Ecran Village

Cinéma associatif à Vernoux, Lamastre, St Jean Chambre et Chalencon (07)

 

Du 25 avril au 01 mai (3 films + 1 festival) 1 mai, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 17:42

CLOCLO

Du 25 avril au 01 mai (3 films + 1 festival) dans Archives AFFICHE-CLOCLO
Film de Florent-Emilio Siri (Biopic – France – 2012 – 02h28)
Avec Jérémie Rénier, Benoît Magimel, Monica Scattini, Sabrina Seyvecou …

Cloclo, c’est le destin tragique d’une icône de la chanson française décédée à l’âge de 39 ans, qui plus de 30 ans après sa disparition continue de fasciner. Star adulée et business man, bête de scène et pro du marketing avant l’heure, machine à tubes et patron de presse, mais aussi père de famille et homme à femmes… Cloclo ou le portrait d’un homme complexe, multiple ; toujours pressé, profondément moderne et prêt à tout pour se faire aimer. Il s’épilait les sourcils et se décolorait les cheveux, portait des pattes d’eph et des chaussures à talon vernies, entouré de jeunes femmes toutes en longueur et dévêtues qui se déhanchaient à son propre rythme. Florent-Emilio Siri, le réalisateur, y vise avant tout la clarté du récit. Résultat : un film cohérent et obstiné, qui ne dévie jamais de sa route. Claude François était un grand narcissique et un obsessionnel de première classe et qui en est mort, en voulant revisser une applique électrique alors qu’il prenait une douche dans sa baignoire. Toute sa vie peut être mesurée à cette aune, et c’est ce que fait le scénario – tout son entourage était soumis à la pression de sa réussite personnelle. Le film le répète de bout en bout – bien qu’il ait été coproduit par ses deux fils. Jérémie Renier y est génial : non seulement il ressemble physiquement à Claude François mais il parvient à l’incarner sans chercher à l’imiter bêtement, tout en se gardant bien de la moindre distance avec son personnage. Beau film.

Ce film est précédé du court métrage:

OPEN THE DOOR PLEASE
Film de Joana Hadjithomas & Khalil Joreige
(Fiction – France – 2006 – 12′)

A 12 ans Jacques mesure plus d’1m 80 alors que ses camarades mesure 30 à 40 cm de moins. Ce matin, c’est le jour de la photo de classe. Le photographe tente de composer en vain selon les règles de l’art, recherchant une belle symétrie. Mais comment mettre Jacques dans le même cadre que les autres ?

Lamastre (centre culturel)
jeudi 26 avril à 15h & 21h
samedi 28 avril à 21h

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
dimanche 29 avril à 17h
lundi 30 avril à 21h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 29 avril à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont)
mardi 01 mai à 20h30

 

PINA

AFFICHE-PINA dans Archives

Film de Wim Wenders (Documentaire – Allemagne – 2011 – 01h43 – V.O.S.T.)
Avec Pina Bausch, Regina Advento, Malou Airoudo, Ruth Amarante …
Film programmé dans le cadre du festival « Danse au fil d’avril » avec deux représentations de danse, une à Lamastre avec la Cie Des pas possibles, et une autre à Vernoux avec une chorégraphie des élèves adultes et un solo de Lisa Gimenez par l’école départementale musique et danse.

Pina est un film pour Pina Bausch de Wim Wenders. C’est un film dansé, porté par l’Ensemble du Tanztheater Wuppertal et l’art singulier de sa chorégraphe disparue à l’été 2009. Ses images nous convient à un voyage au cœur d’une nouvelle dimension, d’abord sur la scène de ce légendaire Ensemble, puis hors du théâtre, avec les danseurs, dans la ville de Wuppertal et ses environs – cet endroit dont Pina Bausch a fait son port d’attache durant 35 ans et où elle a puisé sa force créatrice. Rencontre entre deux monstres sacrés de la culture allemande. Pina Bausch, était l’une des plus grandes chorégraphes du monde. Wim Wenders, lui, porta dans les années 70 les plus grands espoirs d’un cinéma moderne européen sous influence américaine. Pina est essentiellement constitué de larges extraits de spectacles de la chorégraphe (Le Sacre du printemps, Café Müller, Kontakthof, Vollmond…), envolées de corps, de gestes, de mouvements collectifs, de musiques et de rythmes absolument saisissantes, y compris pour un spectateur peu familier des spectacles de danse. Difficile de résister à cette expression totale des corps et des visages, à cet art qui tient aussi de la sculpture, du théâtre, de l’opéra, du sport. Les différents numéros sont entrelardés d’interviews des danseurs dont les propos, tour à tour instructifs et émouvants, complètent le portrait de l’artiste. Pina rend justice au travail d’une artiste majeure et à une discipline magnifique que l’on croit à tort réservée aux spécialistes.

Lamastre (centre culturel)
vendredi 27 avril à 21h (séance précédée d’une représentation de danse avec la compagnie Des Pas Possibles et d’un moment convivial avec les danseurs. A partir de 19h)

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
samedi 28 avril à 21h (séance précédée d’une représentation de danse avec les élèves de l’école départementale de danse, et d’un solo de Lisa Gimenez, ainsi qu’un moment conviviale avec les danseurs. A partir de 19h)

 

CHEVAL DE GUERRE

affiche-cheval-de-guerre

Film de Steven Spielberg (Drame historique – USA – 2012 – 02h27 – V.F.)
Avec Jérémy Irvine, Emily Watson, Peter Mullan, Niels Arestrup…
Tout public à partir de 10 ans

De la magnifique campagne anglaise aux contrées d’une Europe plongée en pleine Première Guerre Mondiale, Cheval de guerre raconte l’amitié exceptionnelle qui unit un jeune homme, Albert, et le cheval qu’il a dressé, Joey. Séparés aux premières heures du conflit, l’histoire suit l’extraordinaire périple du cheval alors que de son côté Albert va tout faire pour le retrouver. Joey, animal hors du commun, va changer la vie de tous ceux dont il croisera la route : soldats de la cavalerie britannique, combattants allemands, et même un fermier français et sa petite-fille… Qui mieux que Spielberg pouvait s’attaquer à ce projet, simple dans son sujet mais compliqué à harmoniser ? Il y retrouve un thème qui lui est cher depuis longtemps : la guerre. Et à travers elle, une interrogation : comment con­ti­nuer de croire, malgré l’horreur, voire la barbarie, à l’humanité ? Cheval de guerre est un film à grand spectacle, où se mêlent loyauté, espoir et ténacité, adapté du roman jeunesse du Britannique Michael Morpurgo. Improbable film, où une histoire intime puis une épopée lyrique autour d’un cheval se terminent comme un western de John Ford. Steven Spielberg estime assez son public enfantin pour ne pas lui cacher ce que le monde a de terrible. Pour cette raison, on peut voir Cheval de guerre, longtemps après avoir passé ses 10 ans.

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
mercredi 25 avril à 15h

 

 

Du 04 au 24 avril (3 films) 24 avril, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 22:41

LE JARDINIER QUI VOULAIT ÊTRE ROI

Du 04 au 24 avril (3 films) dans Archives affiche-le-jardinier-qui-voulait-%C3%AAtre-roi
Films de David Sukup, Kristina Dufkova et Vlasta Pospisilova (animation – Tchéquie – 2012 – 01h05 – V.F.)
Avec André Wilms…
Tout public à partir de 5 ans

Programme composé de deux courts métrages d’animation :
« L’Histoire du chapeau à plume de geai »: le vieux roi avait trois fils, auxquels il confia la mission de ramener un petit chapeau qu’il oublia des années auparavant dans une auberge des Terres Lointaines. Celui qui lui ramènera le chapeau sera couronné roi. Le premier, Alphonsafond fila aussitôt à bord de son bolide de course. Le second, Thomassif, coupa à travers champs sur sa bulldopelleteuse. Enfin, Jean, le troisième fils, dépensa toutes ses économies dans une petite mobylette pour atteindre les Terres Lointaines. Lequel arrivera le premier et sera donc couronné roi ?
« La raison & la chance » : M. Raison et le jeune Chance se croisent sur un pont. Ne voulant pas se céder le passage l’un à l’autre, ils se disputent. Mais quand finalement M. Raison cède le passage, il revendique que sans raison nul ne peut vivre, ce qui ne laisse pas Chance indifférent et ceux-ci se lancent un défi : M. Raison va entrer dans la tête d’un pauvre éleveur de cochon et nous allons voir jusqu’où peut-on aller sans un peu de chance…
Comme beaucoup d’oeuvres d’animation tchèques, ces deux courts pour les tout-petits ont le mérite de proposer une alternative esthétique aux grosses machines internationales. Ici, le fond rejoint même la forme puisque ces fables, avec des marionnettes, ont la teneur des contes moraux emplis de sagesse. Deux historiettes malicieuses et sans mièvrerie.

Lamastre (centre culturel)
samedi 07 avril à 17h

jeudi 12 avril à 15h

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
mercredi 04 avril à 15h
lundi 09 avril à 15h
mercredi 11 avril à 15h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 08 avril à 17h30

 

CHEVAL DE GUERRE

affiche-cheval-de-guerre dans Archives

Film de Steven Spielberg (Drame historique – USA – 2012 – 02h27 – V.F.)
Avec Jérémy Irvine, Emily Watson, Peter Mullan, Niels Arestrup…
Tout public à partir de 10 ans

De la magnifique campagne anglaise aux contrées d’une Europe plongée en pleine Première Guerre Mondiale, Cheval de guerre raconte l’amitié exceptionnelle qui unit un jeune homme, Albert, et le cheval qu’il a dressé, Joey. Séparés aux premières heures du conflit, l’histoire suit l’extraordinaire périple du cheval alors que de son côté Albert va tout faire pour le retrouver. Joey, animal hors du commun, va changer la vie de tous ceux dont il croisera la route : soldats de la cavalerie britannique, combattants allemands, et même un fermier français et sa petite-fille… Qui mieux que Spielberg pouvait s’attaquer à ce projet, simple dans son sujet mais compliqué à harmoniser ? Il y retrouve un thème qui lui est cher depuis longtemps : la guerre. Et à travers elle, une interrogation : comment con­ti­nuer de croire, malgré l’horreur, voire la barbarie, à l’humanité ? Cheval de guerre est un film à grand spectacle, où se mêlent loyauté, espoir et ténacité, adapté du roman jeunesse du Britannique Michael Morpurgo. Improbable film, où une histoire intime puis une épopée lyrique autour d’un cheval se terminent comme un western de John Ford. Steven Spielberg estime assez son public enfantin pour ne pas lui cacher ce que le monde a de terrible. Pour cette raison, on peut voir Cheval de guerre, longtemps après avoir passé ses 10 ans.

Lamastre (centre culturel)
jeudi 12 avril à 17h
vendredi 13 avril à 17h

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
mercredi 11 avril à 17h
samedi 14 avril 21h
lundi 16 avril à 18h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 15 avril à 17h

 

LE RÊVE DE GALILÉO

affiche-le-r%C3%AAve-de-galil%C3%A9o

Film de Fabienne Collet, Gil Alkabetz & Ghislain Avrillon (animation – France / Espagne / Allemagne – 2011 – 0h40 – V.F.)
Tout public à partir de 3 ans

Le Rêve de Galileo est un programme de cinq courts métrages d’animation sur le thème du ciel et des étoiles qui s’adresse aux tout petits. Le Soleil est-il la « star » de l’univers ? Que deviennent les étoiles lorsqu’elles meurent ? Où se trouve la plus belle étoile ? La curiosité des enfants pour les mystères de l’univers trouvera des réponses oniriques et poétiques dans ces comptines enchanteresses. Le premier film, A Sunny Day, imagine la journée du Soleil ; Galileo raconte l’histoire d’un petit garçon qui veut voler toujours plus haut ; dans La P’tite ourse, une fillette abandonnée est recueillie par un ours qu’elle questionnera sur la vie et la mort des étoiles ; dans Un Tricot pour la lune, une mamie tricote un vêtement pour la Lune ; enfin, dans Margarita, une petite fille part à la recherche de la plus belle étoile. Les enfants devraient être enchantés par la poésie de Galileo, de La P’tite ourse et de Margarita, qui traitent des rêves que partagent tous les (grands) enfants : voler et atteindre les étoiles. Et, ils ne pourront que rire face à la créativité et la drôlerie de A Sunny Day et d’Un Tricot pour la lune. Si ces dessins animés ne disent pas tout à fait la vérité aux enfants sur les énigmes du ciel, c’est pour leur raconter les plus beaux mensonges.  »Le Rêve de Galileo » : une pédagogie poétique.

Lamastre (centre culturel)
jeudi 19 avril à 15h

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
mercredi 18 avril à 15h
dimanche 22 avril à 15h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 22 avril à 17h30

 

 

Du 18 au 24 avril (4 films)

Classé dans : Archives — Moïse @ 11:20

38 TÉMOINS

Du 18 au 24 avril (4 films) dans Archives affiche-38-t%C3%A9moins
Film de Lucas Belvaux (Drame – France – 2012 – 01h44)
Avec Yvan Attal, Sophie Quinton, Nicole Garcia, Natacha Régnier …

Une jeune femme est assassinée en pleine rue, au milieu de la nuit. Tous le habitants de ce quartier tranquille jurent d’une seule voix n’avoir rien vu ni entendu. Seul l’un d’entre eux semble cacher quelque chose. Un secret qui le mine et va progressivement contaminer le couple qu’il forme avec sa fiancée, absente lors du crime. La première excellente idée de Lucas Belvaux est de débuter cette parabole sur notre propension à la lâcheté collective sous l’angle, apparemment secondaire, d’une histoire d’amour. Car, en regardant la manière dont ce fait divers et la loi du silence qui l’accompagne ont des répercutions sur la sphère intime et amoureuse, et comment ils sèment doutes délétères et questionnements irréversibles, il évite d’emblée le piège du récit théorique ou du jugement. Puis, en élargissant peu à peu le cadre et en multipliant les points de vue grâce à de nouveaux personnages, Belvaux distille une ambiance sublimement anxiogène et met en lumière, par de brillantes idées de scénario et de mise en scène, l’ambiguïté du témoignage et le double langage de l’image. Détournant habilement la piste du thriller, simple prétexte ici, pour dresser le portrait tranchant et préoccupé des dérives de l’individualisme moderne. Lucas Belvaux (Rapt) signe un film noir, intense, et très humain sur la lâcheté, la peur, le mensonge et la culpabilité dont on ne sort pas indemne.

Ce film est précédé du court métrage:

7h57 am-pm
Film de Simon Lelouch (Fiction – France – 2009 – 11′)

Renaud Capuçon a tenu à participer à ce film en interprétant sur la ligne 6 du métro parisien ‘La mélodie’ de Gluck sur un Guarmerius de 1737 surnommé ‘le vicomte de Panette’. Deux jours plus tard, sa prestation au théâtre des Champs Elysées affichait complet. Le dispositif du film est simple : faire jouer un violoniste de renom dans le métro et le filmer au beau milieu de la foule passante. Entre fiction et documentaire, le film tient plus du happening et de la captation du réel, cinématographiquement modifié. La leçon est que l’artiste et son instrument ‘ tous deux symboles d’un prestige musical certain ‘ sont relégués à l’anonymat le plus complet et le plus cinglant, jetés en pâture à l’indifférence de l’homo urbanicus pressé

Lamastre (centre culturel)
jeudi 19 avril à 21h
vendredi 20 avril à 21h
samedi 21 avril à 21h

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
dimanche 22 avril à 17h
lundi 23 avril à 18h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 22 avril à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont)
mardi 24 avril à 20h30

 

MES CHERS AMIS

affiche-mes-ch%C3%A8rs-amis dans Archives

Film de Mario Monicelli (Comédie – Italie – 1976 – 01h54 – V.O.S.T.)
Avec Philippe Noiret, Ugo Tognazzi, Gastone Moschin, Olga Karlatos …
Film programmé dans le cadre de notre cycle « mémoire du cinéma » en partenariat avec les Écrans, et à l’occasion de la semaine Italienne « Vernoux – Baschi »

Mes chers amis est un film typique de la comédie à l’italienne, entre rire gras et critique sociale, sans crainte jamais de déroger, de mettre les pieds dans le plat ou de se faire mal voir.  Mes chers amis, ce sont quatre quadragénaires ratés, petits ou moyens bourgeois, qui se retrouvent pour faire n’importe quoi, spécialement des canulars, des farces de potaches inénarrables et souvent régressives. Vulgaires, obsédés, misogynes, mauvais parents et maris, ils ne sont guère sympathiques, et c’est ce qui fait la force de ce film qui ne cherche pas à plaire à tout prix. Des gamins désespérés qui rient en attendant la mort. L’idée géniale de Monicelli, c’est de tourner cette histoire de farceurs impossibles dans le brouillard de la Florence hivernale, si triste et froide. Les acteurs en font des tonnes, mais on rit. Jusqu’à la chute finale, totalement inattendue et bouleversante, où la mauvaise farce et la macabre vérité ne peuvent plus être distinguées. C’est la comédie italienne comme on l’aime : d’apparence modeste, un peu didactico-lourdingue parfois, mais d’une méchanceté et d’une acuité redoutables. Truculent, féroce, émouvant : un hit inusable de la comédie italienne seventies.

Lamastre (centre culturel)
mardi 24 avril à 21h (séance accompagnée d’une dégustation « pâtes et vin à l’Italienne »)

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
lundi 23 avril à 21h (séance en partenariat avec le comité de jumelage Vernoux – Baschi)

 

ROUGE COMME LE CIEL

afficherougecommeleciel.jpg
Film de Cristiano Bortone (Drame – Italie – 2010 – 1h36 – V.O.S.T)
Avec Luca Capriotti, Francesco Campobasso, Marco Cocci…

Mirco est un petit garçon heureux qui adore aller au cinéma avec son père lorsque, pendant les grandes vacances de 1970, survient le drame. Mirco se blesse avec le fusil de chasse de son son père, et perd la vue. La loi italienne ne laisse aucun espoir à ses parents qui, en dépit de leurs supplications, sont contraints d’envoyer Mirco à Gênes, dans une école religieuse spécialisée pour les non voyants, loin de sa Toscane natale. L’enfant a du mal à s’adapter à cet internat religieux, à ses règlements rigides, d’autant plus qu’il n’accepte pas son handicap et refuse d’apprendre le braille. Il affronte d’emblée un garçon de sa classe qui joue les caïds. Mais il noue une complicité avec la fille de la concierge. Si le directeur, lui-même aveugle, se montre sévère et borné, Mirco a pour maître un jeune prêtre beaucoup plus ouvert, qui apprend aux élèves privés de vue à cultiver leurs autres sens. Sans basculer dans le racolage sentimental et le pathos, ce mélodrame se situe à hauteur de ce petit garçon, de sa souffrance, de sa révolte. Il interpelle autant l’État et la population enseignante que la communauté des non voyants, ici représentée par deux types de comportements (discipline stricte et répression de toute velléité d’émancipation pour le directeur de l’institut, entraide et encouragement aux prises de liberté pour un aveugle rencontré dans la rue, lors d’une manifestation). Mirco a un tempérament de bricoleur et a entretenu avec son père une véritable passion du cinéma. Au contact de cette nouvelle amie avec laquelle il s’offre des escapades au dehors de l’école, puis de son professeur épris de pédagogie moderne, Mirco trouve le moyen de combattre désespoir et résignation en se muant en créateur. Il enregistre sons et bruitages sur un magnétophone, coupe les bandes, les colle, et invente ainsi des histoires sonores. Ce récit est inspiré de l’enfance de Mirco Mencacci, auquel il arriva le même malheur, et qui développa une sensibilité au son. Il est, depuis, devenu musicien, puis l’un des plus célèbres ingénieurs du son du cinéma italien. Un joli film d’enfance au parfum d’aventure, tendre et intrépide, qui change le malheur en victoire.

Lamastre (centre culturel) :
samedi 21 avril à 17h
lundi 23 avril à 14h50
(séance scolaire ouverte au public)

 

LE RÊVE DE GALILÉO

affiche-le-r%C3%AAve-de-galil%C3%A9o

Film de Fabienne Collet, Gil Alkabetz & Ghislain Avrillon (animation – France / Espagne / Allemagne – 2011 – 0h40 – V.F.)
Tout public à partir de 3 ans

Le Rêve de Galileo est un programme de cinq courts métrages d’animation sur le thème du ciel et des étoiles qui s’adresse aux tout petits. Le Soleil est-il la « star » de l’univers ? Que deviennent les étoiles lorsqu’elles meurent ? Où se trouve la plus belle étoile ? La curiosité des enfants pour les mystères de l’univers trouvera des réponses oniriques et poétiques dans ces comptines enchanteresses. Le premier film, A Sunny Day, imagine la journée du Soleil ; Galileo raconte l’histoire d’un petit garçon qui veut voler toujours plus haut ; dans La P’tite ourse, une fillette abandonnée est recueillie par un ours qu’elle questionnera sur la vie et la mort des étoiles ; dans Un Tricot pour la lune, une mamie tricote un vêtement pour la Lune ; enfin, dans Margarita, une petite fille part à la recherche de la plus belle étoile. Les enfants devraient être enchantés par la poésie de Galileo, de La P’tite ourse et de Margarita, qui traitent des rêves que partagent tous les (grands) enfants : voler et atteindre les étoiles. Et, ils ne pourront que rire face à la créativité et la drôlerie de A Sunny Day et d’Un Tricot pour la lune. Si ces dessins animés ne disent pas tout à fait la vérité aux enfants sur les énigmes du ciel, c’est pour leur raconter les plus beaux mensonges.  »Le Rêve de Galileo » : une pédagogie poétique.

Lamastre (centre culturel)
jeudi 19 avril à 15h

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
mercredi 18 avril à 15h
dimanche 22 avril à 15h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 22 avril à 17h30

 

 

Du 11 au 17 avril (3 films) 17 avril, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 15:08

LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE

Du 11 au 17 avril (3 films) dans Archives affiche-les-nouveaux-chiens-de-garde
Film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat (Documentaire – France – 2012 – 01h44)
Avec Arlette Chabot, Laurence Ferrari, David Pujadas…

Depuis la parution de l’essai de Serge Halimi Les Nouveaux Chiens de garde en 1997, succédant lui-même à celui de Pierre Bourdieu, Sur la télévision en 1996, la critique radicale des médias est devenue un sport de combat très prisé au sein des médias alternatifs ou chez Pierre Carles, le premier à avoir mis en images cette défiance à l’égard des pratiques médiatiques dominantes (Pas vu, pas pris ; Enfin pris ? ; Fin de concession). En 1932 déjà, l’écrivain Paul Nizan publiait Les chiens de garde pour dénoncer les philosophes et les écrivains de son époque qui, sous couvert de neutralité intellectuelle, s’imposaient en véritables gardiens de l’ordre établi. Aujourd’hui, les chiens de garde sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques, ouvertement devenus évangélistes du marché et gardiens de l’ordre social. Le documentaire de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat, adapté du livre d’Halimi, prolonge cette tradition critique en condensant ses principales lignes de front à travers un effort de synthèse des écrits de cette clique prompte à donner des claques à la profession journalistique en vue. Les médias se proclament « contre-pouvoir ». Pourtant, la grande majorité des journaux, des radios et des chaînes de télévision appartiennent à des groupes industriels ou financiers intimement liés au pouvoir. Au sein d’un périmètre idéologique minuscule se multiplient les informations pré-mâchées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices et les renvois d’ascenseur. Sur le mode sardonique, le film dénonce cette presse qui, se revendiquant indépendante, objective et pluraliste, se prétend contre-pouvoir démocratique. Avec force et précision, le film pointe la menace croissante d’une information produite par des grands groupes industriels du Cac40 et pervertie en marchandise. Un documentaire féroce et drôle, qui veut aussi secouer notre sens critique. C’est fait.

Ce film est précédé du court métrage:

CASUS BELLI
Film de Georgios Zois (Fiction – Grèce – 2010 – 11′ – V.O.S.T.)

Toutes sortes de gens, de nationalité, de classe, de sexe et d’âge différents font la queue dans sept files d’attente. La première personne de chaque file devient la dernière de la suivante, formant une gigantesque chaîne humaine. Mais au bout de la queue, le compte à rebours commence… Casus Belli offre un cinglant travelling virtuel sur l’esprit de consommation actuel. Il utilise la métaphore des dominos pour évoquer la crise économique subie par la Grèce. Le dispositif de Yorgos Zois, mathématicien et physicien de formation, joue sur l’accumulation ‘ des biens, des gens ‘ et sur la fragilité du système mis en place. Une machine bien huilée dont le grain de sable destructeur est le consommateur lui-même.

Lamastre (centre culturel)
jeudi 12 avril à 21h
vendredi 13 avril à 21h

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
samedi 14 avril à 17h
lundi 16 avril à 21h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 15 avril à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont)
mardi 17 avril à 20h30

 

CHEVAL DE GUERRE

affiche-cheval-de-guerre dans Archives

Film de Steven Spielberg (Drame historique – USA – 2012 – 02h27 – V.F.)
Avec Jérémy Irvine, Emily Watson, Peter Mullan, Niels Arestrup…
Tout public à partir de 10 ans

De la magnifique campagne anglaise aux contrées d’une Europe plongée en pleine Première Guerre Mondiale, Cheval de guerre raconte l’amitié exceptionnelle qui unit un jeune homme, Albert, et le cheval qu’il a dressé, Joey. Séparés aux premières heures du conflit, l’histoire suit l’extraordinaire périple du cheval alors que de son côté Albert va tout faire pour le retrouver. Joey, animal hors du commun, va changer la vie de tous ceux dont il croisera la route : soldats de la cavalerie britannique, combattants allemands, et même un fermier français et sa petite-fille… Qui mieux que Spielberg pouvait s’attaquer à ce projet, simple dans son sujet mais compliqué à harmoniser ? Il y retrouve un thème qui lui est cher depuis longtemps : la guerre. Et à travers elle, une interrogation : comment con­ti­nuer de croire, malgré l’horreur, voire la barbarie, à l’humanité ? Cheval de guerre est un film à grand spectacle, où se mêlent loyauté, espoir et ténacité, adapté du roman jeunesse du Britannique Michael Morpurgo. Improbable film, où une histoire intime puis une épopée lyrique autour d’un cheval se terminent comme un western de John Ford. Steven Spielberg estime assez son public enfantin pour ne pas lui cacher ce que le monde a de terrible. Pour cette raison, on peut voir Cheval de guerre, longtemps après avoir passé ses 10 ans.

Lamastre (centre culturel)
jeudi 12 avril à 17h
vendredi 13 avril à 17h

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
mercredi 11 avril à 17h
samedi 14 avril 21h
lundi 16 avril à 18h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 15 avril à 17h

 

LE JARDINIER QUI VOULAIT ÊTRE ROI

affiche-le-jardinier-qui-voulait-%C3%AAtre-roi
Films de David Sukup, Kristina Dufkova et Vlasta Pospisilova (animation – Tchéquie – 2012 – 01h05 – V.F.)
Avec André Wilms…
Tout public à partir de 5 ans

Programme composé de deux courts métrages d’animation :
« L’Histoire du chapeau à plume de geai »: le vieux roi avait trois fils, auxquels il confia la mission de ramener un petit chapeau qu’il oublia des années auparavant dans une auberge des Terres Lointaines. Celui qui lui ramènera le chapeau sera couronné roi. Le premier, Alphonsafond fila aussitôt à bord de son bolide de course. Le second, Thomassif, coupa à travers champs sur sa bulldopelleteuse. Enfin, Jean, le troisième fils, dépensa toutes ses économies dans une petite mobylette pour atteindre les Terres Lointaines. Lequel arrivera le premier et sera donc couronné roi ?
« La raison & la chance » : M. Raison et le jeune Chance se croisent sur un pont. Ne voulant pas se céder le passage l’un à l’autre, ils se disputent. Mais quand finalement M. Raison cède le passage, il revendique que sans raison nul ne peut vivre, ce qui ne laisse pas Chance indifférent et ceux-ci se lancent un défi : M. Raison va entrer dans la tête d’un pauvre éleveur de cochon et nous allons voir jusqu’où peut-on aller sans un peu de chance…
Comme beaucoup d’oeuvres d’animation tchèques, ces deux courts pour les tout-petits ont le mérite de proposer une alternative esthétique aux grosses machines internationales. Ici, le fond rejoint même la forme puisque ces fables, avec des marionnettes, ont la teneur des contes moraux emplis de sagesse. Deux historiettes malicieuses et sans mièvrerie.

Lamastre (centre culturel)
jeudi 12 avril à 15h

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
mercredi 11 avril à 15h

 

 

Du 04 au 10 avril (3 films) 10 avril, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 9:00

BULLHEAD

Du 04 au 10 avril (3 films) dans Archives affiche-bullhead
Film de Michaël R. Roskam (Policier – Belgique – 2012 – 02h09 – V.O.S.T.)
Avec Matthias Schoenaerts, Jeroen Perceval, Jeanne Dandoy…
Interdit aux moins de 12 ans

Le cinéma du belge Michael R. Roskam évolue sur des territoires plus cosmopolites que ne le laisse imaginer le décor rural des Flandres où se déroule l’essentiel de son premier long métrage. Film noir aux influences américaines évidentes, Bullhead prend à bras-le-corps une intrigue qui ne ferait pas injure au fin fond d’un patelin du Midwest, où obscurantisme, frustration sexuelle et violence à fleur de peau font le meilleur des ménages. Un jeune fermier, baraqué comme un frigo et l’air aussi commode qu’un doberman, se retrouve embringué dans une affaire de trafic d’hormones pour bovins, manifestement l’une des rares activités juteuses de la rude contrée. A mi-chemin entre le thriller et le western, le film parvient à donner au fait divers (l’affaire Van Noppen, l’inspecteur vétérinaire tué en 1995 par « la mafia des hormones ») une ampleur scorsésienne. Les cow-boys et les gangsters sont ici des paysans pur jus, manières rustaudes, bottes en caoutchouc et patois à couper au couteau. Tous plus louches ou dégénérés les uns que les autres. Jacky, le colosse aux pieds d’argile, montagne de muscles à la psyché en vrac, s’inflige, pour une raison cachée, le même traitement hormonal que les bœufs qu’il élève. Au point de leur ressembler. Cou de taureau, muscles sail­lants, Matthias Schoenaerts porte le film sur ses épaules, effrayant par ses accès de violence mais aussi bouleversant de fragilité. Derrière chaque monstre, il y a un enfant blessé. Une fois le trauma de Jacky révélé, le scénario devient encore plus noir : un requiem vengeur. Plastiquement aussi, les couleurs sombres dominent, avec des plans magnifiquement léchés, où les percées de lumière semblent citer Rembrandt. Le piège se referme alors sur le héros maudit, et, comme une tragédie de Shakespeare, ce polar explore les rivalités père/fils, alterne le grotesque et l’effroi. Dans ce film sur la frontière – entre les langues, entre l’homme et l’animal – aucune réconciliation à l’horizon entre les trafiquants flamands et les rares personnages wallons. Bullhead est une œuvre impressionnante. Un polar de chemins de traverse qui avance à son rythme, entre scènes suspendues et fulgurances violentes, qui permet ainsi la révélation d’un acteur d’exception, et signe aussi un premier essai en forme de remarquable maîtrise technique.

Ce film est précédé du court métrage:

SUIKER
Film de Jeroen Annokkee (Fiction – Pays-Bas – 2010 – 08′ – V.O.S.T.)

Klaasje, la voisine de Bert, sonne à sa porte, légèrement vêtue, pour lui emprunter un pot de sucre. Elle laisse échapper le pot, ils se penchent en même temps pour le rattraper et se cognent la tête : Klaasje dégringole les escaliers.

Lamastre (centre culturel)
jeudi 05 avril à 21h
vendredi 06 avril à 21h

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
lundi 09 avril à 21h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 08 avril à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont)
mardi 10 avril à 20h30

 

INDIGNADOS

affiche-indignados dans Archives

Film de Tony Gatlif (Documentaire – France – 2012 – 01h30)
Avec Mamebetty Honoré Diallo, Fiona Monbet, Isabel Vendrell Cortès…

Indignados est le témoignage de ce qui se passe aujourd’hui, et nous plonge dans la réalité dense et palpable d’une Europe révoltée. Au cœur de l’actualité, au sein même des mouvements des Indignés, nous découvrons, à travers le regard et le voyage de Betty, jeune clandestine africaine, des hommes et femmes qui se dressent face à un système, pour juste pouvoir vivre. C’est une libre adaptation du best-seller Indignez-vous, de Stéphane Hessel. Il dénonce l’injustice sociale, appelle à une révolte pacifique et revient sur la misère en Europe. Un documentaire ou presque. Car aux images authentiques d’actions menées par le mouvement des Indignés s’ajoutent les scènes du parcours de Betty. Les messages de Stéphane Hessel sont typographiés sur l’image, la musique s’inspire de sons improbables (le froissement d’une canette, des mains qui frappent de la tôle), les métaphores sont imparables (des milliers d’oranges qui dévalent les rues pour illustrer la révolution tunisienne). Un coup de cœur et un cri de colère comme Tony Gatlif a souvent l’habitude de les asséner. Un film tourné dans l’urgence, sans vraiment s’inquiéter de prendre un scénario en bagage. Entre documentaire et onirisme, une démarche parfois esthétisante pour prendre le pouls des jeunesses du monde entier engagées dans la révolte contre le no futur qui leur est promis.

Lamastre (centre culturel)
jeudi 05 avril à 19h
samedi 07 avril à 21h

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
lundi 09 avril à 18h

 

LE JARDINIER QUI VOULAIT ÊTRE ROI

affiche-le-jardinier-qui-voulait-%C3%AAtre-roi
Films de David Sukup, Kristina Dufkova et Vlasta Pospisilova (animation – Tchéquie – 2012 – 01h05 – V.F.)
Avec André Wilms…
Tout public à partir de 5 ans

Programme composé de deux courts métrages d’animation :
« L’Histoire du chapeau à plume de geai »: le vieux roi avait trois fils, auxquels il confia la mission de ramener un petit chapeau qu’il oublia des années auparavant dans une auberge des Terres Lointaines. Celui qui lui ramènera le chapeau sera couronné roi. Le premier, Alphonsafond fila aussitôt à bord de son bolide de course. Le second, Thomassif, coupa à travers champs sur sa bulldopelleteuse. Enfin, Jean, le troisième fils, dépensa toutes ses économies dans une petite mobylette pour atteindre les Terres Lointaines. Lequel arrivera le premier et sera donc couronné roi ?
« La raison & la chance » : M. Raison et le jeune Chance se croisent sur un pont. Ne voulant pas se céder le passage l’un à l’autre, ils se disputent. Mais quand finalement M. Raison cède le passage, il revendique que sans raison nul ne peut vivre, ce qui ne laisse pas Chance indifférent et ceux-ci se lancent un défi : M. Raison va entrer dans la tête d’un pauvre éleveur de cochon et nous allons voir jusqu’où peut-on aller sans un peu de chance…
Comme beaucoup d’oeuvres d’animation tchèques, ces deux courts pour les tout-petits ont le mérite de proposer une alternative esthétique aux grosses machines internationales. Ici, le fond rejoint même la forme puisque ces fables, avec des marionnettes, ont la teneur des contes moraux emplis de sagesse. Deux historiettes malicieuses et sans mièvrerie.

Lamastre (centre culturel)
samedi 07 avril à 17h

Vernoux en Vivarais (salle du Lac)
mercredi 04 avril à 15h
lundi 09 avril à 15h

Chalencon (salle polyvalente)
dimanche 08 avril à 17h30

 

 

Du 28 mars au 03 avril (2 films) 4 avril, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 15:58

LA DÉSINTÉGRATION

Du 28 mars au 03 avril (2 films) dans Archives affiche-la-d%C3%A9sint%C3%A9gration
Film de Philippe Faucon (Drame – France – 2012 – 1h18)
Avec Rashid Debbouze, Yassine Azzouz, Ymanol Perset …

Une cité dans l’agglomération Lilloise, aujourd’hui. Ali, Nasser et Hamza, âgés d’une vingtaine d’années, font la connaissance de Djamel, dix ans de plus qu’eux. Aux yeux d’Ali et ses amis, Djamel apparaît comme un aîné aux propos acérés et au charisme certain. Habile manipulateur, il endoctrine peu à peu les trois garçons, connaissant mieux que quiconque leurs déceptions, leurs failles et leurs révoltes face à une société dans laquelle ils sont nés, mais dont aucun des trois ne pense plus désormais faire partie. Comme souvent Philippe Faucon n’a pas opté pour la facilité. Le parcours d’un jeune étudiant d’origine maghrébine qui devient terroriste islamiste est le type de sujet qui expose soit à la caricature stigmatisante, soit à la complaisance angélique. Avec son sens de l’épure habituel, Faucon évite ces deux écueils. La réussite du film passe d’abord par l’écriture. Créer trois personnages pour montrer que la bascule dans l’islamisme peut résulter de diverses causes : le désœuvrement, la foi exacerbée, le sentiment d’être rejeté par le système républicain… Montrer aussi que l’intégrisme virulent n’est pas une fatalité chez les populations arabo-musulmanes à travers une mère éplorée qui ne comprend plus son fils ou un grand frère parfaitement intégré. Mais le plus remarquable dans le cinéma de Faucon, c’est son style, frontal et sobre, limpide et franc, précis et sec, sa façon de raconter avec clarté et simplicité des situations extrêmement complexes, son refus du spectaculaire et de la vanité stylistique. Les étapes du parcours d’Ali et de ses camarades sont déroulées avec la minutie d’horloge et l’absence d’esbroufe: la difficulté à trouver un travail, la désespérance qui se mue en colère, l’interaction quasi chimique avec une figure charismatique qui s’engouffre avec son poison idéologique dans la brèche des apories de la République, le rejet de la famille qui succède à celui de la société… Le titre du film est à entrées multiples : il désigne la désintégration du personnage, de la famille, d’une partie des classes populaires, mais surtout, se veut l’opposé de la fameuse intégration à la française. Philippe Faucon ne parle finalement pas tant du terrorisme ou de l’islamisme que des failles d’un modèle républicain laissé en jachère par des années de politique irresponsable qui ont ouvert la porte à la violence. Il le fait sans slogan, par les seuls moyens du récit et du cinéma.

Ce film est précédé du court métrage:

CAUCHEMAR BLANC
Film de Mathieu Kassovitz (Fiction – France – 1991 – 10’00)
Avec Roger Souza, Jean-Pierre Darroussin, François Toumarkine, Yvan Attal

Dans une banlieue parisienne, quatre français attendent, comme chaque dimanche soir, que le mal blanchi apparaisse à portée de gourdin. Mais ce soir, l’expédition va virer au cauchemar. D’après une BD de Moebius. 

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 29 mars à 21h

vendredi 30 mars
21h

Vernoux (salle du lac) :
samedi 31 mars à 21h
lundi 02 avril à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 01 avril à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 03 avril à 20h30

 

OCTOBRE À PARIS

octobre_a_paris0 dans Archives
Film de Jacques Panijel (Documentaire – France – 1963 / 2011 – 1h10)
Film projeté dans le cadre du « printemps du documentaire » et du cycle « mémoire du cinéma », en partenariat avec Les Écrans
Une journée citoyenne « la guerre d’Algérie en question » est organisée à Lamastre le dimanche 01 avril, autour de ce film et du spectacle témoignage de Bernard Gerland « Ma guerre d’Algérie »

Réalisé peu après les événements du 17 octobre 1961 où de nombreux Algériens périrent au cours d’une manifestation parisienne, Octobre à Paris rassemble les témoignages de victimes que rien n’autorise alors à pouvoir s’exprimer publiquement. D’abord interdit puis tombé dans l’oubli, ce précieux travail du scientifique et militant Jacques Panijel connaît, cinquante ans après les faits, sa première exploitation officielle en salles et continue d’interroger notre rapport à la guerre d’Algérie. Entre les massacres de Sétif (8 mai 1945) et les morts du métro Charonne (8 février 1962), la journée sanglante du 17 octobre 1961 occupe une place d’honneur dans la liste des atrocités commises par l’Etat français durant la guerre d’Algérie. Ce jour-là, à l’initiative du Front de libération nationale (FLN), 30 000 Algériens descendent manifester dans les rues de Paris pour protester pacifiquement contre le couvre-feu décrété à leur intention par le préfet de police, Maurice Papon. La police, chauffée à blanc par les nombreuses pertes que lui font subir les attentats du FLN sur le territoire français, et couverte par ses autorités de tutelle, se livre à une répression sanglante, dont le nombre de victimes est estimé entre 80 et 200 morts. Les cadavres seront, pour certains, retrouvés flottant dans la Seine. Aucune reconnaissance ni réparation officielles depuis lors. On aura beau jeu, bien sûr, de reprocher à ce film la partialité de son regard. Après tout, on était en guerre et le FLN ne faisait pas non plus dans la dentelle. Mais toute la beauté d’Octobre à Paris vient précisément du fait qu’il n’en veut rien savoir. Que seules l’occupent la trahison de la démocratie, la honte du rôle historique joué alors par la France et l’indignation face à la barbarie civilisée qui s’abat sciemment sur des protestataires désarmés. C’est ce sentiment de révolte morale, ce sursaut de la conscience qui confèrent au film non seulement sa puissance émotionnelle, mais aussi sa manière incroyablement vivante de filmer les gens, leur parole et les lieux chargés de souffrance qui les réunissent. Octobre à Paris, qui, au départ, est en retard sur l’événement, retourne ainsi son handicap en devenant une archive unique et un film pionnier des luttes cinématographiques à venir.

Lamastre (centre culturel) :
dimanche 01 avril à 20h30

 

 

Dimanche 01 avril à Lamastre 3 avril, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 18:06

LA GUERRE D’ALGÉRIE EN QUESTION

Dimanche 01 avril à Lamastre dans Archives octobre-a-paris-22952-18149335421

Spectacle témoignage : « MA GUERRE D’ALGÉRIE » de BERNARD GERLAND

Comme beaucoup d’appelés du contingent, j’ai gardé le silence au retour de la guerre d’Algérie en 1962. 35 ans après, j’ai rompu ce silence grâce à des amis comédiens, au cours d’un atelier de théâtre ; ils ont su recueillir la confidence que je leur ai faite de ma bascule dans la barbarie. Puis, à la faveur de l’écriture et de la mise en forme scénique, cette confidence est devenue publique. Depuis 16 ans, ce témoignage soulève d’autres confidences longtemps gardées ; d’autres paroles se libèrent. Les jeunes générations apprennent, questionnent réfléchissent…  L’association « Parlons-en », créée pour porter ce spectacle, remplit par là sa fonction artistique et pédagogique, sa fonction aussi de rencontre et de débat public. Bernard Gerland

 « Ma guerre d’Algérie » témoigne à l’évidence de ce que la douleur d’une mémoire prend la couleur d’un formidable message d’espoir et dévoile une ouverture insoupçonnée sur l’avenir, pour peu qu’on fasse la démarche de la mettre au grand jour.

Nous voilà face à une « pièce de théâtre » tirée du témoi­gnage d’un appelé du contingent, envoyé par le gou­ver­ne­ment fran­çais pour com­bat­tre le(s) mou­ve­ment(s) indé­pen­dan­tiste(s) algé­rien(s). Il avait alors 20 ans et, à son retour, de même que les nom­breux autres appe­lés, il se tut puis­que autant le gou­ver­ne­ment fran­çais que le nou­veau gou­ver­ne­ment algé­rien main­te­naient l’omerta quant à cette guerre. De leur côté, les socié­tés civi­les pen­saient évacuer le trau­ma­tisme par ce silence, mais elles n’ont fait que ren­for­cer ce tabou. Cette fausse pudeur leur a permis de se faire une bonne cons­cience et a contri­bué paral­lè­le­ment à l’enfer­me­ment des indi­vidus. Le silence qui entoure encore main­te­nant la guerre d’Algérie reflète les mul­ti­ples bles­su­res, encore à vif, de part et d’autre de la Méditerranée. Cette pièce s’ins­crit dans un mou­ve­ment récent qui consiste à ré ouvrir le débat public sur le passé colo­nial de la France en Algérie. Le témoi­gnage poi­gnant de B. Gerland nous permet de com­pren­dre que des per­son­nes ont commis des atro­ci­tés mais que c’est le sys­tème mili­taire dans son ensem­ble qui est condam­na­ble ; il pro­fite de la vul­né­ra­bi­lité des indi­vidus pour les mode­ler en fonc­tion de ses objec­tifs. B. Gerland nous livre un jeu de scène tra­vaillé où il pro­vo­que les spec­ta­teurs qui ne peuvent êtres passif, ils par­ti­cipent à la réap­pro­pria­tion de leur passé.

Film : « OCTOBRE À PARIS » de JACQUES PANIJEL (Documentaire – France – 1962 – 1h10)

Réalisé peu après les événements du 17 octobre 1961 où de nombreux Algériens périrent au cours d’une manifestation parisienne, Octobre à Paris rassemble les témoignages de victimes que rien n’autorise alors à pouvoir s’exprimer publiquement. D’abord interdit puis tombé dans l’oubli, ce précieux travail du scientifique et militant Jacques Panijel connaît, 50 ans après les faits, sa première exploitation officielle en salles et continue d’interroger notre rapport à la guerre d’Algérie. Entre les massacres de Sétif (8 mai 1945) et les morts du métro Charonne (8 février 1962), la journée sanglante du 17 octobre 1961 occupe une place d’honneur dans la liste des atrocités commises par l’Etat français durant la guerre d’Algérie. Ce jour-là, à l’initiative FLN, 30 000 Algériens descendent manifester dans les rues de Paris pour protester pacifiquement contre le couvre-feu décrété à leur intention par le préfet de police, Maurice Papon. La police, chauffée à blanc par les nombreuses pertes que lui font subir les attentats du FLN sur le territoire français, et couverte par ses autorités de tutelle, se livre à une répression sanglante, dont le nombre de victimes est estimé entre 80 et 200 morts. Les cadavres seront, pour certains, retrouvés flottant dans la Seine. Aucune reconnaissance ni réparation officielles depuis lors. On aura beau jeu, bien sûr, de reprocher à ce film la partialité de son regard. Après tout, on était en guerre et le FLN ne faisait pas non plus dans la dentelle. Mais toute la beauté d’Octobre à Paris vient précisément du fait qu’il n’en veut rien savoir. Que seules l’occupent la trahison de la démocratie, la honte du rôle historique joué alors par la France et l’indignation face à la barbarie civilisée qui s’abat sciemment sur des protestataires désarmés. C’est ce sentiment de révolte morale, ce sursaut de la conscience qui confèrent au film non seulement sa puissance émotionnelle, mais aussi sa manière incroyablement vivante de filmer les gens, leur parole et les lieux chargés de souffrance qui les réunissent. Octobre à Paris, qui, au départ, est en retard sur l’événement, retourne ainsi son handicap en devenant une archive unique et un film pionnier des luttes cinématographiques à venir.

Ce spectacle témoignage, suivi d’un échange avec le public, est destiné à tous, pour la mémoire, pour l’histoire, pour la compréhension, et surtout pour la construction du présent. Cinquante ans après la guerre d’Algérie, l’auteur se souvient et entreprend alors un travail de mémoire, de libération de la parole et de réconciliation individuelle et collective. Il en est sorti une pièce qui est un grand poème sur l’Algérie, sur les personnes qu’il a connues, sur la conscience, la fragilité de l’Homme, sa capacité d’être lâche ou de résister.

 

Dimanche 1er Avril 2011 au centre culturel de LAMASTRE

HORAIRES

Spectacle-témoignage « Ma guerre d’Algérie » (acte 1)

16h30

Suivi d’un échange avec le public (acte 2)

17h45

Apéro et encas

19h00

Film : OCTOBRE A PARIS(durée 1h10)

20h30

TARIFS :

Spectacle-témoignage : 8 €

Assiette repas : 4 €

Cinéma : 4 €

Forfait spectacle + assiette + film : 13 €

Il est possible et même fortement recommandé de réserver vos places, par tous les moyens de communication mis à votre disposition.

 

 

 

Du 21 au 27 mars (1 film + Festival d’Un Jour) 27 mars, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 11:32

UNE BOUTEILLE À LA MER

Du 21 au 27 mars (1 film + Festival d'Un Jour) dans Archives affiche-une-bouteille-%C3%A0-la-mer
Film de Thierry Binisti (Drame – France / Israël – 2012 – 1h39 – V.O.S.T.)
Avec Agathe Bonitzer, Mahmoud Shalaby, Hiam Abbass, Jean-Philippe Ecoffey…

À l’origine de cette œuvre sensible et tendue par l’espoir, il y a le livre de Valérie Zenatti, Une bouteille dans la mer de Gaza. Thierry Binisti, qui signa L’Outremangeur, avec Éric Cantona en 2003, s’empare avec bonheur de ce roman pour la jeunesse qui évoque l’obstination d’une jeune Française, Tal, installée à Jérusalem avec ses parents et son frère aîné, cherchant désespérément à appréhender la réalité de ceux qui vivent « de l’autre côté », à Gaza. Au lendemain d’un attentat, la jeune lycéenne rédige une lettre qu’elle destine à un Palestinien imaginaire, et que son frère, soldat de Tsahal, accepte de jeter à la mer, enroulée dans une bouteille vide. Après des jours d’incertaine dérive, la bouteille s’échoue pour de bon sur la grève d’une plage de Gaza, au pied d’un groupe de jeunes Palestiniens qui ont tôt fait de se moquer de ce message si ridicule. Et de l’oublier jusqu’à ce que le désœuvrement, le sentiment d’enfermement, pousse l’un d’entre eux à répondre par mail, en signant d’un anonyme « Gazaman ». L’entrée en matière est des plus abruptes, mais l’obstination de la jeune fille finit par dépasser le besoin de défoulement de son interlocuteur et rendre possible l’esquisse d’un dialogue sur écran, qui s’approfondit peu à peu. Insensiblement, l’incompréhension laisse place à une volonté d’échange et de connaissance de l’autre. Jusqu’au désir de le rejoindre, en dépit de toutes les entraves, physiques ou mentales, la peur, la haine, la violence des environnements réciproques qui tuent instantanément toute tentative d’ouverture. Une bouteille à la mer est une fable, tamisant un peu l’extrême âpreté d’une situation politiquement inextricable et humainement invivable. Mais cette fable, même si elle met en scène deux adolescents et joue sur la naissance du sentiment amoureux, s’inscrit dans le sillage d’œuvres qui, déjà, s’en sont remis à l’espoir d’une communication possible entre les êtres. De La Fanfare  d’Eran Kolirin (2007) aux Citronniers  d’Eran Riklis (2008). Intelligent, sensible, profond, ce beau film illustre avec acuité le sentiment de révolte des uns et des autres, l’impossibilité de trouver une issue à ce qui emprisonne, mais aussi le rôle essentiel que joue la parole dans le besoin de « réconciliation intérieure »  qu’évoque Valérie Zenatti. A travers la petite histoire dans la grande, sans user des bons sentiments, le film parvient à nous toucher et délivrer son message d’espoir… tout simplement.

Film précédé du court métrage:

TANGHI ARGENTINI
Film de Guido Thys (Fiction – Belgique – 2006 – 14′)

Malgré l’ambiance froide et anonyme qui règne sur son lieu de travail, un employé tente d’apporter un peu de bonheur à ses collègues. À la place des traditionnels cadeaux de Noël, il a décidé de leur offrir quelque chose de vrai et de précieux.

Lamastre (centre culturel) :
vendredi 23 mars à 21h

samedi 24 mars
21h

Vernoux (salle du lac) :
dimanche 25 mars 17h
lundi 26 mars à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 25 mars à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 27 mars à 20h30

 

FESTIVAL D’UN JOUR

affiche_festival_dun_jour_2012 dans Archives

Les secrets du cinéma d’animation en volume

Démonstration interactive : le volume et les effets spéciaux

À partir de 6 ans  // 1h30

 Venez pousser la porte du monde de l’animation en volume et soulever le voile de ses secrets de fabrication, lors d’une démonstration dynamique et interactive ! La réalisation d’un film commence très souvent de la même manière : une fois le scénario écrit, quels partis pris choisir, quels messages transmettre ? Puis, après le choix de l’esthétique vient le temps de la fabrication : quel matériau ? quelle technique ? Les marionnettes, les décors, la caméra… Tout est en place pour débuter le tournage ! Images, extraits, décors et marionnettes, en provenance directe des plateaux de tournage du Printemps de Mélie – réalisé par Pierre-Luc Granjon et produit par Folimage – émaillent cette démonstration et vous ouvriront les fenêtres de l’envers du décor… Les plus téméraires d’entre vous feront même revivre au personnage de Boniface une nouvelle mésaventure !

Lamastre (centre culturel) :
Mardi 27 mars à 19h30


 

 

 

Du 14 au 20 mars (1 film + 1 programme de courts métrages) 20 mars, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 15:51

L’AMOUR DURE TROIS ANS

Du 14 au 20 mars (1 film + 1 programme de courts métrages) dans Archives affiche-lamoure-dure-3-ans
Film de Frédéric Beigbeder (Romance / Comédie – France – 2012 – 1h38)
Avec Louise Bourgoin, Gaspard Proust, Joey Starr, Nicolas Bedos, Frédérique Bel …

Frédéric Beigbeder, dandy, écrivain, critique littéraire et éternel adolescent, est aussi un grand sentimental. Il n’a qu’un seul défaut: il jure que l’amour ne dure que trois ans: « la 1re année, on achète les meubles, la 2e année, on déplace les meubles, la 3e année, on partage les meubles ». Ce théorème très personnel était la trame de son roman autobiographique devenu aujourd’hui son premier film. Une comédie romantique, légère et pétillante comme du champagne, sur les déboires sentimentaux de Marc Marronnier, critique littéraire et chroniqueur mondain. Les dialogues claquent, les personnages sont croqués avec le regard aiguisé du moraliste, la bande originale est exquise… Et les acteurs sont, tous, aux petits oignons. Frédéric Beigbeder, roi des cocktails, dose avec doigté les mots d’esprit, les scènes d’humour désabusé, de mélancolie et d’amour fou. Il a trouvé en Gaspard Proust son parfait alter ego cinématographique. Maladroit, énervant, cynique, dépressif et attachant, notre héros pleure quand il revoit Peau d’âne, rate son suicide après son divorce et retrouve enfin une raison de vivre en séduisant Alice, la femme de son cousin. Louise Bourgoin est irrésistible, JoeyStarr surfe sur des sentiments inattendus rythmés par la musique de Michel Legrand, Frédérique Bel est bilingue quand elle fait l’amour, Nicolas Bedos est parfait en jeune bourgeois dont les qualités se résument à une collection de polos Lacoste roses, Bernard Menez, qui joue le rôle du père hédoniste et libidineux de Marc, est plus truculent que jamais et Annie Duperey absolument délirante en mère castratrice auteure du guide de vie féministe Je suis mère célibataire et je t’emmerde. Le scénario drôlement bien troussé a été bien peaufiné par l’auteur. Ironique, cette comédie romantique l’est du début à la fin, parce que l’ironie est ce qui définit le rapport au monde de ce clown triste qu’est le personnage principal. Mais l’amour dont l’auteur témoigne pour le genre cinématographique dans lequel il s’inscrit, sauve le film du cynisme. En inventant son propre ton, et en faisant naître chez le spectateur une authentique émotion, Beigbeder rend hommage à ses idoles de la plus belle façon qui soit.

Film précédé du court métrage:

EN ATTENDANT QUE LA PLUIE CESSE
Film de Charlotte Joulia (fiction – France – 2008 – 8’53″)

Un orage éclate. Une femme se réfugie sous un porche, où un homme s’est déjà abrité. Tout s’arrête le temps d’un instant, en attendant que la pluie cesse…

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 15 mars à 21h

vendredi 16 mars
21h

Vernoux (salle du lac) :
dimanche 18 mars à 17h
lundi 19 mars à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 18 mars à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 20 mars à 20h30

PROGRAMME DE COURTS MÉTRAGES

AFFICHE-17-MARS_3-12-1024x723 dans Archives
LE BÛCHERON DES MOTS de Izu Troin (animation – France – 2009 – 11’10 »)
Dans un pays où les habitants se nourrissent, au sens propre, de lettres et de mots cueillis dans les arbres, la lecture est vitale s’ils ne veulent pas mourir… d’ennui. Mais certains livres sont interdits à cause de leur contenu émotionnel et des transformations physiques qu’ils provoquent. Nadal, un bûcheron des mots, fait une rencontre qui change définitivement sa vie…

LA VITA NUOVA de Arnaud Demuynck (animation – Français – 2008 – 12′)
Un poète est à son écritoire quand un cocher frappe à sa fenêtre et l’invite à le suivre. Par la porte vitrée de la calèche défilent ses souvenirs… l’opéra, une diva merveilleuse… Il est temps pour le poète d’écrire son dernier vers. La Vita Nuova est un palimpseste cinématographique, directement inspiré de l »œuvre de Gérard de Nerval.

RÉBUS de François Vogel (animation – Français – 2008 – 05’20 »)
De la cuisine au jardin, du jardin à la cuisine, les trois protagonistes de ‘Rébus’ nous emmènent dans les méandres d’un espace distordu à la recherche des mots cachés dans l’image.

MATIÈRES À RÊVER de Florence Miailhe (Animation – France – 2009 – 06’00)
Trouver matière à fantasmer dans la manière même de peindre. “Matières à rêver” s’improvise, comme on peut improviser, en amour, en fonction de sa fantaisie, de son partenaire, du temps qu’il fait, du lieu.

INSPIRAçAO de Elodie Rivalan (Fiction/Animation – France – 2009 – 10’48 »)
Le poète s’endort, le poème s’éveille… sur un texte de Fernando Pessoa.

PAROLES EN L’AIR de Sylvain Vincendeau (animation – France – 07’40 » )
L’histoire délicate d’un jeune homme tentant d’attirer l’attention de sa voisine en pleurs

Chalencon (salle polyvalente) :
samedi 17 mars à 18h (
séance en partenariat avec l’association Culturelle de Chalencon dans le cadre du Printemps des Poètes)

Lamastre (centre culturel) :
mardi 20 mars à 21h (
séance de rattrapage)

 

 

Du 07 au 13 mars (3 films) 14 mars, 2012

Classé dans : Archives — Moïse @ 12:51

SUR LA PLANCHE

Du 07 au 13 mars (3 films) dans Archives affiche-sur-la-planche
Film de Leïla Kilani (drame – France / Maroc – 2012 – 1h46 – V.O.S.T.)
Avec Soufia Issami, Mouna Bahmad, Nouzha Akel, Sara Betioui …

Sur la planche nous embarque direct et sans préliminaires dans le quotidien de jeunes filles en situation de survie à Tanger. Badia et ses copines, la vingtaine, travaillent plus pour gagner moins dans les usines de fringues et de produits marins d’une zone portuaire en pleine expansion. Les fruits de la croissance n’étant pas redistribués à ces ouvrières, elles pratiquent la débrouille pour mettre du beurre dans leur maigre semoule : prostitution, arnaques, petits larcins… On ne trouvera pas le moindre gramme de misérabilisme dans l’attitude de ces “bad girls”, ni dans le regard que porte sur elles Leïla Kilani. Comme dit Badia : “Je ne vole pas, je me rembourse”. Souvent portée à l’épaule, la caméra de Kilani colle aux basques de ces petites bombes d’énergie. Un des point fort du film est ce qu’il saisit : des jeunes femmes qui pulvérisent toutes les idées reçues sur la “femme arabe”, un peu putes mais totalement insoumises, animées d’une libido dévastatrice, propulsées par une vigueur folle et une conscience aiguë de leur condition. Elles tracent leur route en toute autonomie dans la jungle de l’économie libérale et de l’injustice sociale, hurlant un gros “fuck” aux convenances de leur société ultra patriarcale. Un de leurs trésors est la parole : un flow d’enfer, entre poésie, rap, slam, scat, qui répand son kérosène dans tout le film et électrise le spectateur. Ce film est aussi un formidable document sur le Maroc contemporain et ses mutations, tourné en immersion avec des comédiennes amateurs. On y apprend les codes de la rue tangéroise, la lutte des classes et des sous-classes, la frontière entre les ouvrières “textile” et les ouvrières “crevettes”, ces dernières étant considérées comme la lie du bas de l’échelle sociale… Ce film très urbain et nocturne, constamment strié de tension, n’est pas sans évoquer Cassavetes ou les premiers Scorsese. On fantasme beaucoup sur Tanger, et sans effacer une dimension fantasmatique séduisante mais un peu poussiéreuse, Leïla Kilani nous montre une autre facette de la ville, beaucoup plus réelle et contemporaine, dans un film à la fois galvanisant et tragique.

Film précédé d’un cours métrage:

THÉ NOIR

Film de Serge Elissalde (Animation – France – 2008 – 5′)

Thé noir ou comment une simple tasse de thé peut devenir une terrible source d’angoisse. Où l’on découvre avec délices l’inépuisable potentiel comique de la paranoïa d’un consommateur de thé confronté à l’obligation de faire un choix. Un humour manifestement noir qui trouve dans le trait et le geste du réalisateur une expression appropriée et exacerbée.

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 08 mars à 21h

vendredi 09 mars
21h

Vernoux (salle du lac) :
samedi 10 mars à 17h
lundi 12 mars à 21h

Chalencon (salle polyvalente) :
dimanche 11 mars à 20h30

St Jean Chambre (espace Balmont) :
mardi 13 mars à 20h30

ZARAFA

affiche-Zarafa dans Archives
Film de Rémy Bezançon & Jean-Christophe Lie (animation – France – 2012 – 1h18)
Film tout public à partir de 6 ans

Sous un baobab, un vieil homme raconte aux enfants qui l’entourent, une histoire : celle de l’amitié indéfectible entre Maki, un enfant de 10 ans, et Zarafa, une girafe orpheline, cadeau du Pacha d’Égypte au Roi de France Charles X. Hassan, prince du désert, est chargé par le Pacha de conduire Zarafa jusqu’en France mais Maki, bien décidé à tout faire pour contrarier cette mission et ramener la girafe sur sa terre natale, va les suivre au péril de sa vie. Au cours de ce long périple qui les mènera du Soudan à Paris, en passant par Alexandrie, Marseille et les Alpes enneigées, ils vont vivre mille péripéties … C’est un voyage passionnant que nous proposent les deux réalisateurs. Un conte drôle et grave, épique et intimiste, qui prend possession de l’Histoire pour imaginer une aventure colorée et spirituelle entre l’Afrique et la France. Sous couvert d’une épopée fantastique mêlant un petit esclave, une girafe, un bédouin, un aéronaute et des flibustiers, les deux auteurs jouent sans mièvrerie entre réalité et imaginaire. Visuellement, c’est du bonheur de retrouver une 2D traditionnelle. A chaque nouvelle étape, Zarafa impose de nouveaux codes formels et sublime du même coup les émotions. Le film aborde des thèmes difficiles, tel que l’esclavage, le racisme, le colonialisme, tout en étant subtil dans la narration. Grâce à son humanité, ses désirs de cinéma et sa poésie, le film fait partie des meilleures réussites du genre. Un concentré du meilleur de l’animation actuelle pour un scénario totalement original, rythmé, qui saura plaire autant aux enfants qu’aux adultes.

Lamastre (centre culturel) :
jeudi 08 mars à 15h
(séance en partenariat avec l’UTL)
dimanche 11 mars à
16h30
lundi 12 mars à 10h45 (
séance scolaire)
mardi 13 mars à 18h

Vernoux (salle du lac) :
mercredi 07 mars à 15h
samedi 10 mars à 15h

Chalencon (salle polyvalente) :
samedi 10 mars à 20h30 (
séance en partenariat avec K’on voit Exceptionnel dans le cadre de la nuit de la BD)

PORTRAIT D’UNE ENFANT DÉCHUE

affiche-portrait-dune-enfant-d%C3%A9chue
Film de Jerry Schatzberg (Drame – USA – 1972 – 1h44 – V.O.S.T.)
Avec Faye Dunaway, Barry Primus, John Heffernan, Viveca Lindfors …
Ciné mémoire

Ancienne célébrité de mannequinat, Lou Andreas Sand s’est isolée dans une maison au bord de l’océan où elle tente de vivre autrement, en se consacrant à la poésie et à la sculpture. Abîmée par la dépression et les excès, elle reçoit la visite de son ami photographe Aaron Reinhardt.  Il tente avec elle de faire le point sur sa vie. Faye Dunaway, qui était déjà une icône, trouve ici l’un de ses rôles les plus marquants: en incarnant une cover-girl déchue à deux âges de son existence, elle mêle à la sophistication une fragilité bouleversante. Resté invisible depuis longtemps, Portrait d’une enfant déchue est, au-delà de son audace artistique, une sublime tragédie de la perdition.

Lamastre (centre culturel) :
mardi 13 mars à 21h

Vernoux (salle du lac)
samedi 10 mars à 21h

 

123456
 
 

loladu84mdr |
shaolin13 |
Silyvor Movie |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | PHILIPPE PINSON - ...
| Playboy Communiste
| STREAMINGRATOX