – 2009 – 12’55 »)

Dans un futur proche, le monde semble fonctionner de façon efficace et contrôlée… Fard dépeint une société aseptisée et froide dans laquelle évoluent des clones au teint blafard. Les auteurs ne s’encombrent pas d’une intrigue compliquée et préfèrent privilégier les symboliques véhiculées par le genre : la représentation despotique du pouvoir ou l’humanité fragilisée par la figure envahissante de l’humanoïde. 

Lamastre (plein air – préau école publique) :
mardi 14 août à 21h30

Vernoux (salle du lac) :
samedi 11 août à 21h
dimanche 12 août à 17h
lundi 13 août à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 12 août à 20h30

 

 

 

Du 01 au 07 août (2 films) 7 août, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 14:00

LA PART DES ANGES

Du 01 au 07 août (2 films) dans Archives affiche-La-part-des-anges
Film de Ken Loach (Comédie dramatique – Grande Bretagne – 2012 – 1h41 – V.O.S.T.)
Avec Paul Brannigan, John Henshaw, Gary Maitland, Roger Allam…

Le prix du jury attribué à la Part des anges de Ken Loach au dernier Festival de Cannes a surpris tout le monde. Surtout Ken Loach (Palme d’or en 2006 pour Le vent se lève), qui l’a reçu un sourire perplexe aux lèvres. Son film avait été accueilli avec une étrange condescendance. C’était «un petit Loach», c’était «gentil», c’était «sympa». Sans doute était-ce tout cela. Mais aussi davantage. D’abord, ne pas trahir son sujet, écrit par son scénariste fétiche Paul Laverty et né d’une statistique navrante – l’année dernière, en Angleterre, pour la première fois, le nombre de jeunes au chômage a dépassé le million – , Loach n’a pas trahi, il a, à nouveau, comme souvent, comme il sait le faire, montré que la classe ouvrière de son pays ne va pas au paradis et que c’est plus dur encore lorsque l’on est jeune, lorsqu’on est petit. Les drames sociaux de Ken Loach imposent admiration et respect. Cette fois il a choisi pour dire ses colères, son engagement sans faille du côté des lésés, le registre insolite et bienfaisant de la comédie. On rit donc souvent – même si ce n’est pas gai –, avec ce conte de fées cabossées, rédemption d’un voyou avenant dans les effluves célestes d’un whisky de prix. Ça se passe à Glasgow dont on voit les rues sombres mais aussi la campagne douce, et où l’accent écossais est épais comme le brouillard. Robbie, la vingtaine, plein de rages légitimes, navigue de bagarres violentes en larcins divers, mais voilà, de toutes ses forces, il voudrait rentrer dans l’ordre : il est amoureux d’une fille «trop bien pour lui», et il va être papa… Échappant par miracle à la prison, Robbie est condamné à 300 heures de travaux d’intérêt général. Dès lors, le film échappe au drame (et aussi à la réalité), comme un oiseau s’échappe de sa cage. Harry, un éducateur bon comme une nounou, se prend d’affection pour lui et trois autres de ses ouailles un peu délinquantes occupées à nettoyer un cimetière, et les emmène en excursion pour les distraire. Notamment dans une raffinerie de whisky. C’est là qu’elles apprennent, et nous aussi, que la vapeur d’alcool s’échappant inéluctablement des fûts précieux est appelée «la part des anges». C’est là que Robbie révèle ses dons insoupçonnés, il a un nez, un palais, et est vite repéré par un grand spécialiste. Une vente aux enchères d’un montant astronomique doit avoir lieu, un américain richissime et inculte est le client idéal. Et si pendant la nuit précédant la vente, on pompait un peu du divin breuvage pour le remplacer par de la piquette et vendre à son juste prix (astronomique) le nectar prélevé, le client n’y boirait que du feu. C’est à cette épopée modeste de nos quatre larrons maladroits, dérisoires mousquetaires en kilt, que le film nous convie. Prendre aux riches quand on est pauvre, après tout… A la fin, non, Robbie n’est pas devenu un ange. Mais Ken Loach lui fait confiance. Et nous aussi. Il va réussir à attraper sa chance. Du moins une petite part. Ce Ken Loach millésime 2012 est à déguster sans modération !

Ce film est précédé du court métrage:
EN BOUQUETS SERRÉS
un film de Ornette Spenceley
(Fiction – Grande-Bretagne – 2007 – 10′ – V.O.S.T.)

Une jeune mère célibataire gagne sa vie en sillonnant le pays comme ouvrière agricole. Après la perte soudaine de son emploi, elle est contrainte d’assumer ses responsabilités parentales.

Lamastre (plein air – préau école publique) :
jeudi 02 août à 21h30

vendredi 03 août
à 21h30

Vernoux (salle du lac) :
dimanche 05 août à 17h
lundi 06 août à 18h & 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 05 août à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 07 juillet à 20h30

 

LES AVENTURES EXTRAORDINAIRES
D’ADÈLE BLANC-SEC

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Film de Luc Besson (Aventure – France – 2010 – 1h47)
Avec Louise Bourgoin, Gilles Lellouche,Mathieu Amalric, Jean-Paul Rouve…
Film tous publics / séance gratuite offerte par la ville de Vernoux en Vivarais

En cette année 1912, Adèle Blanc-Sec, jeune journaliste intrépide, est prête à tout pour arriver à ses fins, y compris débarquer en Égypte et se retrouver aux prises avec des momies en tout genre. Au même moment à Paris, c’est la panique ! Un œuf de ptérodactyle, vieux de 136 millions d’années, a mystérieusement éclos sur une étagère du Jardin des Plantes, et l’oiseau sème la terreur dans le ciel de la capitale. Pas de quoi déstabiliser Adèle Blanc-Sec, dont les aventures révèlent bien d’autres surprises extraordinaires… Luc Besson reprend l’esprit et les images, les vignettes mêmes des bandes dessinées de Jacques Tardi et c’est donc dans une ambiance familière aux amateurs du dessinateur qu’éclôt cet œuf de ptérodactyle, et c’est un Choupard alcoolisé qui l’aperçoit d’abord rue de Rivoli. Cette répétition cinématographique de l’univers dessiné est elle-même inventive, drôle et aventureuse. Le rapport à la parodie est nickel : c’est plein de mystères mais on sent que leur résolution n’est pas la grande affaire du film. Le montage joue des associations et celle qui voit le vieux professeur Espérandieu remuer des épaules pour simuler le battement des ailes de l’encore plus vieux ptérodactyle dit la respiration humoristique de l’œuvre de Luc Besson. Adèle Blanc-Sec est en Égypte quand commence sa propre aventure extraordinaire. Avec ces pyramides et ce sphinx, son ciel bleu, ses prétendus pilleurs de tombes et ses momies bientôt en folie. C’est que, curieusement, Adèle a besoin d’un médecin de l’Antiquité pour guérir sa sœur qu’une malencontreuse partie (amicale) de tennis a presque tuée, et c’est pourquoi – la logique a ses raisons que la raison ignore – l’affaire du ptérodactyle ne la laisse pas indifférente. «Maintenant que l’incroyable est fait, passons à l’impossible», comme elle le dira. Cela nécessitera de s’affronter à un «ignoble crétin» après l’autre et, là encore, Luc Besson réussit sa panoplie de personnages lamentables, de cet imbécile d’inspecteur Caponi aux allures d’Averell Dalton, au chasseur de fauves ne sachant pas chasser avec ou sans chien, en passant par l’infâme Dieuleveult dont les intentions on ne peut plus malveillantes à l’endroit d’Adèle sont perpétuellement et bienheureusement perturbées. Louise Bourgoin est inattaquable en tant que mademoiselle Blanc-Sec : drôle et chieuse à la fois, et toujours cadrée décemment quand elle est nue. Cela ne manque ni de fraîcheur, ni de fantaisie. C’est drôle et palpitant à la fois.

Vernoux (place Beauregard) :
vendredi 03 août à 21h30 (gratuit)

 

 

 

 

Du 25 au 31 juillet 31 juillet, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 12:46

MADAGASCAR 3

BONS BAISERS D’EUROPE

Du 25 au 31 juillet dans Archives affiche-madagascar
Film de Eric Darnell, Tom McGrath & Conrad Vernon (Animation – USA – 2012 – 1h33 – V.F. – 2D)
Avec les voix de José Garcia, Jean-Paul Rouve, Marina Foïs, Michaël Youn, Anthony Kavanagh …
Tous publics à partir de 3 ans

Attention les zygomatiques, les lions sont lâchés! La joyeuse ménagerie de Madagascar est de retour dans une nouvelle série d’aventures. Les scénaristes et réalisateurs du studio d’animation californien DreamWorks ont mis les bouchées doubles pour offrir à Alex le lion, Marty le zèbre, Melman la girafe et Gloria l’hippopotame, échappés du zoo de Central Park, une foule de situations aussi drôles qu’incongrues. De retour d’un séjour africain, la bande d’animaux turbulents tente de rallier New York, leur ville d’attache, à bord d’un tas de ferraille volant. Au passage, ils veulent récupérer leurs copains singes et pingouins qui sont partis s’encanailler au casino de Monte-Carlo. C’est là qu’entre en piste la furie Chantal Dubois, fliquette en chef de la police monégasque, lancée à leurs basques. Nos héros trouvent refuge dans un cirque en pleine décrépitude, commandés par un vieux tigre grincheux, et démarrent un tour d’Europe en train qui passera par Rome, Paris et Londres. Un peu comme ces voyagistes qui proposent «l’Europe en huit jours» à bord d’un autocar, ce Madagascar 3, sous-titré Bons baisers d’Europe, joue avec les cartes postales (Riviera, Colisée…) et les clichés nationaux avec une désinvolture souvent poilante. Truffé d’autodérision et de références parodiques, à James Bond, au Gendarme de Saint-Tropez, aux comédies policières de Georges Lautner, agrémenté de rebondissements cocasses et de dialogues épicés, Madagascar 3 se distingue aussi par l’inventivité de ses visuels et sa capacité à se moquer de tout avec une belle insolence. L’otarie chambre la laideur des monuments historiques romains, le putois barbote la chevalière du Pape… Bref, ces bestioles sont insortables, mais on leur pardonne tout, tant elles nous éclatent. Plus il court vers sa fin, plus le film dégage de lumière et d’énergie, atteignant une sorte de comble fusionnel avec un numéro de cirque musical illustré par le Firework de Katy Perry. Des tourbillons de néons op’art, des entrelacs de couleurs irréelles le font alors planer vers un spectacle à la fois total et décalé, en transes mais au second degré, qui en met plein la vue mais se moque aussi de sa propre ivresse, peut-être de la nôtre. Dans le tapis de bombes à blagues qui est répandu sur le spectateur, beaucoup sont des plaisanteries circonstanciées, actuelles, contextualisées. Mais c’est aussi la belle nature du film, son optimisme, que de s’empresser de jeter en vrac son flot de bonnes idées et de bonnes vannes, confiant et conscient qu’un tri restera à faire, plus tard, après avoir bien rigolé.

Ce film est précédé du court métrage:
LE GÉNIE DE LA BOÎTE DE RAVIOLIS
un film de Claude Barras
(Animation – France – 2010 – 07′)

Comme tous les soirs en rentrant du travail, Armand, ouvrier à la chaîne d’une usine de pâtes alimentaires, s’ouvre une boite de raviolis en guise de dîner. Mais ce soir, un énorme génie surgit de la boîte. Il propose à Armand d’exaucer deux de ses vœux.

Lamastre (plein air – préau école publique) :
jeudi 26 juillet à 21h30

vendredi 27 juillet
à 21h30

Vernoux (salle du lac) :
lundi 30 juillet à 18h & 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 29 juillet à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 31 juillet à 18h

 

 

Du 18 au 24 juillet 24 juillet, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 9:05

ADIEU BERTHE

L’ENTERREMENT DE MÉMÉ

Du 18 au 24 juillet dans Archives affiche-adieu-berthe
Film de Bruno Podalydès (Comédie – France – 2012 – 1h40)
Avec Valérie Lemercier, Denis Podalydès, Isabelle Candelier, Pierre Arditi …

Mémé is dead. Berthe n’est plus. Armand avait « un peu » oublié sa grand-mère… Pharmacien, il travaille avec sa femme Hélène à Chatou. Dans un tiroir de médicaments, Armand cache ses accessoires de magie car il prépare en secret un tour pour l’anniversaire de la fille… de son amante Alix. Et mémé dans tout ça ? On l’enterre ou on l’incinère ? Parce qu’il a le mot “rupture” en horreur, Armand est un homme partagé : choisir entre sa femme et sa maîtresse Alix lui est totalement impossible. Trancher est d’autant plus difficile que chacune, avec “son petit caractère”, est très vivante et aimante (Isabelle Candelier et Valérie Lemercier, prodigieuses). Comment sortir de cette impasse à laquelle les nombreuses boîtes et réduits qui traversent le film donnent forme, obsessionnellement ? A l’image de son personnage incarné par son frère Denis, magnifique, Bruno Podalydès ne tranche pas. Tel est le beau et périlleux parti pris d’Adieu Berthe, qui se laisse guider par la lâcheté (jamais vile) du pharmacien, sans fuir tous les problèmes : Hélène sait pour Alix, le couple en parle même longuement, superbement, à côté de leur petit enfer pharmaceutique. Pas de tour de passe-passe de ce côté-là : le film, entier, est d’une transparence et d’une générosité totale et renversante envers ses personnages. L’indécision n’y est pas seulement vue comme une lâcheté, mais aussi comme une impossibilité à renoncer à tout ce que l’on aime, une femme, une famille, et l’enfance aussi. La disparition subite de Berthe pourrait pousser Armand dans une énième voie (ou boîte) sans issue, car régler l’enterrement est loin d’être simple. Elle devient plutôt le moyen d’ouvrir une parenthèse, une trappe magique, comme celle de la malle des Indes conservée par feue Berthe. Peu importe au fond sur quoi débouche cette porte secrète, chacun se fera sa petite idée, le tout sera d’y accéder. De saisir le tour. La situation folle d’Armand est prise avec le plus grand sérieux, c’est-à-dire aussi avec légèreté – entre comédie et drame, pas question de choisir là non plus. Larmes de rire et de tristesse montent alternativement aux yeux. Les dialogues oscillent entre des mots jouissivement farfelus, réinventés et déréglés, emblématiques du cinéma du réalisateur et d’autres incroyablement en place, doux et douloureux, francs et justes. Le plus beau film de Podalydes, empreint de magie, d’humour et de douceur, et porté par des acteurs géniaux.

Ce film est précédé du court métrage:
CITROUILLES ET VIELLES DENTELLES
un film de Juliette Loubières
(Animation – France – 2010 – 08’46 »)

Un photographe de pub est contraint de chercher dans une maison de retraite ‘une bonne tête de papy’ pour une affiche. Les vieux pensionnaires, qui croient participer à un casting d’un grand rôle pour le cinéma, vont très vite le prendre au dépourvu : ronces, citrouille géante, neige et autre manifestation incongrue envahissent le maison. Le photographe va comprendre peu à peu que ces retraités expriment seulement leur personnalité… de héros de conte de fées devenus vieux.

Lamastre (plein air – préau école publique) :
jeudi 19 juillet à 22h

vendredi 20 juillet
à 22h

Vernoux (salle du lac) :
dimanche 22 juillet à 17h
lundi 23 juillet à 18h & 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 22 juillet à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 24 juillet à 20h30

 

 

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